ET INOCULATIONS PRÉVENTIVES
site accroître son pouvoir nocif par (la culture dans un corps d’animal. L’acarus de la gale n’est pas plus galeux après avoir infecté trois individus qu’un seul! Mais l’hypothèse mérite d’être examinée sous d’autres rapports qui mettront encore en lumière, par ses conséquences fatales, l’erreur des parasitistes et la réalité expérimentale de la théorie du microzyma.
Je ne veux pas me prononcer sur les inoculations préventives que l’on tente de tous côtés. Je veux seulement les examiner au point de vue du renforcement et de la théorie parasitaire.
Quand Jenner, qui était médecin, après avoir variolisé pendant longtemps, en vint à vacciner avec le cowpox, il n’avait en aucune façon l’idée qu’il inoculait un parasite, ni même quelque chose d’organisé ; il pensait inoculer quelque subtance analogue à la matière des pustules de variole, et de plus ou moins semblable à ce qui existe dans le corps humain. Mais on peut dire à M. Pasteur : « Vous n’êtes pas dans la situation de Jenner, vous affirmez que vous savez ce que vous faites ; vous soutenez que ce que vous inoculez est un organisme vivant étranger à la substance de l’animal, quelque chose qui entre en lutte avec la propre vie de celui-ci; un parasite qui se nourrit de sa substance, vit à ses dépens; mais ce parasite vous le propagez avec trop de sécurité, je dirais volontiers avec témérité, puisque, dans - votre système, ce microbe , même lorsque vous le proclamez inoffensif, peut, en passant au travers de plusieurs organismes donnés, reprendre sa virulence première ou acquérir une virulence qu’il n’avait pas. Eh bien, lorsque, dans vos hypothèses, bien entendu, tout devrait vous porter à garantir les animaux de votre dangereux parasite, vous le répandez à profusion dans les milieux les plus aptes à le rendre virulent. Oui, si votre système est fondé en vérité, s’il est vrai que le sang de rate, le choléra des poules sont dus à des êtres vivants qui n’ont rien de commun avec la substance vivante du mouton ou de la poule, à des parasites, en un mot, oui, vos bactéridisations et microbiotisations sont dangereuses. On ne devrait plus manger de mouton, car deux de vos hypothèses peuvent