‹ Les microzymasChapitre 331 sur 389 · PRÉVENTIVES · texte numérisé non relu

PRÉVENTIVES

le microbe qui s’est développé une fois dans l’organisme, ne s’y développe plus. En effet, à propos de la maladib charbonneuse, on dit : « La bactéridie qui s’est développée » dans un être vivant, quel que soit son degré de viru- » lence, ne s’y développe plus. » Pourquoi? Ecoutez : Parce que, répond M. Duclaux, « l’expérience montre que » si on la cultive dans un liquide artificiel, le milieu , qui » l’a nourrie une fois, est devenu impropre à nourrir de » nouvelles générations, » et il s’écrie : « comment ne » pas établir une relation entre ces deux faits et ne pas » attribuer la stérilité d’un second ensemencement dans » l’organisme à des causes pareilles à celles qui les pro- » duisent dans un liquide inerte ?» A propos du choléra des poules, il a dit de même : « un muscle qui a nourri le mi- » microbe se trouve dans les mêmes conditions qu’un » liquide où on l’a cultivé et qui, filtré et ensemencé de » nouveau, ne lui laisse plus prendre aucun développe- » ment. » C’est donc, passez-moi l’expression, parce que le microbe nouveau venu ne trouve plus rien à manger qu’il ne se développe plus. Cette explication a frappé M. Estor comme moi : « Comment, dit-il, peut-on concevoir l’immunité dans l’Ecole de M. Pasteur? On a été réduit à de singulières hypothèses : les premières inoculations ont enlevé jusqu’à la dernière trace les aliments du microbe spécifique ; les muscles ont perdu une substance nécessaire à la nutrition du parasite, substance que la vie est incapable de reproduire. Ce même raisonnement devra s’étendre aux granulations vaccinales, varioleuses ou syphilitiques. Et chaque virus usera ainsi la totalité des principes nécessaires à la vie de son microbe, et ces principes, qui ne peuvent se reformer pendant des années, réapparaissent tout à coup après dix ou douze ans d’abseuce ! Nous retombons dans le domaine du merveilleux ! » Je reviendrai tout à l’heure sur tout ceci; examinons d’abord , en chimiste et en physiologiste, ce que valent les raisonnements destinés à expliquer l’immunité acquise.

Certainement la levûre de bière, une bactérie, un microzyma qui ont achevé de consommer la matière fermentescible du liquide où ils vivent, ne s’y développent plus, et

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