ET PARASITISME
En premier lieu, de la totale destruction d’un cadavre ou d’une partie quelconque soustraite au corps pendant la vie, il ne reste à la fin que des microzymas , lesquels de la terre vont se disséminant dans l’air , dans les eaux , et les microzymas morbides restent mêlés aux autres. Or, et c’est assurément providentiel et, par suite, merveilleux, cette totale destruction est le résultat de ce que l’on appelle fermentation, putréfaction, accompagnées ou suivies de phénomènes d’oxydation ; la conséquence de ce fait, vous l’avez vu , c’est la disparition sans retour de la virulence dans le microzyma, dans le^ vibrion et la bactérie, que celles-ci régressent ou non; c’est le même phénomène qui permet d'introduire sans danger, dans le sang, le microzyma pancréatique après qu’il a opéré là putréfaction des albuminoïdes qu’il a d’abord transformées. Donc, généralement, normalement, il ne peut pas exister de microzymas morbides dans l’air; ce n’est qu’exceptionnellement , accidentellement qu’ils s’y peuvent trouver.
En second lieu , il faut le répéter , on n’a jamais pu démontrer que telle maladie , le sang de rate , par exemple , a été produite par un germe pris dans un point quelconque de l’atmosphère extérieure. Lorsqu’on a provoqué une maladie , ça été en allant prendre le germe dans le sol où l’on avait enfoui des animaux morts du charbon. Et si l’on a produit une sorte de septicémie en allant chercher des germes dans la terre , ce n’est pas seulement de l’air qu’ils provenaient, mais des restes de la foule des êtres qui y vivent et y meurent.
En troisième lieu, encore une fois, il n’a pas été prouvé que c’est le microbe inoculé qui se multiplie vraiment; et, avec Kiiss , je peux demander, comme il faisait pour le tubercule pulmonaire , si ce que l’on observe n’a pas pour cause quelque chose qu’on a négligé; car, enfin, personne n’a tenu compte des microzymas intérieurs et ne s’est demandé si ce n’est pas en eux que retentit la dyscrasie créée par l’inoculation.
Et j’ai un très grand intérêt à ce que vous soyez convaincus que ce que je vous dis ici n’est pas inspiré par le désir d’expliquer à ma façon, après coup, ce que l’on cherche