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MULTIPLICITÉ DES MICRO ZYMAS MORBIDES

la caducité du système. Les faits ont, depuis, fortifié ma conviction. Tout concourt à la consolidation d’une théorie qui est exclusivement fondée sur l’expérience. Elle explique pourquoi, dans toute maladie virulente, infectieuse, contagieuse, on trouve inévitablement, au bout d’un temps plus ou moins long, quelque altération matérielle de l’organisme en un point quelconque, précisément parce que les microzymas y ont subi quelque changement fonctionnel. Elle explique, ce que le parasitisme ne peut pas faire, pourquoi c’est plutôt tel centre organique qui laisse apparaître d’abord des formes évolutives du microzyma que tel autre, puisqu’il est certain que les microzymas de ces divers centres ne sont pas identiques. Et ceci m’amène à quelques considérations sur la multiplicité des faits morbides du microzyma.

De la multiplicité clés microzymas pouvant devenir morbides et des clyscrasies provocatrices de la morbidité.

ferment du même ordre que lui Enfin le microzyma peut devenir

malade et communiquer la maladie... »

Je disais, enfin : « Il n’est pas douteux que le virus de la variole et celui de la syphilis contiennent des microzymas spécifiques, c’està-dire emportant la maladie de l’individu dont ils proviennent. Ces deux exemples ont fait admettre la spécificité de la cause déterminante de certaines maladies infectieuses. Je n’y contredirai point. Cependant, quand on voit la variole, la syphilis n’être pas inoculables à certains animaux; le sang de rate ne pas communiquer le charbon aux chiens, aux oiseaux, on a certainement le droit de se demander pourquoi? Rien , assurément , n’est plus obscur que la cause qui préside au développement des maladies ou à leur communicabilité. La cause de nos maladies est toujours en nous; les causes extérieures ne contribuent au développement de la maladie , que parce qu’elles apportent quelque modification matérielle au milieu dans lequel vivent les dernières particules de la matière organisée qui nous constitue , savoir : les microzymas; et que , par suite du changement survenu et dépendant d’une foule de variables, en survient corrélativement un second qui porte alors précisément sur la manière d’être physiologique et chimique de ces microzymas. — La tendance des travaux les plus récents est de démontrer que les miasmes, comme les virus, contiennent des organismes microscopiques vivants, quelque chose d’analogue aux microzymas et aux bactéries, qui, proliférant dans le sang ou dans les tissus de l’animal , rendent celui-ci malade. Je ne crois pas que les choses se passent de la sorte. J’admets l’existence de particules organisées dans les miasmes, mais je ne crois pas à leur prolifération dans l’organisme, prolifération que rien ne démontre jusqu’ici et que plusieurs expériences contredisent positivement. *> ( Les microzymas , la pathologie et la thérapeutique (mai 1870).

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Les parasitistes sont obligés de supposer autant d’espèces de parasites morbifiques qu’il y a de maladies possibles, non seulement dans l’homme, mais dans chacune des mille et mille espèces animales individuellement susceptibles de maladies particulières; c’est une immense énumération d’êtres, tous spécifiquement morbides, primitivement créés tels et divers selon les contrées!! Et ce n’est pas tout; outre ces différentes espèces morbides, M. Pasteur, vous venez de l'entendre, en imagine qui le deviennent en passant par des corps d’animaux indéterminés. Et ceci m’oblige à faire remarquer que ce savant, qui a une singulière idée de la vie (voir dans l’article Germes , du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales , par M. Ch. Robin, ce que M. Pasteur entend par vie latente , vie p>oursuivie, etc.), ne tient compte de celle de l’homme et des animaux, qu’autant qu’il en a besoin pour que ses microbes puissent y devenir virulents, sans s’apercevoir qu’il remplace d’anciennes difficultés par des difficultés nouvelles. Cette vie de l’individu capable d’être rendu malade, pour singulière qu’elle lui apparaisse, n’en est pas moins nécessaire; sans elle, certains germes morbides resteraient inoffensifs. Et je n’exagère pas en vous disant que la vie apparaît singulière à M. Pasteur : n’a-t-il pas comparé la blessure d’un membre qui guérit à la cassure d’un cristal qui se répare dans son eau-mère ? Cela est d’accord avec le chapitre étonnant que M. Duclaux a écrit sur la Conception physique de la vie. • Mais, en somme, les parasitistes ne connaissent pas d’avance, comme en histoire naturelle, la spécificité des microbes, ainsi que cela cfst possible pour les vrais parasites ; ils l’affirment à priori et ne le prouvent que par les inoculations, sans tenir compte de ce qui, dans l’organisme, les produit ! Cependant ils sont forcés, aujourd’hui, de reconnaître des virulences diverses et irréductibles dans des formes vivantes morphologiquement identiques, ce qui n'a d’explication que dans la théorie 'du microzyma. Je corn-, prends l’étonnement de M. Pasteur s’écriant : encore le microbe en 8 de chiffre ! à propos de la description du rouget des, porcs. Oui, telle est la généralité de la théorie du microzyma que, dans toutes les espèces animales et même

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