‹ Les microzymasChapitre 370 sur 389 · VIII. — Note à la page · texte numérisé non relu

VIII. — Note à la page

Des salives et des organismes buccaux de l’homme et des animaux.

Les faits prouvent qu’il n’est pas permis de conclure de l’identité de structure à l’identité de fonction chimique d’un organe ou d’un organisme: glande, cellule, microzyma, non seulement dans le même être, mais dans deux êtres assez voisins par leur organisation. Le pancréas a une structure si semblable à celle des glandes salivaires, qu’on l’a appelé glande salivaire intestinale ; cependant le pancréas possède des propriétés chimiques qui ne sont pas- possédées par la parotide; la parotide d’homme, celle du chien et celle du cheval ne sécrètent pas des salives de même activité , etc. J’ai pu , grâce à l’obligeance de M. le professeur G. Colin , d’Alfort , reprendre l’étude de la salive parotidienne de cheval. Eh bien, non seulement cette salive ne saccharifie pas la matière amylacée , mais la matière albumineuse qu’elle contient est absolument différente de celle de la salive humaine.

On pouvait toujours objecter que les microzymas et infusoires buccaux de l’homme n’ont pas pour origine l’organisme humain , et qu’ils ne sont que les germes de l’air, plus ou moins modifiés dans leur fonction. Or, en recueillant les organismes semblables sur des langues de bœuf, de porc, venant d’être abattus, je les ai trouvés absolument incapables de saccharifier l’empois d’amidon.

La théorie de l’altération est donc tout aussi fausse que la théorie des germes atmosphériques , appliquées à l’explication de l’activité de la salive humaine.

\oir pour plus de détails le Mémoire que j’ai publié depuis que la Conférence a été imprimée : « La salive , la sialozymase el les organismes buccaux chez l’homme; étude pour servir à l’édification d'une théorie de la pancréatinogénie ; par A. flécha mp ; in Archives de

APPENDICE

physiologie normale et pathologique de MM. Brown-Séquard , Charcot, Vulpian et M. Jollroy (novembre 1882).

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