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LES GRANULATIONS MOLÉCULAIRES

« Granulations moléculaires, granules moléculaires , corpuscules moléculaires. Granulations très petites, formées de substance organisée (organisée, sans structure), larges de 0mm,0005 à 0mm,003, qu’on trouve soit en suspension dans toutes les humeurs du corps, soit interposées aux fibres des tissus , soit incluses dans la substance des cellules , des fibres ou autres éléments anatomiques, soit surtout dans beaucoup de matières amorphes. Elles peuvent être fort abondantes surtout dans la substance tuberculeuse , dans les plaques blanches morbides des séreuses , dans le tissu médullaire normal (1). »

J’ajoute que, dans tous les traités et dans toutes les planches d’histologie et d’anatomie pathologique , ces granulations sont citées et dessinées comme une fine poussière autour ou dans la forme principale du dessin. Schwann les a connues, et Henle, dans son Traité cl’ anatomie générale, en 184-3, s’en occupe, et il en est môme question dans la genèse des cellules , non pas dans la genèse comme on l’entend aujourd’hui dans le système de la théorie cellulaire, mais comme condition physique du phénomène. Bref, on ne les considère pas comme organisées dans le sens de structure. Aujourd’hui même elles sont rangées parmi les substances ou matières amorphes. On les note comme agitées du mouvement brownien , de même que les granulations graisseuses ou pigmentaires. Et comme on les voit souvent se mouvoir dans la cellule même qui les contient, on donne ce mouvement intérieur comme une preuve que la cellule possède une cavité et une paroi distinctes. M. Robin rappelle enfin, dans le môme Dictionnaire, que les leucocytes et les infusoires, en se décomposant, laissent échapper des granulations moléculaires qui offrent un mouvement brownien avec sautillement des plus intenses, et qui ont parfois, à tort, dit-il, été considérées comme des animaux infusoires particuliers.

Je viens de vous, retracer, en citant les auteurs euxmêmes , ce que les savants les plus autorisés ont écrit sur les granulations moléculaires. Elles existent, mais on ne les

(1) Dictionnaire de médecine et de chirurgie , etc., de Littré et Robin, p. 654 (1858).

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