MICROZYMAS ET BACTÉRIES. — CONCLUSION
chromique arrête immédiatement le mouvement des bactéries (1). »
Vous remarquerez que les bactéries ne paraissent pas de même espèce dans le foie et dans le rein. Nous avons déjà vu quelque chose de semblable dans les observations que je vous ai citées de nos expériences avec l’empois de fécule ou l’eau sucrée.
Enfin , il est utile que vous sachiez que les expériences de M. Scrvel ont été faites au mois d’octobre et de novembre, sous le climat de Montpellier, par des températures de 15 à 20° au-dessus de zéro; c’est-à-dire bien au-dessous de la température physiologique.
Le Mémoire de M. Servel a été présenté à l’Académie des sciences par M. Balard, qui l’a fait suivre de remarques, démontrant à leur manière que ce savant n’avait aucune idée de ce dont il s’agissait; j’ai dû lui répondre par une note qui a été publiée dans les Comptes-rendus. J’y reviendrai dans la prochaine séance.
Je finis par une remarque : n’est-il pas évident que toutes les expériences dont nous venons de voir la confirmation sont semblables à celles de Schwann, de Helmholtz, de Dusch et Schrœder sur le lait, sur la viande? Nous verrons qu’elles en sont l’explication rationnelle autant qu’expérimentale. Concluons donc qu’il y a des microzymas atmosphériques et des microzymas géologiques, susceptibles d’évoluer en bactéries, comme il y a des microzymas physiologiques doués de la même aptitude. Il y a donc parmi les corps que l’on désignait sous le nom de granulations moléculaires des organismes actuellement vivants. Nous rechercherons quelle est leur commune origine.
(1) Servel : Sur la naissance et l’évolution des bactéries dans les tissus organiques mis à l’abri du contact de l’air. Comptes-rendus, t. LXXIX , p. 1270 (1874).