ET DES ORGANISMES
myriade de corpuscules microscopiques organisés. Il y a aussi celui qui pénètre avec les aliments et la boisson dans l’estomac ; cet air y laisse la plus grande partie de ces molécules organisées. Enfin, les yeux dont la surface est toujours humide et d’autres ouvertures , naturelles ou accidentelles, peuvent être aussi considérés comme étant les endroits par où les microzymas pourraient s’introduire. Enfait, M. Pasteur assure que les vibrions du canal intestinal ont pour origine les germes de l’air ou de l’eau; il n’en voit pas d’autre! Pour nous, nous y voyons surtout les vibrions provenant des microzymas de nos propres tissus , de nos aliments et de nos boissons.
Vous voyez par là quelle est la complication du problème, et combien il est difficile d’affirmer que tel résultat ou tel autre doit ou 'ne doit pas être attribué aux germes de l’air. Le plus simple a été de faire abstraction de ces germes en réduisant leur influence à rien. Vous voyez aussi que la méthode de Spallanzani, plus ou moins modifiée par les auteurs, est caduque lorsqu’il s’agit d’expérimenter sur des organes, ou sur des matériaux dans lesquels on se propose de découvrir des éléments doués de vie , pour en étudier les fonctions chimiques ou physiologiques ; en effet, le principe de cette méthode étant de tuer les germes atmosphériques, microzymas ou autres, son application aurait pour effet de tuer en même temps ce qu’il y a de vivant dans l’objet sur lequel on expérimente.
La question n’est donc pas de savoir si des microzymas pénètrent de l’air dans les organismes, mais si les microzymas ; de ceux-ci possèdent actuellement des propriétés dont ne jouissent pas ceux de l’atmosphère, et si les résultats dont on constate la réalité doivent être attribués exclusivement à la matière organisée et, comme par la nature des choses, on est obligé d’opérer dans l’air, s’il est possible de supprimer l’influence des microzymas atmosphériques.
Nous savons déjà que, par l’emploi de l’acide phénique ou de la créosote, nous pouvons empêcher l’évolution et la multiplication des germes atmosphériques et conserver indéfiniment inaltérées les matières les plus altérables; nous avons vu de plus, parles expériences sur le lait, comme