MA SŒUR
Ou, le ciel l'appelant vers un des.in plus beau, Un jour marcher:-tu sur les pas de l'Agneau ? loulant aux pieds brocart, diamants et parure, Et livrant aux ciseaux ta blonde chevelure, Religieuse au cloitre où sœur de charité,
Du manteau de l'amour couvrant la pauvreté ; Psalmodiant au chœur durant la sainte veille
La louange du Dieu qui jour et nuit v veille ?
Seras-tu ?...... Mais d'où vient cette étrange paleur, Ces pleurs, et sur ton front cette froide sueur ?
Voi -tu dans l'avenir quelque spectre effroyable Au geste menaçant, à la voix formidable ?
Plus triste que la mort, serait-ce le Malheur
De ses ongles de fer étoutfant ton bonheur ?
La pile maladie éteindrait dans les larme:
L'éclat de ton regard, ton sourire et tes charme: Au fond d'un noir réduit, sans chaleur, ni soleil,
Sans ami pour pleurer sur ton dernier sommeil !
Oh! non, ne crains pas que l’heureuse et chaste étoile Qui luit sur ton matin vers le soir ne se voile.
Et que de ton chemin les arbres et les fleurs
Se changent en cyprès qu'arroseront tes pleurs.
t4 A MA SŒUR
Interprète du ciel, ma voix va te prédire
Ce sort mystérieux que nul ne peut te dire.
Tu vois ce.crucitix, relique du manoir.
Dont tu couvres les pieds de baisers chaque soir ;
Ces images de saints, et cette humble chapelle
D'où monte ta pricre à la reine immortelle.
Cette piété tendre est l'oracle divin
Où je lis l'avenir que tu cherches en vai.
Dans le siéele ou le cloître, ou chaste et tendre mere, Nobleou pauvre. humbleouriche,a tout age.en tous lieux Tu seras, quelque soit ta future carriere,
Heureuse sur la terre, et sainte dans les cieux.
25 février, IS69,