‹ Les miettes [microforme]Chapitre 7 sur 21 · ROMANCE · texte numérisé non relu

ROMANCE

AIR: Le Fil de la Vierge,

Vieux mano'r où vécut tant d’heureux Jours mon père; Séjour béni,

Où je retrouve encore et ma sœur et ma mère.

Couple chéri ;

Redis-moi du passé la douce souvenance :

L'éclat vermeil

De l'aurore où brilla de ma première enfance

Le beau soleil.

Mes plaisirs enivrants, mes courses, me: lonus reves

Au bruit du vent,

A l'ombre des forèts, au bord des larges creves Du Saint-Laurent.

Et ce temps de candeur, où tout dan: la nature Et dans mon cœur

Soupirait l'hymne saint des anges, le murmure

Du vrai bonheur.

Grands ormes du jardin, ombreuses avenues Que tant de fois,

Durant cet age d'or, mes pas ont parcourues ;

Clestes voix

Des zéphyrs, des oiseaux cachés parmi les roses, Ou dans les lis,

Me disiez-vous alors les merveilleuses choses

Du paradis ?

Lühant: sur da montagne, où le soleil. poudroie .

Mes pas reveurs

2echerchent les sentiers où la mousse verdoie Parmi les fleurs.

Le silence des bois, de la mer qui sommeille. Le grand soupir,

Tout ce qui m'environne:en mon àmo réveille.

Un souvenir:

! | Voici la croix sainte où s’agenouillait mon père ; 1] À son côté 4. Pressant du chapelet les grains bénis, ma more | | Disait l'Ave ; Î Et d'enfantines voix, poursuivant le cuutique De Gabriel,

Livraient au vent du soir leur pricre angélique | À l'Eternel.

Quand l'hiver déployait sa robe virginale, Qu'étincelait

Dans ses splendides nuits l'aurore boréale, | On me disait :

Enfant, vois-tu tomber les étoiles tilantes, Du ciel si beau ?

De tes illusions en ton âme expirantes, |

C'est le tombeau.

Dispersés par le vent de cette amère vie.

Chaque printemps

Ramène au vieux manoir une troupe ravie

De ses enfants.

Frères, sœurs, puissions-nous autour de notre mère Encor longtemps

# Réunis, couronner d’une main tendre et fière

Ses cheveux blancs.

Mais d'où vient qu'un nuage &isombrit ma paupicre, Noire vapeur ?

Hélas! je vois là-bas la croix du cimeticre, Et j'ai frayeur,

Quand j'entendrai la voix du ministre supréme Me dire: adieu!

laites-moi retronver tous ceux que mon cœur aime

Au ciel, mon Dieu !...

Airvault, ler juin 1869.

IR D RRQ, DDR ge mt à cn

How few twenties there are in life?

Twenty and twenty are forty, und twenty \ are sixty : how few see the fourth twenty!

Who sees the fifth?

G, P, R, JAMES, The Castle of Ehrensteiu,

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