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Celle qui sur son bras s'appuie avec fierté
Brille par sa vertu plus que par sa beauté,
De leurs jours enlacés la tige épanouie
fait renaître à leurs yeux l'enfance évanouie. [chair: Ce groupe aux blonds cheveux. c’est leur sang, c'est leur
[IS seront leur printemps quand viendra leur hiver.
Du versant de la vie il redescend les cimes : Son âme est tout entière à des pensers sublimes. Elle scrute la terre, interroge les cieux.
Et plonge en elle-même un œil mystérieux.
Il sillonne les mers sur des ailes de flamme. Au fluide électrique il communique une âme.
La main sur la charrue, ou l'œil sur le compas. L'hermine sur l'épaule, ou le fusil au bras,
De lui relève tout empire.
A lui l'art, le progrès, les gloires de son temps, L'esprit pour inventer, la plume pour le dire :
C’est l'homme à quarante ans.
NOTXANTE ANX
Il dévorait l’espace ainsi que l’hirondelle
Qui poursuit dans les airs l’insecte à tire-d’aile.
Plus tard, c'est le coursier haletant, harassé, Sur les pas d'un cerf qui, de loin, l'a devancé. Rôves d'ambition, d'honneur, de renommée, Vous n'étiez qu'un mirage, une vaine fumée !
Il s'avance aujourd’hui désillusionn®,
Flétri, courbé, tremblan!, le front d''eouronné. C'est le ch'ne des monts, à la cime si fitre. Maintenant dpouillé, frapp* par le tonnerre.
Au lieu du ciel d'azur. des brises du printemps, Les neige, le sol dur, le vent du cimetire, D'un coupable passé la souvenance amère :
C’est l’homme à soixante ans.