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L'importance de ces phénomènes, peu apparente à l’état normal, s’exprime surtout dans des conditions pathologiques. Expérimentalement, d’ailleurs, toute élévation du Na CI sanguin produit un afflux d’eau vers le sang (ACHARD et LŒPER, BINET et SToIcEsco, MAcH et SCICLOUNGEF).
Nous rappelons ici, d’après GAMBLE, la composition 1ont-
que des différents liquides organiques.
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aniques (d'après GAMBLE).
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b) ECHANGES CELLULAIRES
Les transferts hydriques entre les liquides lacunaires et l’eau libre des cellules sont également régis par des processus osmotiques. Les membranes cellulaires séparent deux . espaces liquidiens de constitutions ioniques différentes; la paroi des cellules, hormis celle des hématies, est en eftet imperméable à la plupart des électrolytes en particulier aux ions Na et Cl; elle se laisse au contraire traverser par l’eau et les substances organiques à petites molécules non jouisées
Il convient-toutefois d'apporter quelques réserves à ces notions classiques.’ Il résulte en effet d’études récentes à partir du sodium radioactif (Na 24) la réalité d’une pénétration intra-cellulaire de cet ion dans certains tissus : céllules excrétrices, erythrocytes, os. Les travaux des divers auteurs (MANNERY et BALE, BURCH, REASEL et CRONWICH, GELHORN, MERREL et RANKIL) concordent sur ce point.
D'autre part, la composition ionique des cellules sanguines n’est pas exactement superposable à celle des autres éléments cellulaires de l'organisme; nous y reviendrons ultérieurement. Rien n’autorise à affirmer une identité dans leur comportement physiologique.
Quoi qu'il en soit, on peut tenir compte dans les mouvements de l’eau au travers de la paroi cellulaire d’une répartition schématique du sodium dans les liquides extracellulaires et du potassium à l’intérieur des cellules; l’imperméa- . bilité de la membrane expliquant que toute rupture de équilibre osmotique ne peut être corrigée que par un iransfert hydrique.
À l’intérieur des cellules la pression osmetique es: due à la dissolution d'ions divers: les plus important: sont le cathion K et l’anion PO4H; moins importants sont le ca-
thion Mg et les anions SO4 et HCO3.
Il résulte de ces faits et de la répartition invariable des ions de part et d’autre de la membrane cellulaire, que toute
variation de la pression osmotique d’un des deux côtés ne
peut être corrigée que par un passage d’eau.
La réalité de ce type d'échanges est confirmée par les expériences de DARROW et YANNET, celles de ÉICHELBERGER et HASTING5: ces auteurs, à la suite d’une forte soustraction d’électrolytes à l’animal (par la création d’ascites artificielles) observent une baisse très nette des liquides extracellulaires traduisant le passage d’eau à l’intérieur des cellules, car dans ces conditions aucune perte aqueuse ne s’est produite vers l’extérieur.
À l’état pathologique, l’imperméabilité de la paroi cellulaire aux électrolytes, est moins stricte: R. LOEB et Darrow notent que Na pénètre dans les cellules musculaires pour remplacer K chez les animaux soumis à des injections de desoxycorticostérone.
Enfin, les conditions qui régissent lPéquilibre ionique de chaque côté de la membrane cellulaire doivent également tenir compte de la structure du cytoplasme et des variations des liaisons hydroprotidiques. s
, Tels sont les processus de migrations de l’eau mobile de l'organisme. On peut donc concevoir les mouvements Bydriques à la suite d’un apport digestif de la façon suivante: une dilution légère de la masse sanguine se produit (Lequi- ME) elle a pour conséquence le passage d’électrolytes vers le sang, entrainant une hypotonie des liquides lacunaires et une pénétration d’eau dans l’intérieur des cellules qui corrice le déséquilibre osmotique. Ultérieurement l’eau sortie des cellules, aboutit par un mouvement inverse à ses voies d'élimination. ;
4° ELIMINATIONS Diverses voies sont offertes à l’élimination de l'eau. L'une d’entre elles, le rein, joue un rôle prépondérant.
—— La voie intestinale est la moins importante. Les selles ont une teneur aqueuse habituellement constante et assu-
rent l’élimination quotidienne de 100 grs d’eau.
Sp
Dans des conditions pathologiques, la voie digestive peut au contraire prendre une importance considérable.
. . . . % pe à, 3
— L’élimination pulmonaire se chiffre à 300 ou 400 cm
chaque jour;-elle est indispensable et relève de la saturation par la vapeur d’eau de Pair expiré.
— Le rejet par la surface cuianée. La perspiration cutanée insensiblé élimine quotidiennement 200 à 300 cm d’eau ne contenant pas de sels dissous; elle représente une source importante de déperdition calorique et atteste du rôle de l’eau dans le maintien de l’équilibre thermique
Il faut la distinguer des sécrétions sudorales, négligeables dans les conditions de repos. La sueur contient de l’urée, du Na Cl; il faut en tenir compte en cas de sudations excessives; l'importance des sudations dépend du milieu ambiant embase degré hygrométrique) et de l'activité du sujet.
—— L'élimination urinaire. Le rein est la voie de sortie la plus importante, représentant une élimination quotidienne de 1.500 à 2.000 em°. L’énoncé de ce simple chiffre exprime mal le travail important dont l’organe est le siège pour assurer cette élimination. Il ressort en effet de l’analyse physiologique que chaque jour s'effectue dans le rein un ample brassage liquidien. La détermination du taux moyen de filtration glomérulaire, à partir de la clearance de corps non réabsorbés (inuline, créatinine, saccharose, hyposulfite de soude) donne des chiffres de 130 à 160 em° par minute; ceux-ci correspondent à l’énorme volume quotidien de 150 à 200 litres d'urine glomérulaire.
Mais 99 % de l’eau ainsi filtrée est réabsorbée et le taux d’exerétion urinaire n’est plus que 0,7 à 1,5 cm” par minute, soit 1.000 à 2.000 cm d’urine quotidienne.
La réabsorption a lieu dans le tube contourné et représente un travail actif ; fonction de l’équilibre hydrique, son taux varie avec les besoins de l’organisme,
pe
80 % de l’eau filtrée est réabsorbée avec le sucre et les sels par un processus obligatoire (SHANNON) tandis que la résorption dans l’anse de Henlé et les tubes distaux est un acte facultatif intéressant l’eau et les électrolytes; il convient de remarquer qu’en partie du moins, la réabsorptior de l’eau est indépendante de celle du sodium; si l’on administre à un animal de l'hormone antidiurétique et de l’eau sans sel, cette. eau peut être entièrement retenue sans que lexerétion du sel soit modifiée. TEA
La quantité d’urine dépend du taux d’urée filtrée mais il existe une excrétion de base de 500 cm’ nécessitée par l'élimination des chlorures, bicarbonates, phosphates inorganiques de sodium et de potassium.