‹ Les migrations aqueuses dans l'organisme humainChapitre 13 sur 110 · REGULATION · texte numérisé non relu

REGULATION

Le circuit aqueux ainsi conçu est sous la dépendance d’un

double mécanisme de régulation, hormonal et humoral.

5 1) MÉCANISME HUMORAL

Nous avons déjà rappelé l’importance du jeu des forces osmotiques dans le maintien de l'équilibre hydrique. Ce rôle est confirmé par de très nombreux travaux expérimentaux.

Le contrôle de l’équilibre osmotique humoral est assuré essentiellement par le rein et le foie, eux-mêmes sous la dépendance du système neuro-endocrinien.

Le rein participe au maintien de la concentration ionique minérale.

À côté du contrôle hormonal, le rein est directement influencé par la teneur saline du plasma. Il résulte des travaux de DE MuY1DER que la baisse de teneur saline du sang agit de facon directe sur les deux fonctions élémentaires du néphron, action qui complète celle de l'hormone post-hypophysaire,

Sous l'effet de la diminution de la teneur en sels du sang, le taux de filtration glomérulaire est diminué en dehors de toute action due aux modifications osmotiques; simultanément la réabsorption tubulaire d’eau est freinée. Donc, le volume urinaire demeure inchangé et le rein peut éliminer une même quantité d’eau avec une perte saline moindre. Le phénomène inverse n’a pas été vérifié; cependant, selon Dicker, l'élévation du taux du sodium plasmatique chez le rat entraine une augmentation de la filtration glomérulaire qui passe du simple au double.

Le foie tient sous sa dépendance l’équilibre protidique; il est en effet l’élément régulateur essentiel du métabolisme protidique. Recevant les acides aminés d’origine digestive, il peut soit les stocker, soit les détruire, la fraction azotée est éliminée tandis que l’organe utilise la fraction carbone pour des synthèses ee de

2) MÉCANISME NEURO-HORMONAL

L’action du système nerveux s'effectue sur la cireulation artérielle en général et plus particulièrement sur l'irrigation artérielle du rein. Par ce seul mécanisme le nevraxe est capable d'exercer une action directe sur l’élimination rénale de l’eau.

Le contrôle endocrinien sur le fonctionnement du rein est bien connu.

— l’action de l'hormone post-hypophysaire parait assez bien précisée. A côté des travaux anciens de SCHAEFFER et Macnus, de Von den VELDEN, de FARINI, les recherches : récentes de HARE, de VERNEY ont apporté sur ce point une contribution précieuse.

L'effet antidiurétique de cette hormone est dû à ce qu’elle favorise la réabsorption de l’eau à partir du filtrat glomérulaire, cétie action ne s'opère que sur la part de réabsorption facultative.

La mise en jeu de la sécrétion post hypophysaire dépend

sir

selon VERNEY, des modifications de pression osmotique du plasma qui agissent par l’intermédiaire d’une stimulation hypothalamique sur des formations nerveuses, véritables osmorécepteurs. Des constatations histologiques récentes de LEGAIT paraissent confirmer cette dernière donnée,

— L'action du cortex surrénal est également importante. La desoxycorticostérone contrôle la réabsorption du sodium, elle agit aussi sur la diurèse en augmentant celle-ci (LoEB) par un mécanisme mal connu. Il est possible d’ailleurs que ce sont les 11 oxycorticostéroïdes qui interviennent dans ce dernier processus (GAUNT).

— L'action des autres glandes est d'interprétation plus discutée. L’hormone thyroïdienne augmente la diurèse aqueuse (HATAFUKI, MAHONEY et SHEEHAN, SWANN et JOHNSON) cette action résulte d’une élévation très notable de la filtration glomérulaire (Prrrs-HARE-HEINBECK, EILER ) et accessoirement d’un antagonisme direct avec la pituitrine.

L’ante-hypophyse, possède également une action diurétique propre (WRITE et HEINBECKER) outre son action stimulante des fonctions thyroïdiennes.

L'action freinatrice de la diurèse par les hormones génitales féminines est mal connue.

L'action de régulation des glandes endocrines ne se limite pas à leur influence sur le rein. Leur rôle dans les divers métabolismes et leurs interrelations certaines mais mal connues avec le foie interviennent de façon aussi importante dans le contrôle des migrations de l’eau mobile,

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Réabsorptions successives de Na, Cl et H20

(d'après LICH®TWITZ)

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