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diffusibles que l’eau. C’est ainsi que GREHAND et Quin- QUAUD (1893), HALDANE et SMITH, ZUNTZ et PLESCH (1908) utilisent la dissolution dans le sang d’un gaz, l’oxyde de carbone et la mesure du degré de saturation de l’hémoglobine en CO après son inhalation. :
Von BEHRING (1912) à partir de travaux expérimentaux, propose l'injection intra-veineuse de l’antitoxine tétanique.
À partir de 1915, l’innovation de KEITH, ROWNTREE et GERARGHTY devait se montrer supérieure à tous les autres procédés. Ces auteurs utilisèrent un colorant, le rouge vital, dont la constitution macromoléculaire explique qu'il franchit difficilement la barrière vasculaire et reste dans le sang un temps suffisamment long pour y permettre son docage. Dans des conditions techniques rigoureuses, cette méthode simple donne des résultats assez précis, qui ne sont toutefois pas à l’abri d'erreurs causées par une hémolyse ou une lipémie excessive.
Actuellement 3 méthodes, inégalement employées d'ailleurs, se partagent les faveurs des biologistes.
1° Beaucoup restent fidèles à l’utilisation de substances colorantes. Cependant, à la suite de GREGERSEN, GIBSON et STEAD, le rouge vital n’est plus utilisé. Ces auteurs ont montré que l’utilisation d’un colorant bleu, le T 1824, permet d'éliminer la difficulté principale rencontrée dans la méthode de KæirH: l’erreur dûe à l’hémolyse ou à la couleur propre du plasma est évitée grâce à la couleur bleue du. produit injecté. \ ’
En Europe CACHERA et BARBIER emploient le beau Chicago 613, Macx et ODtER le bleu Geigy 536. Une seconde amélioration réside dans le dosage du colorant par spectrophotométrie ou électrophotométrie: la mesure directe de la différence de densité optique entre l’échantillon contrôle et l’échantillon contenant le colorant injecté permet d’annuler la lipémie et l’absorption de lumière par le solvant eu le colorant résiduel d’un précédant dosage.
2° Certains auteurs utilisant la polyvinylpyrolidone,
dont on connait la lente diffusion au dehors du lit vaseulaire, ont proposé récemment une méthode de dosage volumétrique de la masse sanguine. Les modifications de la concentration en hématies et en hémoglobine après administration d’une grande quantité de cette substance (900 gr. à 1.000 gr.) permettant de déduire la volémie. Il va de soi qu’une telle méthode ne saurait être appliquée en physiologie humaine qu’à des cas particuliers où est écarté tout danger de surcharge liquidienne.
3° Enfin dans ces dernières années a été préconisé l’emploi des isolopes radioactifs pour la détermination du volume sanguin. Les applications récentes paraissent très fructueueses (R. FAUVERT).
B) LIQUIDE EXTRACELLULAIRE TOTAL
(Volume global des liquides extracellulaires)
La détermination volumétrique du compartiment liqui- dien exiracellulaire en totalité n’a été mise au point que depuis une quinzaine d’anées. Nous empruntons les données suivantes à la thèse d’ObIEr (1948) et au récent travail de CACHERA et LAMOTTE (1949).
L — BASES THÉORIQUES. — Le principe de cette détermination est simple: injecter par voie veineuse une substance en quantité connue et déterminer sa concentration dans le sang un certain temps après l’injection. Il faut done utiliser une substance se comportant différemment des produits nécessaires à mesurer le volume sanguin.
Les conditions exigées peuvent être résumées de la façon suivante:
Où] OS 0 ° 1° Ne pas être toxique pour l'organisme ; re , Ne 2° Ne subir dans l’organisme aucune altération apparente;
ee : :
3° Diffuser rapidement du sang circulant dans les espaces lacunaires ;
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4° Ne pas pénétrer à l’intérieur des éléments cellulaires ;
5° S’éliminer lentement de façon à réaliser un équilibre stable entre plasma et liquide interstitiel pour que sa concentration sanguine indique bien le volume de l’ensemble des liquides extracellulaires ;
6° Ne pas être produite ou métabolisée par l'organisme ; 7° Comporter un dosage simple et précis (une petite erreur dans la détermination de la concentration
sanguine est centuplée lorsque les résultats sont traduits en décilitres).
Un certain nombre de corps répondent plus ou moins à ces conditions. Ce sont:
— Divers anions:
: — sulfate (S0O4 NA2; SO4Mz) ; — phosphate; — bromure (Na Br; K Br); — thiocyanate (NaCNS: KCNS).
— Le saccharose.
— Le mannitol.,
Depuis les premiers travaux de CRANDALL et ANDERSON (1934) et de LAVIETES, BOURDILLON et KLINGHOFFER (1936) le thiocyanate ou sulfocyanate ou rhodanate de sodium a surtout été utilisé. En France, CACHERA et ses collaborateurs en ont fait une étude très attentive, en Suisse ODIER lui a consacré sa thèse.
IL —— PRÉCISION ET LIMITES DE LA TECHNIQUE. — Nous ne décrirons pas la technique elle-même, il suffira de se reporter aux travaux précédemment cités pour trouver une description complète de celle-ci. La précision de la méthode dépend de deux ordres de facteurs : physiologiques et techniques.
— Facteurs physiologiques. L'une des conditions fondamentales consiste à connaître le moment où la diffusion du thiocyanate est achevée. Or, la difficulté provient de ce
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que diffusion et élimination interfèreni, l’importance de chacun des deux facteurs étant difficile à apprécier.
Le moment où cette diffusion prend fin est très diversement apprécié: l heure (LAVIETES et coll.) ; 30 à 40 minutes (GREGERSEN et STEWART, 1939) ; 20 à 40 minutes (CACHERA et BARBIER, 1941) ; 1 heure (WINKLER, ÉLKINTON et EIsE- MAN, 1943); 45 à 70 minutes (ASTHWORTH et coll, 1943) ; 1 heure (MACH et OpIER, 1946) ; 2 heures (Doxrapis, 1948).
Seul l’examen de la courbe de disparition du thiocyanate du sérum permet d’évaluer le temps de diffusion de cet anion dans l’espace extracellulaire.
Une telle courbe établie pendant l'heure qui suit l’injection comporte deux parties: la première à pente rapide correspond à la diffusion de l’ion SCN; la deuxième n’offre qu'une pente bien plus faible.
Demi-sthématique, d’après J. ODIER.
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