‹ Les migrations aqueuses dans l'organisme humainChapitre 16 sur 110 · ELIMINATION · texte numérisé non relu

ELIMINATION

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Courbe de concentration du rhodanate

dans le sérum en fonction du temps.

Le point d’inflexion de la courbe parait correspondre au moment où la diffusion dans les espaces interstitiels est achevée.

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CACHERA ne juge pas possible de prendre ce point d'inflexion pour base de calcul de l’espace de diffusion pour plusieurs raisons.

L'établissement d’une telle courbe exige des prélèvements multiples que ne saurait comporter une épreuve de routine chez l’homme.

En second lieu, l'élimination du thiocyanate bien que très lente, parait commencer dès le premier segment de la courbe.

Cette élimination se fait essentiellement par voie digestive, accessoirement seulement par l’urine. Ce qui explique les difficultés qu'offre son estimation. En bref, le deuxième segment de la courbe peut répondre à deux processus:

— soit à une diffusion plus lente de l’anion dans d’autres compartiments de l’espace extracellulaire, voire à une pénétration dans certains tissus; le sulfocyanure pénètre à l’intérieur des globules rouges pour être éliminé par les vlandes digestives, il doit d'autre part pénétrer dans les cellules glandulaires; enfin l’étude de la réparütion du sodium radioactif (MANERY et BALE, WiINKLER, ELKINTON et ISENHAM) montre qu'il pénétre dans certains tissus (osseux notamment) ;

— soit à l'élimination de la substance comme semble l'indiquer la comparaison avec la courbe de disparition du plasma de certains produits (mannitol) dont lélimination uniquement rénale est entièrement contrélable.

À partir de ces considérations théoriques deux types de techniques sont couramment utilisés:

Les unes négligent totalement l'élimination du thiocyanate et s'adressent à un prélèvement unique réalisé une heure après l’injection (CRANDALL et ANDERSON, MACH et ODIER).

CACHERA et BARBIER considérant le deuxième segment de

la courbe de disparition du thiocyanate comme appartenant à'une vaste exponentielle qui traduit un processus constant

d'élimination, construisent cette partie de la courbe sur 3 échantillons de sang prélevés à 45, 60 et 75 minutes. Le chiffre de concentration du thiocyanate est indiqué par la rencontre de la courbe extrapolée avec l’ordonnée.

—— Facteurs techniques: d’autres facteurs limitent encore la précision du dosage; ils dépendent de conditions techniques inhérentes à la méthode: il est tout d’abord impossible d’injecter une dose absolument exacte et constante de thiocyanate de sodium; les techniques de laboratoire doivent comporter pour des dosages comparatifs des prélèvements en quantités égales des oct employés, ce qui crée une difficulté supplémentaire. Enfin, les lectures photométriques elles-mêmes constituent la cause d’erreur la plus importante et exigent des précautions rigoureuses.

Malgré ces inconvénients, il est possible de calculer le volume des liquides extracellulaires avec une approximation qui laisse aux résultats toute leur valeur. Selon ODIER l'incertitude est d’un demi-litre pour les volumes inférieurs à 20 litres, de 1 litre pour les volumes supérieurs à 20 litres. C’est pour obtenir une technique à la fois plus simple et -plus précise que HAMBURGER a repris récemment l'étude de : l’espace de diffusion du mannitol.

Dans le même ordre d'idées, les isotopes radioactifs du chlore et du sodium ont été utilisés. Depuis les travaux de PETERS, HARRISON, DARROW et YANNET, MACH et Scicrou- NOFF, on sait que le CI Na possède la propriété essentielle exigée pour la détermination volumétrique des liquides extracellulaires: il franchit la paroï capillaire et est arrêté par la membrane cellulaire. Mais le rôle important que jouent ces ions dans notre économie, la difficulté relative de leur dosage n’en permettait pas Pemploi dans ce but. Le marquage par des isotopes radioactifs lève ces difficultés et cette méthode tend à être plus utilisée (FAUVERT).

IL. — RésuLrTars. — Depuis PETERS (1935) il est classique d'admettre que les liquides extracellulaires correspondent au cinquième du poids du corps. Toutefois diverses

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publications plus récentes indiquent des chiffres légèrement supérieurs: 21 à 26 Ÿ du poids pour CRANDALL et ANDER- SON, 20,1 à 28,3 % dans 11 cas de LAVIETES, BOURDILLON et KLINGHOFFER, 24 à 29 © d’après les 28 cas de Macn et OptER, 21,1 © selon CACHERA et LAMOTTE.

Notons dès maintement (et nous y reviendrons ultérieurement) qu'il est parfois utile d'exprimer les résultats en fonction du poids théorique calculé selon la formule de LoRENTZ (1936). Celle-ci peut se noter ainsi:

TeS150 PT = 100

(P : poids en kg.; T : taille en cm.) Enfin, la surface corporelle représente un terme de réfé-

rence également très utile (Morse, CASsELs et SCHLUTZ, 1947; LiNG et SPRINZ, 1948).

IV. — MESURE SIMULTANÉE DE VOLUME PLASMATIQUE et de l’espace de distribution du thiocyanate. Proposée par GREGERSEN et STEWART (1939). Reprise plus récemment par CACHERA et BARBIER (1942) elle permet de comparer entre eux les volumes respectifs du plasma et des liquides interstitiels, le rapport normal s’établissant aux environs

de 3.

C) LIQUIDES INTRACELLULAIRES

La mesure de l’hydratation d’un organe est depuis longtemps effectuée par des pesées faites avant et après dessication de l’organe. Plus récemment divers procédés ont été proposés (respectant la vie du sujet).

Fondés sur le même principe que lés déterminations des volumes extracellulaires et bien qu'uniquement appliqués à l’animal, nous en disons un mot rapidement.

Le point de départ comporte les résultats d’une série d'expériences publiées par BOURDILLON en 1937. À Ja suite

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