‹ Les migrations aqueuses dans l'organisme humainChapitre 37 sur 110 · PRESSION ONCOTIQUE : PRESSION MÉCANIQUE · texte numérisé non relu

PRESSION ONCOTIQUE : PRESSION MÉCANIQUE

. Tout déséquilibre entre ces deux forces aboutit à la production d’ædème. De façon schématique et artificielle, il est possible d'analyser les facteurs d’un tel déséquilibre.

a) Augmentation de la pression mécanique

Toute élévation de la pression veineuse compensant la force d’atiraction des protéines pour l’eau tissulaire, favorise Fa rétention aqueuse interstitielle. Nous aurons l’oceasion de voir qu’en cas de stase chez les cardiaques, ce phénomène n’est pas négligeable. Il convient de remarquer que seules importent les variations de la pression veineuse; la pression artérielle n'intervient pas. L’hypertension,artérielle ne ONE d’œdèmes; en effet la tension intracapillaire n’est pas influencée par les modifications de la pression artérielle alors qu’elle suit étroitement celles de la pression veineuse. À

b) Diminution de la pression oncotique

des protéines

L’hypoprotéinémie est communément observée au eours des syndromes hydropigènes. Partant de la conception de STARLING, EPSTEIN dès 1917 émit l'hypothèse que la baïsse de la pression oncotique résultant de l’hypoprotéinémie : - pour conséquence l’ædème. Ce fut le point de départ d’une série de recherches (GOWAERTS, SCHADE et CLAUSSEN, CH4- BANIER et LOBOGNELL...) qui, tout en la complétant, confirmèrent l'importance de ce nouveau facteur. .

/ La mesure directe de la pression oncotique de sérum à

l’aide de dispositifs osmométriques spéciaux utilisant des membranes de collodion strictement imperméables aux protéines, met en évidence l’abaissement habituel de cette pression chez l’æœdémateux. Les chiffres obtenus sont toujours inférieurs à la normale qui, rappelons-le, est de l’ordre de 35 à 40 cm. d’eau.

L’hypoprotéinémie, origine de ces modifications, porte essentiellement sur le taux de la sérum-albumine, les globulines demeurant généralement normales. La baisse du rapport serine-globuline est donc le témoin de la diminution de la pression oncotique. Cette chute du taux des protéines sériques peut être le fait de processus divers habituellement intriqués. |

— un trouble primitif du métabolisme protidique auquel participe, outre le foie, un système hormonal complexe. L’insuffisance de formation des protéines est dans ces conditions l’élément dominant.

— une perméabilité anormale des. capillaires aux protéines sanguines. Cette dernière électivement localisée aux apparéils glomérulaires rénaux, réalise un véritable diabète albuminique et s’observe, comme nous le verrons, au cours de certaines néphropathies. |

Mais la fuite des albumines hors du courant sanguir: relève plus souvent d’un trouble capillaire plus général auquel participe les altérations-de divers organes.

Il y a donc chez les ædémateux une modification plus ou moins importante de la perméabilité des capillaires modiliant les équilibres ioniques de type DONNAN entre sang et liquide lacunaire et responsable de l'inflation liquidienne interstitielle.

Tels sont rapidement esquissés les principaux facieurs susceptibles d'intervenir dans la formation des œdèmes.

La complexité du problème résulte de leur intrication habituelle,

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Mais dans les états d’hyperhydratation de l’organisme, linfiation liquidienne extracellulaire ne constitue qu’un des éléments. La rétention aqueuse affecte-t-elle également le compartiment cellulaire ? C’est là un problème important et riche de conséquences théoriques et pratiques,

Il est vraisemblable qu’à côté de surcharges aqueuses cellulaires réelles peuvent évoluer parallèlement à l’ædème de véritables exsiceoses cellulaires intéressant l’eau libre des cellules.

D'autre part l’état de l’eau fixée sur les constituants cytoplasmiques ne parait pas négligeable. Des travaux déjà anciens de HULSE, de MAYER, SCHAEFFER et TERROINE ont fait entrevoir la possibilité d’une rétention aqueuse de cette nature.

Les lignes qui vont suivre ont pour but l'analyse, au cours de divers syndromes hydropigènes:

— de la rétention aqueuse extracellulaire et de la part respective des facteurs qui interviennent dans sa production ;

-— de létat d’hydratation des cellules elles-mêmes tel

qu’il peut se concevoir à la lumière de l'étude de l’eau des cellules sanguines.

S-quee

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