‹ Les migrations aqueuses dans l'organisme humainChapitre 51 sur 110 · sur l'importance des échanges aqueux à l’éche · texte numérisé non relu

sur l'importance des échanges aqueux à l’éche

lon cellulaire; chez certains malades les tissus ne peuvent

retenir l’eau (diabète avec hyperchlorémie) tandis que

d’autres la conservent (diabète avec hypochlorémie).

Cette distinction ne fut pas maintenue par les travaux

ultérieurs (LABBE et AZERAD; RATHERY et JULIEN-MARIE).

En 1928, LABBE, VIOLLE et GILBERT DREYFUS invoquent une hydrophobie tissulaire à l’origine du diabète insipide.

Quelle que soit l'interprétation pathogénique de cet état

äe deshydratation cellulaire, s4 réalité parait confirmée par

des faits précis:

— Certaines circonstances cliniques sont évocatrices:

Nombreuses sont les observations où l'installation du

diabète insipide s'accompagne d’une chute de poids imméliate et rapide. L’opothérapie post-hypophysaire ramène la courbe pondérale à son niveau antérieur. Si le malade traité continue à boire comme avant le traîtement, divers malaises peuvent survenir mettant en évidence laction üssulaire de la posthypophyse. De même, dans une observation de LESNE, LIEVRE et BOQUIEN concernant un enfant de 3 ans 1/2, chaque prise nasale de posthypophyse était suivie après 4 heures d’une bouffissure du visage et d’une infiltration des téguments.

D’autres faits sont également caractéristiques, en particulier l’absence de toute sudation spontanée ou provoquée, impliquant une deshydratation des téguments car la sécré- ‘ion sudorale s'effectue aux dépens de l’eau des tissus. Un «utre moyen de mettre en évidence la deshydratation tissulaire ést l’étude des effets de la saignée: celle-ci n’entraine

pas chez les malades la dilution sanguine habituellement

observée, fait qu’on peut expliquer par le défaut de réserves d’eau tissulaire. | ; Enfin, la tolérance des malades pour l'alcool résulte de ce que l’eau contenant en solution de l’alcool n’imprègne pes les tissus: ALAJOUANINE rappelle à ce propos qu'un malade de Pisoux pouvait boire en une seule séance

20 litres de vin et 1 litre d’alcool sans éprouver le moindre trouble,

Mais ces diverses constatations n’apportent que des preuves indirectes d’une deshydratation qui n’est pas biologiquemeni prouvée. KOURILSKY prétend même que les tissu: sont en étal de rétention aqueuse: l'étude qui à amené l’auteur à ces constatations est basée sur l'analyse des liquides interstitiels obtenus par -cryocautère pour éviter lélément inflammatoire du vésicatoire; elle ne donne cependant pas de résultats bien convaincants.

Bien plus significatifs nous paraissent les résultats de l’étude de l'hydratation des hématies.

Dans deux cas de diabète insipide, J. DEcouRT et Ch. O. GUILLAUMIN ont noté que la charge aqueuse des hématies était plus élevée lorsque le malade était soumis à l’extrsit posthypophysaire que lorsqu'il en était privé. Cet extrail sembie donc favoriser la rétention de l’eau dans les éléments cellulaires des tissus. DECOURT a de même observé l’augmentation de l’eau globulaire après injection d’un diurétique mercuriel au moment où la sensation de soif était atténuée.

Enfin, étudiant au cours de l’épreuve de la soif, les variations de la teneur en eau et en électrolytes des globules et du plasma, le même auteur a observé avec GUILLAUMIN et Deysson des variations faibles mais de même sens. Nous rapportons ici ces résultats (pour les globules) :

Malade M aude

GLOBULES désaltéré assoiffé PxtÉAI Sec Le 390 3 Le PÉDRTE np en 1.086 1.089 DAS. RUE TE 701 Core ami, co 1,86 1.94 SOdHNMENA SET. 7. 0,36 0,43

Ces variations sont peu importantes mais DECSURT souliene qu’elles correspondent à des épreuves de soif de courte durée. Comme le milieu sanguin est le dernier à refléter les désordres pathologiques, l’auteur pense que des troubles plus profonds intéressent les cellules des divers tissus,

NT

Nous-mêmes avons appliqué la méthode CRISTOL-BENE-

zecx à l'étude de quelques cas de diabète insipide. Seule

une observation antérieure de RIMBAUD, SERRE, PASSOUANT, BENEZECH et PINEAU fait état de semblables données.

Voici nos résultats:

I. — Mme P... Marguerite, 45 ans. Diabète insipide avec | tuberculose pulmonaire. Deux déterminations ont été prati- |

quées, l’une en phase polyurique (9 litres par jour), l’autre sous l'effet de l’opothérapie posthypophysaire huge de 24 heures ramenée à 2 litres).

À noter que le volume globulaire moyen n'a pas varié de 02 k° lors des deux mesures. 3

Phase polyurique:

Eau totale . .. 647 Eau libre ...: 510 Eau liée ...: 137 (grammes p. litre de globules)

Pendant le traitement:

Eau totale . .. 718 Eau libre... 520 Eautliéess rs 198 (grammes p. litre de globules)

IL. — P.., 4 ans. Maladie de Hand bulle Christian avec diabète insipide. Diurèse quotidienne: 5 litres. Avant traitement (volume globulaire moyen: 86 #):

Eau libre . . . . = 240

Eau liée ..... 94 (grammes p. litre de globules) Avec extrait post-hypophysaire (vol. glob. moyen: 87 4):

Eau totale . . .. 679 :

Eau libre .... 486

Eau liée ..,.. 193 (grammes p. litre de globules)

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