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pour cet auteur, le chiffre normal est de 21.1 %). J. Onrerk et R. S. Mac aboutissent à des résultats très voisins. L'excès de poids chez les obèses ne provient donc pas d’une accumulation d’eau dans le compartiment extracellulaire. Toutefois ODIER apporte quelques réserves en ce qui concerne des obésités très prononcées.
Malgré ces constatations, il est difficile d'interpréter Vétat d’hydratation d’un obèse en fonction des chiffres euxmêmes. Aussi CACHERA a-t-il proposé la construction d'ur graphique permettant de suivre chaque cas en fonction &e lembonpoint et de la proportion des liquides extra-cellulaires.
Le volume des liquides extracellulaires étant porté en abscisse, et l'excès pondéral en ordonnée, deux lignes idéales sont tracées: June (verticale A) représente la prise de poids d'un sujet dont l'organisme conserverait toujours la même proportion d’eau extracellulaire; l’autre (courbe B) exprime le cas limite d’une prise de poids qui ne porterait que sur les solides, les liquides extra-cellulaires restant invariables en valeur absolue, Le graphique comporte ainsi 3 zones: l’une (zone I) comprise entre les courbes À et B correspond à une hydratation extracellulaire normale, À droite de A la zone II est celle de surcharge hydrique cellulaire. A gauche de B (zonne III) se situ la zone de deshydratation.
€ 2 ; NRA Tous les obèses se situent entre À et B dans la zone d’'hydratation extracellulaire normale,
Hydratation extracellulaire des obèses. (CACHERA:)
Excès pondéraux en pour cent du poids théorique.
Liquides extracellulaires en pour cent du poids.
Il existe cependant des écarts assez variables selon les cas, mais dans l’ensemble l’obésité ne comporte pas d’inflation des volumes extracellulaires. Parallèlement à ces déterminations, CACHERA, LAMOTTE et DUBRI5AY ont mesuré le volume plasmatique de certains obèses et ont constaté entre liquides extracellulaires et plasma une proportion tout à fait analogue à celle des sujets normaux (4.2). Ç
(2) La rétention aqueuse dans le tissu adipeux lui-même a parfois été invoquée; en fait, c’est là un fait incertain, le coefficient d’hydratation des graisses est très variable (de 8 à 80 æ).
De toute façon, la rétention d’eau serait dans ce cas le phénomène secondaire.
À la lumière de déterminations du coefficient lipocytique,
J. MARTIN, B. Daracan, A. SCHEMMEL et S. DEsPAx ont récemment repris ce problème: sans apporter de faits très précis ils concluent à une perturbation du métabolisme lipidique portant tantôt sur les stérides, tantôt sur les glvcérides. Dans le premier cas, s’installe une obésité à tendance” hydropexique, dans le second une obésité par simple accumulation de graisses.
Le problème physiopathologique des obésités apparait extrêmement complexe. Il intervient certainement un facteur hydropexique, que celui-ci soit primitif ou secondaire. Aucune des explorations biologiques pratiquées ne permet de conclure sur l’hydratation. globale des malades: l’on manque de renseignements sur la charge en eau des cellules elles-mêmes. Sans prendre parti nous apportons maintenant les résultats de nos recherches personnelles sur l’eau des hématies au cours des obésités.