‹ Les migrations aqueuses dans l'organisme humainChapitre 84 sur 110 · PHYSIO-PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

PHYSIO-PATHOLOGIQUE

Ce dernier chapitre n’a pour autre but qu'un essai de groupement synthétique et physiopathologique des circonstances où chez l’homme vivant, les conditions de cireulation, de fixation, de libération de l’eau s’écartent de !a normale.

Bien que procédant de facteurs associés, les états qui en résultent répondent à des types différents suivant que aomine dans leur déterminisme un trouble des apports, des éliminations, ou de la répartition aqueuse. Ces prineipales circonstances seront successivement étudiées.

Au préalable, il convient de rappeler le schéma de répartition aqueuse dans l’organisme. Deux types d'états de l’eau doivent être nettement individualisés.

— l’état de réiention libre correspond à l’eau des liquides extracellulaires et à une partie de l’eau cellulaire. Ses caractéristiques en font une eau de migrations faciles, dont les transferts sont sans cesse soumis au jeu des forces osmotiques. Par sa mobilité et l'ampleur de ses mouvements, cette eau protège l'intimité des éléments cellulaires de tout déséquilibre qui risque de compromettre leur vitalité.

— l'état de fixation dont l'importance fut longtemps méconnue, répond à la structure propre des molécules protéiques et lipidiques constitutives des cytoplasmes cellulaires. Les groupements ionisables de celles-ci attirent les molécules d’eau qui sont ainsi incorporées aux constituants des ceHules. L’eau ainsi fixée, exclue de tous échanges osmotiques, est elle-même sous la dépendance d’interventions métaboliques et hormonales agissant directement sur la structure cellulaire.

L'estimation de la part respective des perturbations de l'un ou l’autre état comporte de ce fait un intérêt majeur. L'eau librement retenue permet l'adaptation de l'organisme aux circonstances les plus variables tandis que l’eau fixée témoigne de l'intégrité des molécules constitutives des cellules. - eu

Page 1