V. — SYNDROMES COMPLEXES
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Il est certaines circonstances cliniques où les perturbatons hydriques résultent de l’intrication de divers processus sans qu'un d’entre eux paraisse prépondérant : apports, éliminations, régulations endocriniennes et card'orénale sont tour à tour ou simultanément intéressés.
Parmi ces circonstances deux sont spécialement impor: tantes : ce sont d’une part celles qui résultent d’une agression morbide brutaie, telles qu’états post-opératoires, ou états infectieux et d’autre part les états de dénutrition sévère.
1° - ETATS PQST-OPÉRATOIRES “ ° À 7 Le bouleversement des mouvements hydriques, conséquence de tout acte chirurgical, atteint son maximum au cours du choc opératoire.
Il résulte de divers facteurs associés :
— les apports sont diminués pendant la période opératoire,
__ Jes besoins d’eau sont au contraire nettement accrus; selon des bilans hydriques effectués par SOUPAULT chez des opérés ils se chiffrent à 3 1. 500 de liquides par jour.
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Les pertes aqueuses sont en effet importantes dans ces conditions. L’hémorragie qu’on ne peut minimiser, le sifintement post-opératoire de la plaie, s'ajoutent à une déperdition excessive par la peau et par évaporation pulmonaire;
— des troubles de régulation interviennent enfin, le fonctionnement rénal altéré (LASHMET et NEWBURGH) exige plus d’eau pour assurer l’élimination des déchets; la défaillance circulatoire périphérique, les déviations hormonales, en particulier surrénales, dont à la suite de SELYE on a montré l’importance, sont autant de facteurs qui compromettent l’équilibre hydrique. Il est probable que laction toxique d’anesthésies prolongées et l’administration d’hypnotiques ne sont pas étrangères au déterminisme de telles perturbations.
Les mouvements internes de l’eau qui en résultent sont imparfaitement connus. |
Un fait est certain : la réduction considérable du volume de la masse sanguine (LAMBRET) due à la perte d’eau vers
l'extérieur et à un processus d’extravasation interne (plas-
matexodie) à la faveur d’un excès de perméabilité capillaire. |
L’inflation des liquides interstitiels qui en résulte a été vérifiée par les mesures volumétriques de SOUPAULT, CaA- CHERA et Mile WiniKk et de STEWART et ROURKE.
Les avis sont partagés en ce qui concerne les liquides cellulaires; selon les auteurs précédents le compartiment cellulaire supporte les effets de la déperdition aqueuse. Pour d’autres (ARCHIBALD et LEAN) il y aurait au contraire transfert d’eau dans les éléments cellulaires. à
L’étude de l’eau des hématies est intéressante de ce point de vue : immédiatement après l’acte opératoire la teneur aqueuse des globules est sensiblement augmentée. L’hydra-
tation massive per-opératoire intervient peut-être dans cette surcharge. Les index d’eau globulaire sont eux-mêmes:
l'objet de variations nettes : la teneur en eau liée aux protéines s'effondre. Il y a donc dans les suites opératoires une libération excessive d’eau cellulaire qui devient ainsi acces-
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sible aux échanges osmotiques. Ces perturbations ne se corrigent que lentement, en plusieurs jours voire plusieurs semaines. ï
Un processus d'insuffisance surrénale peut, à juste titre, être incriminé à l’origine de cette libération d’eau, une déviation de même sens est observée dans les héimaties au cours de la maladie d’ApDisoN: d’autre part, de nombreux documents récents tendent à prouver une déficience surrénalienne dans le choc opératoire (SELYE, LAMBRET). Ainsi se comprend en partie, l’action heureuse des extraits corticosurrénaux chez les opérés.