‹ Les migrations des peuples et particulièrement celle des TouraniensChapitre 14 sur 61 · Polvb., IIL, 284, 1. xxvnt · texte numérisé non relu

Polvb., IIL, 284, 1. xxvnt

romain s’aventurait au delà de ce détroit, la jalousie des Carthaginois allait jusqu’à faire couler leur propre vaisseau, pourvu qu'il réussit à entrainer le navire romain dans sa perte.

Scymnus de Chios (373) nous prouve dans ses écrits combien les récits de ces temps étaient entremêlés de fables. Il était d'avis que les îles Électrides, d’où on tirait l’ambre, se trouvaient situées près de l'embouchure du Pà 1.

Après lui Scylax (390-360), qui nous décrit, d’après les récits de voyage de Hannon, les côtes occidentales de l'Afrique, était déjà bien mieux renseigné que Scymnus de Chios *.

Mais le voyageur le plus intrépide, le géographe le plus éminent de cette époque fut sans contredit P ythéas de Marseille(360). Il visita non-seulement la Grande-Bretagne et l'Écosse, mais aussi le royaume de Thulé. Nous pensons que les renseignements que nous fournit Pythéas doivent être accueillis avec la plus grande réserve, mais ils contiennent néanmoins des détails intéressants et précieux, quoique Strabon dise le contraire. Ce dernier prétend même sans ambages que Pythéas n’était qu'un simple im-

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