‹ Les migrations des peuples et particulièrement celle des TouraniensChapitre 37 sur 61 · Voir Tabula peutingeriana · texte numérisé non relu

Voir Tabula peutingeriana

ment en même temps que les Finnois, ou peu après, séjournèrent pendant de longs siècles dans les monts Ourals, peut-être sous la dépendance de l’empire de Biarmie, qui à si longtemps tenu dans ses mains le commerce de l'Asie et de l’Europe.

C'est par ce chemin que les marchandises de la Perse et des Indes arrivaient dans le nord de l’Europe, ce qui explique facilement le désir que les Normands et les Russes avaient d'entretenir des relations avec cet empire, et leur tendance à vouloir le subjuguer pour s'emparer de leur riche commerce. La république russe de Novgorod à cette époque était encore de peu d'importance et n’avait pas fait place à l’empire moscovite fondé par le Normand Rurick.

Mais les peuples Ougoures de l’Oural ne devaient pas jouir longtemps de leur existence pai- Sibles# 27e

Les Huns apparaissent. Nous avons traité leur. origine dans la partie précédente de ce travail en partant du même point de vue que Koskinen ; ajoutons encore que d’après les sources arméniennes, — celles qui ont le plus modifié dans ces derniers temps les opinions des savants sur ce peuple, — les Huns se | seraient séparés de leurs frères les Ougoures non loin des monts Sayans, après quoi ils auraient envahiune

partie de la Chine, c’est-à-dire la Mongolie. Après avoir dominé quelque temps sur ces pays, ils auraient été subjugués à leur tour par les Mongols, puis chassés vers les monts Ourals, ils auraient été, à la suite d’un cataclysme qui se serait produit dans l’Asie centrale, refoulés vers le Volga. De là, grossis de peuplades finnoises, ougoures, slaves et gothiques, ils envahirent sous leur grand roi Attila, dont le caractère a été si bien dépeint par Amédée Thierry, les plaines fertiles de l’Europe centrale.

Les plaines de l’Europe entre le Borysthène et le Tanaïs étaient autrefois si fertiles qu’elles exerçaient une influence capitale sur les peuplades nomades qui venaient s’y établir. C’est pour cela que nous voyons dans Hérodote ! les Scythes agricoles près de leurs frères les Scythes nomades, et c’est sans aucun doute l'influence de ce riche territoire, qui à cette époque était le magasin de blé du monde hellénique, quia transformé ce peuple ét adouci ses mœurs. Mais la fertilité du sol ne pouvait résister longtemps aux nomades, grands ennemis de toute culture et surtout des forêts qu’ils considèrent comme des obstacles à leurs courses vagabondes. Ils emmenaient leurs bêtes dans les forêts, l’herbe était écrasée, l'écorce

4, Hérodote, 1. V, 111.

des arbres mangée, et dans le cours des siècles les vieux arbres dépérissaient et les forêts disparaissaient; souvent aussi un incendie se déclarait dans la forêt où le berger nomade conduisait ses troupeaux, et le feu brûlait aussi longtemps qu'il trouvait des matières inflammables, car Îles nomades ne se soucient guère d'arrêter le progrès de ce fléau destructeur. Plus tard, le soleil darde tellement sur le sol nu et brûlant, qu'il devient presque impossible d'élever de jeunes arbres sur des endroits autrefois couverts de forêts vierges.

La Russie méridionale, qui dans l’antiquité était un pays agricole, fertile et bien cultivé, est devenue peu à peu une steppe aride et inculte, et l’on est obligé de se chauffer avec de la paille dans ces lieux où les Scythes d’Hérodote entretenaient avec des arbres entiersles bûchers «où ils sacrifiaientau plus rapide des dieux le plus rapide des êtres vivants ».

Il est donc bien naturel que les Huns, conduits si habilement par Attila, n’aient point trouvé de butin dans ces plaines incultes de la Russie centrale où de nombreux peuples aussi pauvres qu'eux se faisaient la guerre.

Les Huns imprimèrent leur mouvement aux:

autres Ougoures de l’Oural, et en entraînèrent une grande partie dans leur marche vers le centre

de l’Europe. La grandeur de l'empire hunnique n’a pas duré longtemps, et nous pensons que les Bulgares, les Avares et les Khazars, qui ont formé des empires de leurs débris, étaient des peuples ougoures, mélangés de peuples finnois. Les preuves que Koskinen donne à l'appui de cette assertion nous paraissent concluantes; nous avons eu soin de les consigner dans la première partie de notre travail.

Au bord de la mer Caspienne se fondent les royaumes des Bulgares et des Khazars ; les Avares se fortifient en Pannonie au milieu de peuples slaves et des débris de la puissance hunnique.

Les Bulgares se montrent pour la première fois en 85, donc seize ans après que les Huns, sous les ordres des fils d’Attila, tentèrent pour la dernière fois d’envahir l'empire romain. Repoussés, les Huns rencontrent des frères sur leur route et les aident à former leur empire.

Koskinen nous prouve, à l’aide de savantes étymologies, que les Khazars ont parlé une langue finnoise ; les historiens de ce temps nous démontrent que les Bulgares parlaient un idiome parent du khazar ; les Huns enfin étaient évidemment parents des Bulgares; il nous paraît en résulter que tous ces peuples faisaient partie de la race touranienne

plus particulièrement ougoure, mélangée de finnois

et même d'éléments turco-tartares; mais ceux qui cherchent des Turcs dans ces peuples commettent une grande erreur.

Les deux puissants empires des Bulgares et des Khazars disparaissent, les deux grandes cités commerçantes, Bulgar et At], rentrent dans le néant ; ce sont les Turcs et les Turcomans qui, à leur tour, arrivent de deux côtés opposés pour envahir les pays où tant de peuples ont passé.

Les races turcomanes et tartares, beaucoup moins agressives que celles des Ougoures, s’établissent petit à petit sur les bords de la mer Caspienne, près de l’embouchure du Volga. C’est alors que pour la première fois nous entendons parler des Magyares. D'après Koskinen et Hunfalvi ils habitaient les versants occidentaux des monts Ourals. Koskinen les assimile aux Bachkirs d'aujourd'hui, ce qui nous paraît bien invraisemblable, attendu que les Bachkirs, paisibles et serviles, pourraient bien être les Hippemolges d'Hérodote, tandis que les Magyares étaient encore à cette époque en Asie, auprès de leurs frères les autres Ougoures.

Au 1x° siècle, les Mordouans, les Ostiaks, les Vogoules étaient déjà installés dans leur séjour actuel; pourquoi ne seraient-ils pas venus en même temps que leurs frères les Magyares? A

; ANS û La x Star À s 7 À s- aù. » :

HAE PAR ts SFA TS. er k + "4 , :

D OS M SOS SR PTE a Le 4 “ - = : ;

; ‘ * el “ à ; 1 * ” s ce AT FRET | d'A MP FT k ar — U \ ] x | t " 1 APPART ; | : + 1 + “7! « .

s } , * R \ k ; 1 ; al A = La t ê j LA ; : , £, ÿ "4 DS - ; 2: PES L | ÊTe " : À TRE ; $ } E 1 * : « ‘ À - À 4° FAX ai b y 2 ñ à { I on Me ss d A fa { L Ü neo :

. L ce 4 j Ce be | I Pa 24 * + ‘ + fl, Ç 1 L Les 4 dE: a” à ; “ é 1 - { < ; F « ; ' $ + OR TE FL RS | | x < , * à È :

rt } : Fi re ME ; | k ‘ + 4 " £ ; 4 L “ { +1 Ca L à ; Fe | £ a 1 : y 3 È 1 5 ‘ é | L d VISU RE Er LT ‘ r *- EE à ;

Y Per ’ s e je Ce e LA | L |

Li TEE “arr ESF. Le . LUS QUE TN + l GLEN 4 79 ; 88 ss PAL TT © Fr

Page 1