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CONSÉQUENCES ET CONCLUSIONS QUANT AUX PAYS ENVOYEURS

Et d’abord nous nous oceuperons de la partie que les faits nous ont révélée comme étant la plus impor-

tante : la migration internationale, de campagne

étrangère à campagne française. Nous avons vu qu'à l'inverse de ce qui se produisait autrefois, la migration interrurale de campagne française à Campagne française n'est que subsidiaire : nous ne nous occuperons d'elle qu’en seconde ligne.

a) Pays envoyeurs étrangers

Qu'il s'agisse de la Belgique, de la Pologne ou de l'Italie, les pays envoyeurs ont considéré qu'il était de nécessité, pour le bon résultat des migrations temporaires de leurs nationaux en France, qu’elles fussent groupées et organisées. Nous avons indiqué et examiné pour ces trois migrations des documents dans ce sens. Il n’y a que pour les Espagnols que nous n’avons point de semblables indications.

Pour les Belges un contrat les relie et une organisation religieuse les surveille.

Pour les Polonais il en est de même.

Pour les Italiens une œuvre s’est créée dans le même sens : c’est l'œuvre de Mgr Bonomelli, dont est inspiré le tract de MM. Dosio et Vercelli que nous avons déjà cité.

Les Polonais ne sont venus que sur l'instigation des diverses organisations aujourd’hui centralisées à la Polonia, sous la direction du D' Vacqueret. Enfin l'abbé Seyssens, curé de l'église belge de la rue de

Charonne, a organisé un service d’aide et d'appui religieux, moral et juridique, pour ses compatriotes immigrés chez nous.

Trois points en effet doivent préoccuper ces pays envoyeurs : protéger chez leurs nationaux migrateurs leur caractère traditionnel, leur valeur morale, leur situation matérielle.

Trois points ont failli être les pierres d’achoppement d’un début d’émigration comme celui des Polopais : le mal du pays, la différence de religion et de mœurs, la faiblesse de l’étranger désarmé, s’il était seul, dans un pays dont il ne connaissait ni la loi, ni la langue (1).

En effet, ou l'ouvrier migrateur ne s’habituera pas et il reviendra plus malheureux et plus découragé dans son pays, avant l'expiration de la période prévue, rompant ainsi son contrat dont il perdra tout le bénéfice ; ou bien il s’habituera trop, si je puis dire : les mœurs du pays étranger le séduiront ; le moindre degré de religiosité lui fera perdre sa religion ; ou il s’assimilera la langue nouvelle et s’attachera par quelque aventure sentimentale, ou il sera lié par un contrat draconien qu'il aura signé sans le

(x) Pour tout ce qui concerne la condition juridique du travailleur étranger au point de vue international, consulter la thèse très complète de M. J. Bellamy-Brown: La protection internalionale des travailleurs et les accidents du travail. Paris, 1909.

bien comprendre, et il ne rentrera plus dans son pays. Or, les mœurs nouvelles qu'il assimilera fussent-elles excellentes, la largeur d'esprit qu'il acquerra en matière de religion fût-elle estimable, le contrat de travail le liant pour longtemps ou l'accord sentimental l’attachant pour jamais fussent-ils conclus dans les meilleures et les plus loyales conditions, le pays envoyeur doit craindre dans tout cela de perdre un homme de chez lui. Et il peut le perdre partiellement ou tout à fait : tout à fait, s’il déserte à tout jamais sa terre natale; partiellement, s'il ne revient dans son pays que pour yÿ rapporter une individualité transformée, moins conforme à celle de sa race, moins attachée à elle par conséquent, et prédisposée à l’internationalisme ou à une nouvelle désertion cette fois définitive (4).

Un pays qui envoie ses nationaux miséreux travailler dans un autre pays, nécessiteux en bras et riche en argent, doit done espérer voir rentrer chez lui la somme d’enrichissement matériel de tous les ouvriers qui reviennent, et doit craindre de perdre la richesse personnelle et active soit de quelques-uns de ses nationaux, soit seulement de leur solidarité natale patriotique.

(1) En Sicile par exemple, il s’est produit un tel déplacement

de dépopulation agricole, que des régions entières sont en friches.

Ces craintes sont justifiées dans la migration non groupée et non organisée : l'individu isolé est ou plus vite découragé ou plus durement exploité ou plus facilement assimilé par son entourage.

La migration groupée devient, au contraire, une sorte de colonisation temporaire. L'homme vit, hors de chez lui, la vie même qu'il mènerait chez lui dans ses points essentiels : il a là ses compatriotes, il a son prêtre, il a son contrat-type et les chefs de son organisation qui le sauvegardent.

Ainsi, il ne se décourage pas, sentant moins l'exil; il a des frères pour parler du pays et du retour, et pour garder son union nationale même loin de sa nation ; il ne s’efiraie pas des mauvaises gens, sachant qu’il pourra, en justice, soit se défendre, soit agir. La possibilité, comme dans les grandes fermes de l’Ilede-France, d'amener sa femme et même des enfants en àge de travailler le garantit des plus tristes passions auxquelles l'extrême liberté dans l'isolement poussera l’homme le plus honnête.

A ce point de vue, la migration polonaise, on l’a vu par son contrat, quoique étant la plus récente, est la mieux organisée.

La migration belge est aussi attentivement établie.

La migration italienne, en dépit de l’Assistance aux ouvriers italiens émigrés, est plus flottante.

La migration espagnole doit coûter plus qu'elle ne

rapporte à l'Espagne, moralement et en population, car elle n’est groupée que par petites entreprises. Beaucoup d’Espagnols, en effet, se sont depuis une quarantaine d'années fixés définitivement dans tout le Midi et le Sud-Ouest de la France, notamment pour le commerce des fruits exotiques. Il faut ajouter que, dans toutes les diverses parties de la France, les Espagnols sont le plus en rapport de proximité de caractère, de tempérament et de mœurs avec la partie où ils émigrent. L'unité du caractère national de l'Espagne n'est d’ailleurs pas aussi nette que celle des Italiens, des Flamands ou des Polonais. Des environs de Barcelone, au nord du Roussillon, les habitants des deux pays ont peine à ne pas se considérer comme d’une même nation : la Catalogne.

Au reste, saui la Pologne, dont la nation asservie est détruite, tous les pays envoyeurs se plaignent de devoir envoyer et souhaitent la fin de ces exodes. Et nous l’avons vu, pour les Italiens et les Belges ces exodes tendent plutôt à diminuer. N’accuse-t-on pas la France même de corrompre ces hôtes salariés? Ainsi, nous peint-on les Italiens comme de pauvres moutons naïfs que les suggestions ambiantes rendent enragés sans qu'ils en soient responsables : « Dans les grèves, c’est l’ouvrier italien qui est le porte-drapeau et la sentinelle perdue; dans les crimes politiques, il est le fidèle mandataire. Il suffit de

rappeler les Caserio, Luccheni, Angiollilo (1). » Il ne faudrait pas exagérer ainsi la responsabilité de l'isolé. Toutelois, MM. Dosio et Vercelli insistent avec raison sur ce fait que l’émigration italienne est plus en danger que les autres de ce qu’elle est davantage composée d'illettrés : c’est-à-dire qu’elle a besoin d’être garantie plus et mieux encore que les autres migrations similaires.

En résumé : dans la migration de campagne étrangère à campagne française, le pays envoyeur cherche un bénéfice matériel qu’il obtient généralement jusqu’à des chiffres assez considérables (voir par exemple les Lucquois en Corse), et il risque une perte morale ou numérique au point de vue de ses émigrants; il peut pallier dans une large mesure à ce danger en protégeant la migration, en la tenant dans une forme de solidarité groupée, en lui déléguant les prêtres, en lui envoyant les livres et les journaux chargés de lui garder une ambiance traditionnelle, en lui affectant des jurisconsultes ou des chefs capables de la défendre ou de la conseiller.

Voilà pour l'immigration étrangère, au point de vue de ses conséquences sur les pays mêmes qui l’envoient.

(x) Dosio et Vercelli, op. cit.

b) Pays envoyeurs français

Du point de vue toujours du pays envoyeur, la migration interrurale doit, comme la migration internationale, être groupée et assistée.

Toutefois, ainsi que nous l’avons observé pour les Espagnols, la parité des mœurs, des tempéraments et des caractères pourrait atténuer les dangers de la migration pour les populations migratrices.

Il est bien évident que plusieurs considérations semblent militer en ce sens, lorsque, au lieu de venir de bien loin, par delà une frontière qui est ancienne, non seulement de fait, mais de principe — je veux dire comme séparation de race, de mœurs, de lois, de religion et de langue, — le groupe migrateur ne vient que d’une province de France à une autre province de France.

Ces conditions différentes sont les suivants :

1° La distance est généralement peu considérable.

2° La distance parait même moins considérable qu'elle n’est en réalité, par suite de plusieurs faits secondaires :

a) La connaissance géographique (depuis l'instruction primaire) du pays où va le groupe migrateur ;

b) La facilité des communications qui a pu faire venir dans son propre pays des étran-

gers du pays où il va, et la rapidité de ces communications qui lui permet un prompt retour en cas d'accident, maladie grave ou deuil de famille ;

c) La facilité et le bon marché des échanges postaux.

3° La langue ne change pas, — à part quelques patois locaux ; mais il n’y a plus guère de régions en France, même en Bretagne, où, sauf les très vieux, les paysans ne puissent converser.en français.

4° Les mœurs ne changent pas beaucoup plus que

la langue.

Be Quelle que soit la province où il va, le migrateur sait qu’il ne change pas de loi — la part d’application des coutumes locales, même devant les juges de paix, étant d’une étendue minime.

En un mot, tout ce qui fait l'unité de la France facilite l’accoutumance du migrateur ; et la France n’est pas si grande que ses variations de climat et de température dans l’un ou l’autre sens — sud au nord, est à l’ouest — soient de nature à rebuter sérieusement cette accoutumance, sauf quelques cas individuels.

- Ainsi la migration interrurale française ne semble pas devoir présenter, au point de vue des pays envoyeurs et des populations migratrices, les incon-

vénients que présente l'immigration des étrangers à leur point de vue national.

Jamais, d’ailleurs, dans l'histoire des antécédents on ne trouve — de provinces françaises à provinces françaises — des migrations organisées et groupées, comme celles que nous voyons venir chez nous de l'extérieur.

Eh bien, malgré l’apparence première, la migration interrurale a aujourd’hui des inconvénients graves qu'elle n'avait pas autrefois, et ils viennent justement de l’excessif développement des conditions qui, par comparaison avec les migrations étrangères, nous ont d’abord paru avantageuses.

La comparaison n’est pas toujours une base de raisonnement juste. Il est certain que, des deux dangers signalés pour les étrangers — l'isolement qui les décourage et les enlève avant la fin de leur contrat à leur travail, ou la trop facile accoutumance qui peut les garder et les enlever à leur pays, — le premier danger est le plus grand.

Pour nos migrations interrurales il n'existe pas ; mais c’est le second qui se présente : et c'est parce qu'il était moindre autrelois que les migrations étaient meilleures. Rappelons-nous les rapports des préfets de 1808 à 1812. Le commencement du mal y est signalé. Certains travailleurs partis pour quel-

ques mois, trop vite et trop agréablement accoutumés au pays où ils sont allés travailler avec l’intention d’en revenir, y restent pour y jouir de leurs gains, insoucieux du pays oublié et parfois du foyer quitté. L'indication de ces débuts du mal nous est donnée au lendemain de la Révolution et du Code, au moment où commence cette centralisation administrative qui tend à une excessive unification. De cette unification centralisée, accélérée par le progrès moderne, découlent toutes les conditions de facilité que nous constations pour nos migrations intérieures : distances brèves, communications faciles, langue, mœurs, lois, presque uniformes : facilité certes de partir qui est aussi la facilité de ne plus revenir, de rencontrer en chemin lhabitude rapidement prise de vivre dans un pays plus riche, le désir d’une richesse plus facile encore, l’attrait d’un salaire plus élevé et plus rapidement gagné, en un mot l’attirance de la ville.

Les médecins de Paris affirment en général que, d’une famille d'ouvriers ne quittant jamais Paris de toute l’année, il ne survit pas plus de quatre générations. Paris au point de vue de la population, Paris surtout et les grandes villes en général, seraient donc des pertes nettes. Ce serait comme pour un organisme humain des blessures par où s’écoulerait une perte de sang continue. Tout l'art du médecin

tendra à fermer les voies circulatoires conduisant à ces blessures, et cependant il ne peut point arrêter pour cela la circulation générale. Les migrations interrurales étaient une circulation bienfaisante et salutaire de la population au commencement du: siècle. Mais la centralisation et l'unification quasi mathématiques conçues par cette époque, en facilitant à l'excès cette circulation, en tendant à faire tomber dans toutes les branches de l'activité nationale les barrières et les oppositions de caractère, de mœurs, d’idiomes, de coutumes, prépare, tout à la fois, et très certainement, le développement des richesses et très dangereusement la dépopulation. Les conditions sont donc depuis un siècle considérablement changées : le danger de dépopulation pour le pays envoyeur devient presque plus grand de campagne française à campagne française, que de campagne étrangère à campagne française. La migration interrurale aura donc aussi besoin d'être protégée et assistée de très près. Les régions du Nord et des environs de Cambrai l'ont bien compris, nous l'avons vu. Entre autres mesures, elles ont tenu à relier leurs émigrants épars par un journal local, les tenant au courant de la vie de leurs pays et continuant à les y intéresser, et par des prêtres de leurs pays connaissant leur degré et leur besoin spécial de religion et les y maintenant. C’est une atmosphère

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du lieu natal qui les suit, les enveloppe, ne les lâche point : ils rentrent chez eux sans qu'aucune solution de continuité véritable se soit produite dans leur tradition enracinée.

La migration bretonne n'est pas ainsi tenue et protégée ; aussi un certain nombre de Bretons restent-ils dans leur pays de migration, surtout en Vexin et en Normandie; ils se fixent volontiers au Havre, soit pour y tenir des débits de boissons, soit lorsqu'ils sont à bout de ressources, ayant épuisé en boissons leurs salaires de l'été, pour y chercher un embarquement, qui équivaut d’ailleurs à la äésertion de la Bretagne, puisque le bateau sur lequel ils s’'embarquent les ramènera généralement à son point de départ.

Mais, même s’il est certain que la proportion de ceux qui ne rentrent pas au pays doit être minime — car les 300 ou 400 francs qu’ils rapportent servent à payer le loyer et le petit fermage sur lequel vivent la femme et les enfants, — cela tient à ce que les Bretons ont un caractère de race très accentué, et dont n’a pas encore eu raison la machine à uniformiser de notre administration depuis cent ans. Mais l'obligation de l’école primaire, les nécessités de la politique du sufirage universel, la laïcisation progressivement poursuivie — et peut-être d’ici quelque temps le monopole de l’enseignement de lEtat —

auront tôt fait de vaincre les dernières résistances particularistes d’une race, qui, alors, désertera complètement des régions entières de son sol ingrat et de son climat rude. Et si une organisation protectrice, du genre de celle des Camberlots, ne vient pas prévenir ce danger d'iei là, ce seront encore les migrations temporaires qui seront l’occasion la plus eflicace de cette dépopulation.

C'est même cette transformation régulière de la migration temporaire en émigration définitive et en désertion du pays envoyeur, qui fait qu'aujourd'hui, dans nos campagnes, à part les gros mouvements qui ne peuvent passer inaperçus et que nous avons étudiés, nous n’avons pu prendre sur le fait un aussi grand nombre de petits mouvements saisonniers qu'on en notait au début du siècle dernier. Les petites migrations temporaires se perdent comme étant une pauvre minorité dans le flux général d’émigration définitive vers la ville. Et la trace en devient insaisissable d’une façon précise, tant en consultant la notoriété publique qu’en interrogeant les statistiques. On ne peut saisir que les deux extrémités du phénomène : en 1808, nous notions dans le Plateau Central un assez grand nombre de petites migrations temporaires bien groupées et bien précises. En 1912, nous n'en rencontrons plus aucune de bien caractérisée. Mais en revanche, Limoges gagne

3.584 habitants dans un département qui n'en perd que 996. D'où viennent les 3.584 habitants, en cinq ans, dans une ville qui envoie elle-même beaucoup à Paris, et où les familles ne sont pas particulièrement nombreuses, mais plutôt, en tous cas, moins nombreuses que dans les campagnes environnantes? D’où viennent-ils, sinon des départements voisins, c’est-àdire de tout l’Ouest de ce Plateau Central dont les diverses migrations temporaires d'autrefois se sont fusionnées peu à peu en une émigration principale quasi unanime, vers la ville la plus importante de la région ?

En résumé : le pays envoyeur pauvre, dans la migration internationale, a une occasion excellente d'aider ses voisins et d’en rapporter de quoi remédier à sa pauvreté. Mais au moins autant que pour la migration internationale, si la migration interrurale en France n’est pas groupée, organisée, protégée, elle est un danger grave de dépopulation incessante, puisque ceux qu’elle déracine, puis déverse fatalement vers la ville, y sont une perte sèche pour le développement numérique de la nation.

Et même si cette migration ne les déversait pas vers la ville, mais seulement vers la région la plus riche, où ils se fixeraient, déserteurs de leurs pays, c'est encore une perte sèche presque identique,

puisqu'il est prouvé — pour une série de Causes qui sont hors de notre sujet — que ce sont les régions les plus riches — telles par exemple que le Lot-et- Garonne — qui sont les moins prolifiques. Et justement, — et en grande partie par les migrations temporaires, — C’est vers ces régions que les régions pauvres et prolifiques déversent leurs éléments actifs. Et ils y sont perdus aussi bien qu’à la ville, si une organisation ne les retient pas habilement et solidement, par l'intérêt d’une protection utile et eflicace aussi bien que par l'ambiance du caractère spécial de leurs traditions.

Il va sans dire — et cest une observation indispensable — que cette organisation chargée de suivre les émigrants pendant le temps de léur absence, comme un prolongement de leur milieu natal, ne peut émaner que de ce milieu, et exige d’être conforme à ses Caractèrés : notamment le changement de degré de religion étant un des aspects du danger, elle doit soigneusement le prévoir ; les Camberlots n’ont fait en cela que prendre modèle sur les Belges, les Polonais et les Italiens, qui n'avaient pas manqué de s’en rendre compte. Le vote d’une série de lois de protection accordées par le gouvernement aux migrateurs, outre qu'elle serait impossible, ne remplirait pas du tout le but. Il faut de toute nécessité que cette protection vienne de la même organisation

régionale qui envoie son journal et son prêtre, pour que l'intérêt de sa protection matérielle entraîne l’efficacité de sa protection morale et traditionnelle.

Ainsi protégée par une organisation de son pays, la migration temporaire interrurale est bonne et souhaitable, d'autant plus qu'elle est nécessaire.

Et cela nous amène à notre seconde partie : conclusion sur les effets du phénomène quant aux pays nécessiteux en main-d'œuvre temporaire et demandeurs d'aides saisonniers.

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