‹ Les Mille et un jours (volume 2)Chapitre 4 sur 31 · KT UN JOURS · texte numérisé non relu

KT UN JOURS

Mahomcl; «Mifin , vWe ra|>[n»Ile li^ hivros tic l'Asie vl le pliéntx de rOrienl,

En effel, ce pï iiice, dès làgc de cliK-huit ans, iruvait peut-^tre jia^ s(ni semhlahle lians le monde; il elaiH âme des conseils de Timur-tascb, son père. S*j1 ouvrait no avis, les ministres les plus consommés rapprouvaieiit et ne pimvaient assez admirer sa prndence ol sa sagesse. Outre cela, s'il s'agissait de faire la guerre, on le voyait, à la lèLe des troupes de FÉtat, aller clierelier rennend^ le eomballre el le vaincre, 11 avait déjà remporté plusieurs virloires; el les Nogaïs sélaient rendus si rediiu tables par leurs lieurenx succès, que les nations voisines n'osaient se brouiller avec eux. Les affaires du kban son père étaient dans cette disposition, lorsque vint à sa cour un ambassadeur du sultan de Carizme, qui, dans l'audience qu'on lui donna j déclara que sou maître prétendait qu'à Tavenir lesTartares Nogaïs lui payassent un tribut tous les ans, autrement iju'il viendrait en personne les y forcer avec deux cent mille hommes, et ftter la couronne el la vie à leur souvemin pour le punir de ne s*élre pas

soumis de bonne grâce. Le khan la-dessus assembla son conseiL On mit endélibéï-ation si Ton paierait le tribut plulùtqnedVii venir aux

IILSTOIRE DU PRINCK CALAF, ETC.

mains avec un si piiissaol eiineoii , ou si Fou mépriserait ses menaces, Calaf, et la plupart de ceux qui assistaient au conseil, furent de ce dernier avis, et rambassadeur partit avec un refus.

Après cela on envoya des députés chez les peuples voisins pour leur représenter l'intérêt qu'ils avaient de s'unir avec le klian contre le sultan de Carizme^ dont l'ambition était excessive, et qui ne manquerait pas d'exiger aussi d'eux le même tribut s il y pouvait contraindre les Nogaïs. Les députés réussirent dans leurs négociations; les nations voisines et entre autres les Circassiens prirent rengage* ment de se joindre au khan et de lui fournir cinquante mille hommes. Sur cette promesse, outre Tarmée que ce prince avait ordinairement sur pied, il leva de nouvelles troupes.

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-;■ 'r ENOANT que ces préparatifs se faisaient chez lesNogaïs, le sultan de Carizme de son cAté assembla deux cent mille comhallanls et passa le ^ ^'"^^^^^ Jaxartes à Cogende. 11 traversa les pays

d'ilac et de Saganac, où il trouva des vivres en abondance, et il s'a-

LKS MlLUr. KT IN JOtlllS.

vança jus4]uli Jiiiid avant que I année du kliiin, cnnnimndét |Mlr le prince Calaf, put se mettre eo campagne, |iarce qne les Circassioiis el les autres Irotipes auxiliaires n'avaieni py joiinlreplnH lAl* D'abord f|iae Calaf eut rcfu tous les secours qn'il altetuiait, il marcha droil à Jiind ; mais îi peine eut-il passé Jeogikunl, que se*i coureurs lui rapporlèi*eiil que les ennemis paraissaient et venaieni a lui ni liaiaille. AussitftI le jeune prince lit faire hatte et ilîspnsa m*s troupes à romlmttre*

Les deux armées étaient à peu préséj^aleseu numlire, et les peuples qui les composaient irétaieni pas humus l^eUiqueux les nus que lc% autres. Aussi le comtuit i|ni se ilouiia lul-il sîuigiant et ojuuiiitre* Il commença le matin eldura jusqu'à la nuit. Des deux cnh^ 1rs ofïiciers et les soldats s'acquittèrent bien de leur devnir. Ke sultan fit pendant Faction tout ce que pouvait Taire un guerrier consoomiè dans le métier des armes, et le prince CalaP, plus qu'on ne devait attendre d*uu si jeuue j^énéraL ïautùt les Tartares Nogaïs avaient ravantage, et tanlAl ils étaient obligés de céder aux efforts des Carizmiens, de manière que les deux partis, successivement vainqueurs et vaincus, sonnèrent la retraite à rentrée de la nuit, résolus de recommencer le comi>at le lendemain. Mais le commandant des Circassiens alla secrètement trouver le sultan et lui proimt d abandonner les Nogaïs, pc»urvuque par un traité qu'il jurerait dobserver religieusement , il s'engageât a ne jamais exiger de tribut des jieuples de Circiissie , soiis quel prétexte que ce fiU. Le sultan y consentit, le traité fut Tait; le commandant regagna son quartier, et le jour suivant lorsqu'il fallnf retourner à la charge, ou vil tout à cou]* les Circassiens se délaclier de leurs alliés et reprendre le cheuun de leur pavs.

Celte tratiison causii un vif chagrin au prnice Calai qui, se voyant alors l>eaucoup plus faible que le sultan , aurait fort sonliuité d'éviter le combat, mais il n'y eut pas moyen. Les Carizmiens attaquèrent brusquement, et profitant du terrain rpii leur permettait de s'étendre, ils enveloppèrent de toutes parts les Nogaïs. Ceux-ci cependant^ quoique abandonnés de leurs meilleures troupes auxiliaires et environnés d'ennemis, ne perdirent pas courage. Animés par l*exemple de leur prince , ils se serrèrent et soutinrent longtemps les plus vives charges du sultan ; ils furent toutefois etdbncés . et alin\s

HISTOIRE DO PRINCE CALAF, ETC Bl

Calaf, désespéraiil de remporter la victoire, ne songea plus qu'à échapper à son ennemi. Il clioisil qucl<[nes escaihons, el se n*ettant k leur tôte, il se fil jour au travers des Carizmiens. Le sultan, averti de sa retraite, envoya six mille chevaux pour tacher de le prendre ; mais il trompa leur poursuite oti prenant des chemins tjui ne leur étaient pas connus; et enfin il arriva, peu de jours après la bataille, à la cour rie son père, où il répandit la tristesse et la terreur en apprenant le malheur qui lui était arrive.

Si cette nouvelle affligea Timurtascli, celle qu'on reçut hieutôt après acheva de le mettre au désespoir. Un ofBcier, échappé du combat, vint dire que le sultaude Carizme avait fait passer sous le >abre |>resque tous tes Nogaïs, etqu^il s'avançait à grandes journées, dans la réï-olution de taire mourir toute la famille du khan et de soumettre ki nation à son obéissance. Le khan se repentit alors d'avoir lefusé de payer le tribut; maisj comme dit le proverbe aiabe : « xV quoi sert le repentir après la ruine de la ville de Basra?» Comme le temps pressait et qu'il fallait se sauver de (leur de tomber au pouvoir du sultan, le khan ^ la princesse Ëlmaze (dtamani}, sa femme, et Calai se chargèrent de tout ce qu'il y avait de |>liis précieux dans leur trésor, et sortirent d'Astracan^ leur ville catiitalc, accompagnés de plusieurs officiers du palais qui ne voulurent point les abandonnei', et des troupes, qui s étaient fait jour avec le jeune prince au (ravers des ennemis.

Ils prirent la roule de la grande Bulgarie; leur dessein était d'aller mendiei' un asile chez quelque prince souverain. Il y avait plusieurs jours qu'ils étaient en marche, et ils avaient déjà gagné le mont Caucase, lorsque quatre mille brigands^ habitants de cette montagne, viureut toulà coup fondre sur eux* Bieu que Calafeùt a peine cinq cents hounnes, il ne laissa pas de soutenir Timpétuosité des brigands : il en tua même une grande partie; mais il perdit toutes ses troupes, et demeura enfin au pouvoir de ces bandits, dont les uns se saisirent des richesses qu'ils trouvèrent, pendant que les antres olaient la vie à toutes les personnes qui suivaient le khan. Us n'épargnèrent que ce prince, sa femme et son fils; encore les laissèrent^ils presque nus au milieu de la nioirtagne.

LKS MlliJ-: KT V\ JOURS

Off no [R^dl exprimer quell** Tut lu tiouleiir de Tiniurlasch loi stjiril se v»l réduit il celte extréoiité. Il enviait le sort de ceux qui venaieiU rie périr à ses yeux ; el se livnuil iiu désespoir, il voulait se donoer la morL La prineesse, de son côté, fondait en pleurs et faisait retentir Fair de plaintes et de gémissements. C'.alaf seul avait la force de soutenir le poids d'nne si mauvaise fortune ; pénétré des maximes de

TAlcoran et des sen- ' ^'^^ '^-^

tences de Mahomet sur la prédestination , il avait une fermeté d'âme inébraîdable. I/extrênie afllietion que le khan et sa femme faisaient éclater était sa plus grande peine. 0 mon père! ô ma mère ! leur disait- il, ne succombez point a vos malheurs, songez que c'est Dieu qui veut que vous soyez si misérables. Soianeltons-nons sans murmure a ses ordres at)solus. Sommes-nous les premiers [uinces que la verge de sa justice ait frappés? Combien de souverains avaiit nous ont été chassés de leurs États; et après avoir mené une vie errante et passé môme pour les plus vils mortels dans des terres étrangères, sont remontés sur leurs trônes! Si Dieu a le pouvoir d'ôter les couronnes, il peut aussi les rendre. Espérons donc qu'il sera touché de notre misère, et qu'il fera succéder la prospérité a la déplorable sidialion où nous sommes.

Il ajouta plusieurs autres paroles consolantes, el à mesure ipi il parlait, son père et samère, altentifs à ses discours» si^ntaienl uiu^

niSTOiFii: Di iMU.xci: calaf» ktc

secrète consolalirm. Us sc Inissèreul enfin persiiador. Jo le veux, mon fils, dil le khan, abatidontions-nous k la Provideiiee; et puisque les niaiix qui nous euvirouneut sont tracés sur la table fatale, souffrons-

les donc sans nous plaindre* A ces mots , ce prince, sa femme et son fils, résolus d'avoir de la fermeté dans le malheur, continuèrent leur chemin à pied , car les voleurs leur avaient 5té leurs rhevaux. Ils marciiéreut assez longtemps^ et vécurent des fruits qu'ils trouvèrent dans les vallées; mais ils s'engagèrent dans un désert ofi la terre ne produisant rien doïit ils pussent subsister, leur courage s'abattil. Le klian , déjà dans un âge avancé , commençait k sentir que les forces lui m:in(|uaient ; et la princesse, fatiguée du chemin qu'elle avait fiiit, pouvait a peine se soutenir; si bien que Calaf, quoiqu'il fût lui-niétne assez las, les portait sur ses épaules l'un après Tautre pour les soulager. Entîn, accablés tous trois de fiiim , de soif et de lassitude, ils arrivèrent kun endroit rempli de précipices affreux, Cètait une colline très-éicvée ef entrecoupée di* creux nbomiiïaliles, enire

• tes nil Lr KT i ^ ioi us.

lestjueUi! paraiNSiiil fort dan gereiix île [Hisser; et l'on ne voyait pas il autre cbonii» |KiuriuUn!r «liins une vasliî [ilaint* c|ui ^*liiit au delà, parce tjue*lt?s rleiix c<M<'s ih* la colline , le p;iys paraissait si enibiirrass*^

ile rojiie^ehrejiintis, qu'on lie pouvail s \v luire un passage. Cjiiufid Ut princesse ape r<^ ut les abîmes, elle poussai iiti t^rand cri^ et le kbâii penlil eiilin pattence. Il entre en rnn*tir : Cru rsl lait, dit-il au prince sun fils, je cède à mon mauvais destin^ je succombe ii tant de peines* je vaisme preci|>ilerinoi-ni^îne dans nrj île ces ^ouirresprufiuids, que le ciel sans di^ulc m'a reserves [lour Ir^mljean ; je veux m'affrunctiir de la tyrannie de moti inrorlunt% j'aime mieux la mort i|u une % ie !y pénible.

Le khaiL se laissant entrahier au mouvement Furieux qui ra^fîUut, allait se jeter dans un précipice lorsque le priiH/e tlalaf le prit eiiln^ ses bras et le retint. — Ab! mon perc, Uiidit-iL que voulez-vuus Faire? a (pjel transport vous abanduiinez*vous? esUce ainsi que vous témoigne/ la soumission que vous devez aux ordres du ciel! rentrez en vous-même. Au lieu de manjuer une ini|ialience rebelle à ses xalonlés, lâchons démériter [lar iinlre constance quil nous regarde trun œil plus Favorable. Nous sonniies , je Tavoue, dans un état Irès- Fàcbeux , et nous ne saurions sîius fiéril niarcber |mrmi cesaljinics; mais il y a peiil-Atre quelque cbeinin pour entrer dans la plaine : per mettez-moi de lecberclier. Vous cependant, seigneur, calmez la violence de vos mouvemeuts et demeurez ici avec la princesse ; je serai bientôt de retour. — Allez, mon fils, répondit lekliun. nous votjs attendrons, ne craignez point mou désespoir, j>n serai maître jusqu'à ce que vous soyez revenu,

Ix jeune prince parcourut toute la colline sans pouvoir découvrir aucun chemin, lien tut Fort aflligé, se prosterna, pjémilel implora le secours du ciel. Il se leva ensuite et chercha de nouveau *pielqiieseiiUer qui conduisit à la plaine; enfin il en trouva un. Il le suivit en rendant grâces k Dieu de ce bonheur, et s'avança jusqu'au pied d'unarlu'e qui était à rentrée de la plaine et qui couvrait de son ambre une tentai ne d'une eau pure et transparente. Il aperçut aussi d'autres arbres chargés de Fruits d'une grosseur sur|ïienunle. Charmé de cette déconverle, il courut en donner avis à son pi^re et k sa mère, rpii reçu-

irrsTOiRK 01 piuxct: calai-, et*:.

fi^llipette nonvelteavec d anlaiil phis rle joie, (iirilsjugiM^eiit par \k que le ciel commençait d avoir piliette leur misère*

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7ALAF les conduisit à la Ibotaine , ou ils se lavèrent tous trois le visage et les niainSj et sou lagèvenl Tardente soif qui les dévorait* Ensuite ils inangi**reut des fruits que le jeune prince alla leur cueillir el qui, dans le [M'cssaiil besoin qu'ils avaienl de oourrilure, leur parurent excellents. Seigneur, disait Calaf à son père, vous voyez Tin justice de vos murmures; vous vous imaginiez que le ciel nous avait abandoiuR's. J'ai iuqtloré sou secours, et il nous a secourus; il n'est point sourd îi la voix des malheureux qui ont une entière confiance en lui.

Ils demeurèrent près de la fontaine dctix ou trois jours à se reposer et à réparer leurs forces épuisées. Après cela ils se chargèrent de fruits et s'avancèrent dans la plaine, espérant qu'elle les conduirait à quelque lieu halïité. Ils ne se flattèrent [>as d'une fausse espérance; ils aperçurent bientôt au-devant d'eux une ville qui leur parut grande et superbement bâtie. Ils y allèrent, et quand ils furent arrivés aux portes, ils s'arrêtèrent pour attendre la nuit, ne voulant point entrer dans la ville pendant le jour, couverts de sueur et de potissière el

U8 MILLIS KT C^ lOl flH

I^Mque nus. \h ^asmeiii sous uu iirhi e qui Taisait beaucoup crambre, els'élerulireiil *>iir l*hiTlM% II y avait ihyi qiHVI(|U0 temps qu'ils se reimsaiiMit en ret tMidroit. lorsqu'un vjeillaiil, sorti de la ville, vint sous U'. m^uK* arhm [inviulre k* trais et s assit auprAsdeux apr«>sleur avoir fait une prolondi* révérence. Ils se niireiil k le sitluerà leur tour, et ensuite Ih lui demandèrent conimeiH se nounnait celte ville. — ^Klle s'appelle Jaïk, répoudit le vieillard, c*est la capitale du pays où le fleuve Jaik a sa sourri*. Le roi Ilerij^n^-Kliatï y fait sou séjour. Il l^ul que vous soyez, bien étranjrers, puisque vous me faites cette ipiestioiL —Oui, iIiI le khan, nous somuies d'un pays assez éloigné d'ici. Nous avor»s pris naissance dans le royaume de Carizrae, et nous demeurons sur les l)ords de la mer Caspienne : nous nous mêlons de négoce. Nous allions avec plusieurs autres marcliandsdansCaptehac : une grosse troupe de voleurs est vernie attaquer notre caravane et Ta pillée; ils nous oui laissé la vie, mais ils nous uni mis dans Tétat où vous nous voyez. Nous avoîis traversé le mont Caucase el nous sommes venus jusqu'ici sa!is savoir où nous porliuns nos pas.

Le vieillanL qui était un houuoe tort conqwitissarrt aux peines de sou prochain, leur témoigna qu'il était seusitile à leur malheur; el pour mieux le leur |îersuadei", il leur oflVilsîi demeure. Il leur fît celle oiïre de si boone grâce, que, quanit ils iTauraientpas eu tiesoin de raccepter, ils n'auraient pu sen délendre. Il les mena donc chez lui dés que la nuit Fut venue. C'était une (»etile maison fort simplement meublée, mais où tout était propre et avait plutôt uu air de uiodestie que dlndigence. Le vieillard eu eulrant donna quelques ordres tout bas a uu de ses esclaves, r|u'on vit revenir [len de temps après suivi de deux garçons marchands, dont Tuii portait un gros paquet dhabits trhomnies et de femmes tout fails, et Fautre était chargé de toutes sortes de voiles, de turbans el de ceintures. Le prince Calaf el son père prirent chacun un caftan de drap et une veste de brocart avec un turban de toile des Imles, el la princesse utt habillement de femme aussi complet* Après cela riiAle paya les marchands, les renvoya el demanda à soufier. Deux esclaves dressèrent aussitôt une table avec un buffet couvert de porcelaines, de plats de bois de sandal et d'aioés et de plusieurs coupes de corail . parfumées

HJSTOJI1K Dl; PÏUNCK FADLALLAU.

avec de rambre gris. Ils si^rvireul ensuite un repas délicat siiiis ôlre trop abondant. Le vieillard s efforçait d'iïispirer de la joie a ses hôtes ; mais s' apercevant qn'ii n'en pou vait venir à bout : — Je vois bien , leur dit-il j que vous avez sans cesse present k la mémoire le souvenir de ce qui vous est arrivé. Sachez vous consoler de la perte des biens que les voleurs vous ont enlevés, les voyageurs et les négociants éprouvent souvent de semblables aventures. J'ai moi-même été volé sur le rhemin de Moussel à Bagdad , j'y faillis aussi perdre la vie, et je nie trouvai dans la position misérable où vous êtes. 11 faut que je vous raconte mon histoire : le récit de mes malheurs pourra vous encourager k supporter les vôtres. Après ces paroles, le bon vieillard orflonna à ses esclaves de se retirer, et jmrla dans ces termes :

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