‹ Les Mille et un jours (volume 3)Chapitre 2 sur 14 · IV NOTICE · texte numérisé non relu

IV NOTICE

moins naturel , selon le jugement de La Harpe , animée de l'inlérêt le plus vif; et, d'autant plus faite pour mériter nos suffrages, que le travail de l'orientaliste a été revu tout entier par l'immortel auteur de Gilblas. On sait même que I^esage puisa dans ces contes charmans le canevas de la plupart de ses opéra-comiques.

Mais, au recueil de Petis-de-la-Croix, qui fait a peine la moitié de notre édition , nous avons cru devoir joindre d'autres contes rares, tirés des littératures orientales, et publics par Gallaud, Cardonne, Chawis et Cazotte; contes qui n'ont pas encore été compris dans les collections. Nous espérons qu'on nous approuvera ; du moins on nous a encouragés a cette innovation , par la vogue de notre édition des Mille et une Nuits, que nous avions augmentée de près de trois volumes '.

Il faut maintenant nous conformer a un devoir que le public de nos jours, moins frivole qu'autrefois, impose a tous les éditeurs. Nous allons donc dire quelques mots des auteurs ou traducteurs de ces contes.

François Peiis-de-la-Croix, fils d'un orientaliste célèbre, naquit a Paris en i653, s'appliqua de bonne heure aux langues orientales, et fut en-

' Les Mille et une Nuits , 7 vol. in-8" avec 21 {gravures. EJilion de la Société de Traduction.

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