‹ Les Mille et un jours (volume 4)Chapitre 17 sur 20 · SUR LE CONTE D'HABIB · texte numérisé non relu

SUR LE CONTE D'HABIB

que les opinions d'une des deux parties du monde ; il ne s'agit point ici d'un objet purement naturel , dont l'effet est de faire naître des pensées analogues.

Quand TArabe a mis tous ses soins à perfectionner son élève, il le montre enfin comme à peu près parfait, car il ne le conduit pas si jeune à ce terme.

Il place d'un côté son père près de lui , comme modèle ; de l'autre , il le renvoie assez adroitement faire un petit tour à l'étude des hiéroglyphes de Salomon , pour laisser entrevoir que la perfection ne peut être que le fruit de la maturité et de l'application.

Le caractère de Zir, qui lui est un instant opposé , fait voir tout le brillant du sien.

Mais comme il faut mettre en jeu l'exercice de toutes ces vertus chevaleresques, lorsqu'il s'agit de faire briller sa fidélité en amour, ce n'est point une folle passioimée qu'on met sur la scène , pour l'attrister, comme dans Grandisson.

On jette sur son chemin une jeime personne toute naïve , dont le caractère fait une agréable opposition avec ce qu'il peut y avoir de trop sérieux dans les autres personnages ; elle est amoureuse sans le savoir, et sa jolie passion est d'un ton doux , qui ne la rend à charge à qui que ce soit, pas même à elle. C'est ime nuance de sentimens qui fait ressortir le mérite du héros , et personne ne se trouve perdu dans l'ombre.

Clémentine , du roman de Grandisson , forme un tableau du plus touchant intérêt , et d'un si grand effet que , de bonne heure , il devient déchirant.

L'auteur n'a pas pris garde qu'en exposant la vertu de son héros à un très-grand péril , dont il était sûr de le faire

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