‹ Les mille et une nuits du théâtreChapitre 18 sur 70 · ALFRED · texte numérisé non relu

ALFRED

Comédie en un acte, par MME» Emile Mendel et Edgard Pourcelle.

Cet Alfred est un ancien viveur qui, de client des

restaurants à la mode, est descendu à en devenir maître d'hôtel, puis garçon. Le voici maintenant en service chez un infime traiteur des Batignolles, où un riche négociant de Paris, M. Briffet, vient régaler économiquement une certaine demoiselle Agrippa qu’il prend pour une femme du monde. Alfred, qui se mêle de tout, décèle la présence de Briffet à deux jeunes gens qui dînaient dans un cabinet voisin. L’un de ces jeunes gens, peintre de son état, s’était vu refuser la main de MUe Briffet par son père. Profitant de la situation délicate où le négociant s’est placé en venant dîner en cabinet particulier avec une femme légère, Lucien et Henri, avec la collaboration d’Alfred, obligent M. Briffet à consentir au mariage qu’il avait d’abord repoussé.

Alfred, c’est Baron, coiffé d’une extraordinaire perruque de soie noire, évidemment enlevée à la collection du feu duc de Brunswick. La pièce de MM. Emile Mendel et Edgard Pourcelle n’est pas précisément ce qu’on appelle une pièce de résistance. Mais il y a des mots drôles. Alfred offre aux clients un poisson d'apparence et d’odeur bizarres : « Qu’est cela? lui demande-t-on, du poisson de mer ou du poisson d'eau douce? — Ni l’un ni l’autre ! répond Alfred, c’est un poisson qui ne se trouve que chez les restaurateurs.»

CCCCXLVI

Troisième* Thé atre-Franç aïs. 7 avril 1877.

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