‹ Les mille et une nuits du théâtreChapitre 32 sur 70 · LES TROIS BOUGEOIRS · texte numérisé non relu

LES TROIS BOUGEOIRS

Comédie en un acte, par MM. Eugène Grangé et Victor Bernard.

Voici un petit acte qui serait bien placé dans la série du Théâtre de campagne, publié par Ollendorff, ou

dans les Proverbes et Saynètes de salon , dont le libraire Tresse vient de commencer la publication, à l’usage des châtelaines embarrassées de leurs soirées d’automne.

Précisément, c’est dans un château que se passe la très légère action des Tt'ois Bougeoirs. L'un des invités, M. Paul de Lussan, vient de prendre possession de sa chambre, lorsqu’une toute jeune fille, Mllc Berthe, y pénètre étourdiment, croyant y trouver une de ses amies. Toute confuse de son erreur, elle va se retirer, lorsqu’on entend du bruit dans le couloir. La voilà donc obligée de rester en tête à tête avec M. Paul. Nouvelle alerte : un espèce de philistin, nommé Chambillard, ne pouvant pas dormir dans la grande chambre à légendes où reviennent les ombres des vieux seigneurs trépassés, imagine de se réfugier chez Paul et de lui proposer un rubieon. C’est à grand'peine que Paul parvient à renvoyer ce fâcheux; on ne tarde pas à le revoir, car Chambillard était allé demander l’hospitalité à sa propre femme, et, ne l’ayant pas trouvée où elle devait être, c’est-àdire dans son lit, conçoit tout à coup des soupçons, que justifie la présence chez Paul de trois bougeoirs, lorsqu’il ne devrait y en avoir que deux, le sien propre et celui de Paul.

Bref, Mlle Berthe est compromise, et tout s’arrange par un mariage.

Il y a de la gaieté dans ce petit acte sans nouveauté, très bien joué par MM. Achard, Francès et par Mllc Legault.

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