OD IL EST QUESTION DU PARA
1^^ UANC Dieu créa la femme, me dit le diable, Q^ il mit dans le cabinet de verdure, qui devait être son cabinet de toilette, des feuilles de vigne et de figuier pour le jour où elle aurait la coquetterie d'habiller sa nudité.
Les robes, en ce temps-là, ne ruinaient pas les maris. Les femmes n'en étaient pas moins belles quand elles traînaient leurs pieds nus dans la rosée, avec leurs cheveux pour toute ombrelle. Mais il vint un temps où l'on décida que le rôle de la femme était de âler de la laine; ce fut alors que la femme se parflla des robes. Bientôt elle eut des esclaves pour faire tourner le rouet.
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Les poètes commencèrent à s*indigher. Mais ce fut bien pis quand les femmes passèrent de la laine à la soie, quand elles brodèrent des chiffres et des fleurs en or. On put déjà comparer le prix de la feuille de vigne au prix des robes somptueuses des reines et des courtisanes.
Il y a des femmes qui ne sont que des robes.
Mais au moins, dans l'antiquité comme au moyen âge, une robe durait longtemps. Les historiens rapportent que les robes de galas reparaissaient à toutes les grandes fêtes, on portait la robe de sa mère et de son aïeule.
Aujourd'hui, nos reines et nos courtisanes ne portent leurs robes qu'une fois; elles se croiraient déshonorées si elles ne changeaient pas tous les jours d'habit comme la nature change de manteau.
Or, la feuille de vigne de Worth ne coûte jamais moins de mille francs.
Et M. Dupin ne soulève pas la pierre tombale pour crier encore contre le luxe effréné des femmes : le luxe du déshabillé ! Aurélien SchoU a dit avec toute sa raison spirituelle : € Jamais les femmes ne se sont autant inquiétées des étoffes que depuis qu'elles ne s'habil-