‹ Les mille et une nuits parisiennesChapitre 31 sur 37 · DU PARADIS PERDU · texte numérisé non relu

DU PARADIS PERDU

tage, portent bravement les couleurs des officiers d'académie que débite le ministre de l'instruction publique.

Vous n'êtes pas au bout de la fièvre décorative. Voyez le retour des courses : ceux-ci sont décorés du Jockey-Club — c'est un ordre comme un autre. — Mais ne trouvez-vous pas admirable que ceux-là se décorent de la carte violette afin de prouver à tout Paris qu'ils ont eu vingt francs dans leur poche pour aller voir peser les chevaux ?

Pourquoi ces messieurs ne se mettent-ils pas tout de suite un louis d'or à la boutonnière ?

lu. 15

L faut bien avouer qu'une robe| coupée par une main de fée est le miracle de l'art, quand elle habille une belle femme qui sait habiller sa robe. Il y a là des effets de dessin et de coloris qui enchantent les yeux, quand la robe s'en va des épaules et des seins comme un reflux nonchalant que baise le soleil. Le corsage accuse les beautés du nu, tout en caressant la ceinture par une étreinte amoureuse. La jupe côtoie avec volupté le flanc et la hanche pour s'abattre sur les cuisses et tomber mollement en larges plis sur le satin d'un pied mignon. Et la traîne?

C'est le serpent lui-même qui s'est attaché à la

feuille de vigne, après le péché. Voyez ses enroulements et ses miroitements sur la soie, sous la dentelle et sous les roses. Comme c'est bien la robe du paradis perdu !

Mais si la femme se présente avec une pareille robe à la porte du paradis retrouvé, saint Pierre

ne court-il pas le risque de marcher dessus ? En attendant, les femmes vont partout avec leur traîne. Elles dansent et elles valsent, sans s'inquiéter pour ces fragiles monuments de la grâce féminine. Elles savent bien que les hommes d'aujourd'hui ont ajppris à ne pas marcher sur la queue de la robe, à part ceux qui ne font jamais leur chemin.

Une grande dame allait partir pour le bal ; un de ses enfants, qui n'était pas encore couché, vient lui dire adieu pour la voir dans sa belle robe : « Oh ! maman, comme tu es belle quand tu es déshabillée ! — Comment, quand je suis déshabillée? » Il ne manquait plus à la comtesse que ses gants et son éventail. « C'est que, vois-tu, maman, tu as tant de robe en bas et si peu en haut ! »

On avait pu espérer un moment que les désastres légendaires de la guerre et de la Com-

mune seraient pour Paris une leçon terrible qui métamorphoserait les mœurs publiques :

on croyait déjà que toutes les femmes allaient acheter un rouet pour filer de Tétoupe. On espérait ne plus voir dans les salons que des mères de famille en robes d'indienne faites par la couturière du coin, ne portant de cheveux que leurs cheveux, abandonnant les hauts talons pour plus d*humilité, ne discutant plus les décrets de la mode, relevant encore la dignité de la femme par les bonnes œuvres de tous les jours, remontant à la vertu primitive, comme la source qui rebrousse chemin à force d'écluses. Les écluses , c'étaient les catastrophes que Dieu avait jetées devant le torrent des mauvaises passions.

Il n'en a été rien. Certes, il faut rendre justice aux femmes de Paris, aux grandes dames comme aux plébéiennes. Elles ont été héroïques pendant le siège, héroïques dans la charité, héroïques dans la soufirance. Elles ont relevé le courage des hommes à l'heure du combat et à l'heure de la mort : c'est à elles que l'histoire décernera la palme.

Mais ce n'était qu'une trêve à leurs passions.

Après six mois de sacrifices, elles ont repris de plus belle leurs bonnes habitudes.

On s'imaginait qu'il y avait un abîme entre 1870 et 1871. Elles ont franchi l'abîme d'un pas léger, en versant une larme. Mais à peine de l'autre côté, en ouvrant leur sac de nuit, elles ont retrouvé « le luxe efiréné des femmes. » Et les voilà plus que jamais dans les emportements et les folies, se ruinant avec une grâce insouciante, retournant à l'abime avec un adorable abandon.

En aucun temps les femmes n'ont eu autant de robes pour les habiller, autant de voitures pour les promener, autant de fêtes pour les amuser. Autrefois on dansait sur un volcan, maintenant on danse sur des ruines. Les gaies Napolitaines n'ont pas dansé au milieu des ruines de Pompéiet d'Herculanum; les Françaises, moins gaies peut-être, mais plus oublieuses, dansent après la guerre et après la Commune, comme si de rien n'était.

Que dirait Juvénal ? Il y perdrait son rude latin. Et s'il parlait en français, toutes ces jolies bouches lui riraient au nez : « D'où vient-il, celui-là, qui n'aime ni les femmes, ni les vio-

Ions ? Il ne chante que des chansons connues ; qu'il aille prêcher dans le désert. »

Aussi, aujourd'hui, qu'on soit Juvénal en vers, ou Suétone en prose, on n'est pas écouté. Le journal de modes est le vrai journal de la politique. Paris laisse à Versailles le droit de faire des discours, mais il se réserve le droit de s'amuser.

Autrefois, le carnaval durait trois jours, le dimanche gras, le lundi gras, le mardi gras. On riait encore un peu à la mi-carême; mais aujourd'hui le carnaval dure trois mois. Et comme il abuse du mot pour se jeter dans tous les imprévus, dans tous les imbroglios, dans toutes les fantaisies ! Il n'y avait qu'un bal de TOpéra ; il y en a deux maintenant. Il n'y avait que Valentino , il y a Frascati ; il n'y avait que la Closerie des Lilas, il y a le Vaux-Hall. Mais, pendant ces trois mois de carnaval, Paris sourit, rit et grimace en mille endroits, depuis la jolie salle de la Puce qui renifle, jusqu'à la jolie salle de la Poupée qui fume. Ce sont des délices incomparables. Il y a bien aussi le bal des croquemorts, mais passons vite.

Le peuple a ses rendez-vous comme les gens

du monde. Il faut le voir le samedi, jeter l'argent du travail de toute la semaine dans les folies carnavalesques. Le dimanche il continuera à s'amuser et le lundi il boira, pour oublier qu'il n'a plus le sou. Pourquoi ne ferait-il pas comme les grands de ce monde ? Ne croyez pas que les gens du peuple dédaignent « le luxe effréné. » Cette fièvre est descendue jusqu'à eux. Tous les hivers on voit passer au bal de l'Étoile les corporations de Paris, qui arrivent en voiture, gants blancs, habits noirs, robes décolletées et traînantes , chevelures d'emprunt , toutes les herbes de la Saint-Jean sur la tête — que c'est comme un bouquet de fleurs, — Je sais bien qu'au bal des gens de maison, ce sont nos habits qui servent, comme les robes de nos femmes; mais, à cela près, nos gens n'en jettent pas moins notre argent par les fenêtres.

Ce sont des jeux innocents ceux-là,> mais quels jeux terribles jouent les femmes du monde quand elles s'en vont au musée Worth se choisir de quoi ébouriffer leurs amoureux et désespérer leurs rivales. Aussi, la bourse des robes monte, monte, monte toujours.

J'ai vu le temps où les robes coûtaient cent

francs. Je me suis effrayé le jour où j'ai vu ces valeurs-là à cinq cents francs. A mille francs, j'en ai pris mon parti, car on prend parti de tout. A deux mille francs, je me suis inquiété pour la France. Les femmes étaient si jolies que je pardonnais comme les autres. Mais à cinq mille francs je n'en suis plus et je m'en lave les mains *.

Les fabricants de soie diront que je rêve, car enfin vingt-cinq mètres de soie à vingt francs ne font que cinq cents francs. Oui, mais la coutu-

* Comprenez-vous la joie du mari— ou de ramant— quand il ouvre un matin une jolie enveloppe de papier Wathmann, qui a Pair de renfermer une bonne nouvelle.

Il lit, il relit, il prend son lorgnon et jette son chapeau par la fenêtre en sacrifice aux dieux — pour ne pas s'y jeter luimême.

Voyez plutôt, c'est une facture de M. Worth.

K» 201,781. 7, rue de la Paix, 7.

Vorth

Robes et Confections, Soieries et Nouveautés.

Doit Madame la duchesse de Jenesaisquoi :

Une robe montante 3,941 50

3,941 fr 50 c. ! « C'est pour rien, dit le mari — ou l'amant, car ce jour-là ils ont la même opinion. — Mais, si ce n'était pas une robe montante ! »

rière sait bien que je ne rêve pas ; elle se compare modestement à ce^rand peintre qui, avec cinquante sous de couleur, fait un tableau de cinquante mille francs. L'étoffe n'est rien, dit la couturière, c'est l'art de l'ajuster, c'est la science des agréments, c'est le miracle des nœuds et des dentelles.

Et puis, on compte vingt-cinq mètres, c'est qu'on ne sait pas compter. Mon Dieu, un demimètre suffit pour le corsage et les bras ; on pourrait même ne pas en compter du tout, puisque la robe ne commence qu'à la ceinture. Mais une robe n'habille bien que si elle vous suit pendant un quart d'heure. On a crié à l'exagération quand la belle Drouard occupait toute la scène dans M^^® de Trente-six Vertus, avec sa traîne incomparable; elle ne faisait que devancer la mode d'un jour.

De même, au bal costumé d'Emile de Girardin, M™« la comtesse de La V — , déguisée en haute gommeme, donnait à toutes les femmes l'idée de s'habiller ainsi, tant sa robe était une merveille de pompe et d'emphase. Devant une telle robe, Louis XIV se fût écrié : « Celle qui la porte sera princesse. »

Ce n'est pas seulement pour la traîne, qu'il faut beaucoup d'étoffe, c'est pour les « retouches. » Une robe ne se fait pas toute seule, la meilleure coupeuse a beau dessiner comme Raphaël, elle marque, comme on dit en style d'atelier, « ses repentirs. » Il lui faut tailler en plein drap. N'at-ellepas le droit, dans son génie, de sacrifier ce qui ne vient pas bien?

A l'inauguration de l'Opéra, la marquise aux métamorphoses — surnommée le Sphinx, parce qu'elle a deviné toutes les énigmes, même celle de son cœur — avait une robe miraculeuse , faite d'une étoffe ancienne qu'elle avait trouvée à Venise. C'était digne d'une Dogaresse. Et comme on s'extasiait : « C'est pour rien , disaitelle; figurez-vous que je n'ai payé cette étoffe que cinquante francs le mètre. »

En effet, au prix où sont les robes, on pouvait calculer que celle-ci ne coûtait que douze cent cinquante francs, à raison de vingt-cinq mètres pour la robe. Mais la marquise ajouta : € J'espérais en donner une pareille à une de mes amies, mais Worth m'a employé mes cent mètres, » Et, comme on se récriait : — Que voulezvous, à la première et à la seconde coupe, il n'é-

tait pas en inspiration ; mais à la troisième il avait retrouvé tout son génie. — Après tout, dit un homme de chiffres, d'un air railleur, la robe ne coûte que cinq mille francs. — Oui, dit la marquise, mais vous oubliez la façon. — Chut! dit l'admirateur, je ne veux pas en entendre davantage. — Ce n'est pas tout, ajouta-t-elle, j'ai* dépensé cinquante mille francs dans mon voyage à Venise ; heureuse d'avoir trouvé cette étoffe à si bon marché j'étais devenue plus prodigue que jamais. — Voyons, reprit l'homme de chiffres, dites tout de suite que la robe vous coûte aussi cher que l'Opéra. »

Et plus les robes sont belles, moins on les met. Une femme se croirait déshonorée si on disait qu'on l'a vue deux fois avec la même robe. Le lendemain d'un bal , on renvoie la robe chez la couturière en lui disant de la métamorphoser. La métamorphose coûte plus cher que l'étoffe. Ces jours-ci, une femme à la mode — à cette mode — m'invita à dîner. — Oui, lui dis-je, à une condition, c'est que la couturière ne viendra pas ce jour-là. — Vous vous figurez, me dit-elle en souriant, que plus je suis bien habillée, plus on ^îne mal chez moi, comme chez la plupart

des femmes. Rassurez-vous, ma table est aussi bien habillée que moi-même.

Le dîner fut charmant. Elle avait invité une de ses amies en lui disant de venir en robe de mercredi des cendres. L'amie avait été aussi sage qu'elle-même : elles avaient fait faire, il est vrai, deux robes pour la cérémonie ; mais elles n'avaient dépensé chacune que deux mille francs. 4c Moins que rien, » disaient-elles, en montrant leurs robes de carême.

Sur toutes ces folies, il faudra mettre le mot de Louis XV et de M"*® Dubarry : « Après nous, la fin du monde, > Si nous étions sous la royauté, les grands journaux, « organes de l'opinion publique, » ne manqueraient pas de crier aux dépravations de la cour. Mais nous sommes sous la République ; il paraît qu'il faut bien habiller les principes austères.

Au moyen âge, on avait frappé le luxe par cette ordonnance royale : à savoir que les draps d'or, que les étoffes parfilées, que les soieries à ramages ne seraient plus portées que par les courtisanes : « Défense à toute noble femme 4( de porter autre chose que la toile et la laine. »

Mais un mois après l'ordonnance le roy s'é-

cria : « Il parait qu'il n'y a que des catins dans mon royaume. »

Que dirait le roy aujourd'hui à nos femmes du monde qui aimeraient mieux s'habiller comme les courtisanes que de s'ensevelir dans la laine et la toile?

Si j'étais roi, ce qu'à Dieu ne plaise, je condamnerais les femmes à la mode à s'habiller, un soir de réception à la cour, avec toutes les factures à payer de Worth et des autres virtuoses du ciseau et de l'aiguille.

Vous direz sans doute que je prêche. C'est que j'ai vu cet hiver le vieux monde et le nouveau monde, Paris et New-York, se disputer la royauté de la mode par les robes les plus fulgurantes. C'était de la féerie, d'autant plus que toutes les femmes étaient belles.

Mais grâce à Dieu voici le premier sourire d'avril ; c'est la dernière heure du carnaval. Saluons Pâques fleuries ! C'est l'heure où la nature, la grande coquette, va essayer ses robes de printemps.

OMBiEN de romans dans toutes ces robes !

A rÉlysée, une amie de la princesse au grain de beauté, une jeune fille sans dot — à peine cent cinquante mille francs — arrive avec une figure à la Greuze, sous une forêt de cheveux blonds. On Ta surnommée M"® Rayonnante. Ce n'est pas seulement la beauté qui rayonne, c'est l'esprit. — Un jeune homme qui s'ennuyait — il a trois cent mille livres de rente — invite la jeune fille à danser. Le coup de foudre de l'amour avait frappé son cœur.

— Mademoiselle, lui dit- il, aimez-vous la danse?

— Beaucoup, monsieur.

— Et la valse, mademoiselle?

— Passionnément, monsieur.

— Voulez- vous me faire un sacrifice?

La jeune fille regarde le jeune homme.

— Pourquoi pas?

— Eh bien, mademoiselle, ne dansez pas et ne valsez pas ce soir. Et pour ce sacrifice je vous ofire mon nom et ma fortune.

— C'est peut-être beaucoup, dit la jeune fille, ' plus entraînée encore par ses pieds que par son

cœur ; mais avez- vous vu ma robe et entendezvous les violons ?

— Mademoiselle, je me nomme le comte de *** «t j'ai cinq millions.

Sans doute la jeune fille réfléchit que pour cinq millions on pourrait se payer bien des violons.

— Monsieur, reprit-elle, coupons la paille en deux; je ne danserai et je ne valserai qu'avec vous.

— Non , mademoiselle , je veux le sacrifice tout entier. Vous êtes la plus belle personne du bal; tout le monde a les yeux sur vous; nous allons monter dans les petits appartements pour causer comme mari et femme.

— Déjà, dit la jeune fille en faisant la moue et en regardant sa robe.

Cependant elle avait quitté sa place au quadrille; elle appuya sa main sur le bras du jeune homme et se laissa entraîner vers l'escalier.

— C'est du despotisme, monsieur.

— Oui, mademoiselle, je veux être le maître la veille, sinon le lendemain.

M^*® Rayonnante monta l'escalier en se disant à elle-même :

— Trois cent mille livres de rente! un hôtel, un château, une écurie de courses, un équipage de chasse, voyager en princesse, avoir des fantaisies de reine !

On montait lentement, parce que l'escalier de rÉlysée, comme dans les fêtes vénitiennes, était envahi par tout un flot de curieux et de curieuses.

Le quadrille était fini. Voilà que tout à coup la jeune fille entend le prélude de la Sérénade d'Olivier Métra, une valse espagnole et française, toute pleine de passion et de sentiment. Cette fois elle n'y tient plus ; elle pense à l'eflfet de sa robe quand elle valse ; elle retire sa main du bras qui l'entraîne; elle glisse comme une

couleuvre à travers les vagues humaines; elle arrive tout éperdue dans le grand salon de l'orchestre. Elle ne sait plus ce qu'elle fait, tant la Sérénade Ta ensorcelée. Un valseur qui ne la connaît pas la happe au passage et remporte dans le tourbillon. C'est du vertige.

Cependant, que fait l'homme aux trois cent mille livres de rente? Il est désespéré; il a eu sous la main le bonheur, et le bonheur s'évanouit comme un rêve, et cela parce que Walteuffel a eu la malencontreuse idée de jouer cette valse endiablée.

L'amoureux a beau vouloir se raisonner, il a beau s'indigner de sa lâcheté, il a beau jurer d,e ne plus regarder cette femme, il n'a pas la force de monter l'escalier. Il le descend quatre à quatre; rien ne l'arrête; il suit la jeune fille, il arrive presque aussitôt qu'elle devant l'orchestre.

Hélas! elle est déjà partie pour la valse; elle est déjà à mille lieues de lui. Le premier venu la tient dans ses bras, respire les senteurs pénétrantes de cette adorable chevelure, s'enivre du regard perdu de ces beaux yeux humides, couleur du ciel.

L'amoureux s'approche à la fin de la valse :

— Quoi , VOUS me trahissez déjà en vous trahissant vous-même?

— J'aime mieux ma !robe qu'un mari. Vouliezvous donc que ma robe ne s'amusât pas cette nuit?

— Et cette promesse de mariage?

— Combien mettrez- vous de robes dans la corbeille ?

Cette fois l'amoureux tourna le dos : il cherchait une femme, il ne trouvait qu'une robe.

Et voilà comme cette adorable blonde a passé à côté de cinq millions, représentés par un galant homme.

Oh la fureur des robes !

En rentrant chez sa mère, à quatre heures du matin, M"® Rayonnante a défait sa robe, l'a embrassée et Ta couchée avec elle.

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