‹ Les milles et une nuits, contes arabes;Chapitre 17 sur 41 · QUATRIÈME VOYAGE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME VOYAGE

DE SINDBAD LE MARIN

« Les plaisirs , dit-il , et les divertissemens que je pris après mon troisième voyage , n'eurent pas de charmes assez puissans pour me déterminer à ne pas voyager davantage. Je me laissai encore entraîner à la passion de trafiquer et de voir des choses nouvelles. Je mis donc ordre à mes affaires; et, ayant fait un fonds de marchandises de débit dans les lieux où j'avais dessein d'aller, je partis. Je pris la route de la Perse , dont je traversai plusieurs provinces , et j'arrivai à un port de mer, où je m'embarquai. Nous mîmes à la voile, et nous avions déjà touché à plusieurs ports de terre ferme , et à quelques îles orientales , lorsque , faisant un jour un grand trajet , nous fûmes surpris d'un coup de vent qui obligea le capitaine à faire amener les voiles , et à donner tous les ordres nécessaires pour prévenir le danger dont nous étions menacés. Mais toutes

nos précautions furent inutiles : la manœuvre ne réussit pas bien ; les voiles furent déchirées en mille pièces ; et le vaisseau , ne pouvant plus être gouverné , donna sur des récifs , et se brisa de manière c|u'un grand nombre de marchands et de matelots se noya , et que la charge périt.... »

Scheherazade en était là quand elle vit paraître le jour. Elle s'arrêta, et Schahriar se leva. La nuit suivante , elle reprit ainsi le quatrième voyage :

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