‹ Les milliaires de RennesChapitre 24 sur 34 · C. I. L., XII, 352, 522, 605, 789, etc · texte numérisé non relu

C. I. L., XII, 352, 522, 605, 789, etc

2. Avvonius étant une forme connue par quelques rares inscriptions du premier siècle, il faut admettre que ce gentilice s'est déformé plus tard. Une médaille appelle Victorin Piaavvonivs ; c'est peut-être le seul exemple épigraphique que l'on puisse invoquer contre la lecture Piauvonius, mais je crois, pour ma part, qu'il y a là une faute accidentelle de gravure et je ne pense pas que l'on doive lire Piv(s) Avvonivs. Un argument plus sérieux pourrait être basé sur ce que la lettre P étant déjà la sigle du prénom Pvblivs, le prénom Pivs n'eût pu être indiqué que par Pi. Mais alors comment expliquer que ce cognomen, transformé en prénom, eût été constamment abrégé sur les monuments de Victorin et jamais sur ceux de Tetricus ? De toute façon il y a là une anomalie, et quelque étrange qu'elle soit, la forme gentilice Piavvonivs est encore la plus probable. On n'est pas sans exemple, d'ailleurs, d'un gentilice formant un autre gentilice par l'adjonction d'une syllabe au commencement du mot. On peut rappeler, entre autres, Turius et Titurius.

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