‹ Les mines d'étain de Pérak: (presqu'île de Malacca)Chapitre 12 sur 25 · ÉPUISEMENT DES MINES · texte numérisé non relu

ÉPUISEMENT DES MINES

L*épuisement des mines est sans contredit la question la plus importante dans l'exploitation des mines de Pérak,

^ Le chi-cké est une mesure de volume usitée spécialement pour le cubage dés.terres et ayant 9" 10 X g"",!© de surface, par 36 centimètres de profondeur^ 5Qit ag^^Sn.

Les nombreuses sources qui prennent naissance dans les massifs montagneux, Tabondance des eaux pendant la saison pluvieuse, l'absence de drainage naturel dans des plaines à pente presque insensible, font de la contrée un pays très humide. Ces «aux, s'infiltrant dans les couches poreuses qui recouvrent les dépôts métallifères, viennent former une nappe souterraine dont la profondeur varie avec les saisons.

Nous avons dit plus haut que le climat de Pérak, soumis aux règles générales qui régissent les phénomènes atmosphériques dans la zone intertropicale, comprenait deux saisons, dont Tune très pluvieuse pendant six mois de Tannée^. A cette époque, la nappe d*eau souterraine atteint presque le niveau du sol , puis s'abaisse dans la saison sèche, où on la trouve à une profondeur moyenne de 3 mètres.

L'établissement de machines d'épuisement est donc de toute nécessité; aussi peut-on voir fonctionner dans les exploitations chinoises les engins les plus variés, depuis le primitif « seau à bascule» jusqu'à la pompe à vapeur la plus perfectionnée.

Shoui'tchia, — De tous les appareils, le plus répandu est la shoui'tchia (en chinois, « roue à eau»), qui n'est autre que notre roue à chapelet incliné.

Cette machine (fig. i, pi. VI) , telle qu'elle est installée dans les mines de Kamounting, se compose d'une auge en bois dans laquelle se meut de bas en haut une chaîne sans fin à laquelle sont fixées des palettes rectangulaires; cette chaîne passe sur deux molettes disposées aux deux extrémités de l'appareil et dont Tune, la molette supérieure, est fixée sur l'arbre d'une roue hydraulique qui conununique le mouvement.

L'auge plonge dans le fossé collecteur ou dans un puisard mé* nagé au fond de la mine et s'élève jusqu'au niveau du sol, où l'eau est déversée dans un canal de déchaîne. Son inclinaison est assez variable, mais ne dépasse jamais 3o degrés. Sa longueur atteint dans certains cas jusqu'à 3o mètres; quelle qu'elle soit du reste, les trois planches qui forment l'auge sont toujours d'un seul jet 2.

Ces pièces de bois ont une assez grande valeur; aussi, afin de

^ D'après les observationA météorologiques du gouvernement , le pluviomètre

accuse pour la hauteur d*eau tombée dans l'année , une moyenne d'environ 3"*,75.

^ Ces planches sont fournies par le tMerbow », Tun des plus grands arbres des

protéger celle du fond (qui est la plus.coâteuse) contre le frottement des palettes, est-il d^usage de la garnir d'une petite planche mince qui peut se remplacer facilement.

Les cadres qui maintiennent lauge portent, dans la partie supérieure , une seconde planche longitudinale , parallèle à cel le du fond, qui soutient les palettes dans leur mouvement de descente.

La section de Tappareil donne une hauteur de 80 centimètres, sur une largeur de 25 centimètres.

La chaîne sans fin est en bois, ainsi d^ailleurs que toute la machine.

Les palettes (fig. 3) ont une longueur double de la laideur, et leur écarlement est d'environ une fois et demie la hauteur. Le jeu laissé entre les bords latéraux de la palette et les parois de Tauge est de 1 centimètre de chaque côté. Cet espace très considérable a été exagéré en vue d'empêcher les palettes de se coinser par suite des balancements qui se produisent dans la chaîne sur une aussi grande longueur.

Il en résulte une déperdition d^eau très considérable; aussi cet appareil ne donne-t-il qu'un rendement très faible.

Quelques observations prises par M. Doyle (cité plus haut) ont fourni les résultats suivants :

numehos

d'ordre.

MoYENI«K .

CHUTE motrice.

mètres.

BAnTlUB

vatioD.

mètres.

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