RENDE- MENT
La roue motrice est une roue à augets ordinaire, d'un diamètre
forêts de la Malaisie. Nous avons vu une poutre de ce même bois , offirant un équamssage de 48 centimètres sur 31 centimètres et une longueur de 37 mètres, sans une feirte ni un définut.
de l'^fSo cent, et d'une laideur de 5o à 60 centimètres entre les couronnes; elle est entièrement en bois, comme Tarbre lui-même. La lubrification se fait au moyen d'un filet d'eau amené sur les paliers par une petite gouttière ou un bambou.
Lorsqu'il ne s'agit que d'élever l'eau à une petite hauteur, l'appareil est réduit dans ses dimensions (fig. 4 et 5) et le mouvement est produit par des hommes exerçant l'effort de leur poids sur un arbre muni de pédales (fig. 5] ^ qui porte en son milieu la molette motrice.
Ces appareils sont construits pour 2, 4 et même 6 hommes.
Prix d'une shoui-tchia. — Le pfeijc d'une shoui-tchia varie avec la profondeur des travaux. Pour une mine de 4 à 5 mètres de profondeur, elle revient à 170^ {85o francs), et, mise en place, à 220 dollars environ (x,ioo francs).
Son principal avantage est de n'exiger que peu de surveillance : deux hommes à 8^ (4o francs) par mois suffisent à tous les besoins. Mais les inconvénients sont nombreux : la machine est sujette à de fréquents dérangements qui nécessitent des réparations coûteuses, et, en outre, est très encombrante. A ces défauts vient s'ajouter son faible rendement, qui la rend absolument insuffisante pour les cas d'inondation; aussi ces appareils sont-ils peu à peu remplacés, dans les grandes exploitations de Thaïpeng, par des pompes à vapeur de systèmes européens.
Pompes à vapeur. — Cette innovation, un véritable triomphe remporté sur la routine chinoise, est di^e à l'initiative de M. Low, réminent résident de Pérak; il l'a pour ainsi dire imposée aux mineurs en faisant installer dans le district de Topai, et aux frais de l'État, une pompe à vapeur destinée à bien établir, sous les yeux mêmes des Chinois, la supériorité des engins européens.
Ce nouveau système d'épuisement a été adopté pour la première fois, en 1876, dans la mine de Kong-Loon. C'est une pompe centrifuge du type Gwynne, mue par une machine de la force de 16 chevaux; le tuyau d'ascension a 25 centimètres de diamètre.
Depuis ce premier essai, l'intelligent directeur de cette exploitation , le Chinois Ah-Kwé , a installé deux autres pompes semblables, dont Tune est mise en mouvement par une machine horizontale à deux cylindres de la force de 25 chevaux.
D'autres exploitants ont suivi son exemple, et aujourçl'hui les districts de Thaïpeng comptent i3 pompes à vapeur, dont un pulsomètre, fonctionnant dans d'excellentes conditions.
Les appareils d'épuisement sont ainsi répartis dans les trois dis* tricts:
POMPES SHODI-TCHIAS. l tapbub.
Topai 46 I
Âssam-KoumbaDg 43 i
Kamounting . 43 1 1
Totaux i3i i3
Combustible, — Les machines à vapeur sont chauffées au bois, qui coûte, rendu sur les lieux de consonmiation, de 5 à 6^ (26 à 3 G francs) les mille bûches.
Une machine de 16 chevaux brûle en vingt-quatre heures de 2,4oo à 2,5oo bûches.
Les propriétaires de mines font parfois avec les bâcherons un contrat par lequel ceux-ci s'engagent à alimenter et à maintenir la machine en marche moyennant un prix à forfait; ce prix est basé sur les chiffres qui précèdent.
Frais d'épuisement. — Dans la mine de Kong-IiOon , les dépenses pour une machine de 16 chevaux se décomposent ainsi :
doUan. firanes.
1 mécanicien Par mois . 35 1 aS
1 aide-mécanicien , 1 5 76
a chauffeurs à 8 doUars 16 80
i coolie à 8 dollars 8 4o
Combustible : a,45o bûches par a 4 heures , à 5^.5o
le mille, soit ; . . . 4o4 a,oao
Graissage et éclairage 10 5o
Divers , étoupea, etc 10 5o
Réparations 10 5o
Total par mois.. .... 498 3,490
Or nous verrons plus loin que la production mensuelle de cette exploitation s'élève à 1,960 pikouls (SANSyo^) de minerai lavé* Les frais spéciaux à l'épuisement seront donc de 87 cents par pikoul, soit 29 fr« 60 cent, par tonne de minerai»