‹ Les mines d'étain de Pérak: (presqu'île de Malacca)Chapitre 16 sur 25 · TRAITEMENT DES SCORIES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES SCORIES

Nous avons vu plus haut, en étudiant les fours de la mine de Kong-Loon, que les 36 pikouls {2*,25o'*) de minerai à 66 p. o/o traités dans une opération avaient produit 21 pikoqls (i3i2^,5oo) d'étain métallique.

Il en est donc résulté une perte de 2 pikouls 76 [iTJ^boo)^ soit 7.60 p. 0/0.

Cette perte est due à trois causes :

1** Une partie du minerai, à Tétat de poussière très fine, a été entraînée au dehors par le vent de la soufflerie.

2" Une certaine quantité de métal s'est déposée, sous forme de grenailles, dans les scories et les charbons incomplètement carbonisés.

3** Enfin une autre partie du minerai réduit, se réoxydant au contact du vent, a formé avec les gangues un silicate d'étaîn qui est resté dans la scorie.

Ces scories sont traitées dans la fonderie même ou vendues à des industriels qui ont pour spécialité le traitement de ces matières«

Cette opération est assez simple et consiste en une préparation mécanique et une fusion dans un fourneau spécial.

Le traitement mécanique comprend un broyage et un enrichissement par lavage.

Broyage des scories, — Le broyage se fait au moyen d'un marteau-pilon ^fig. 1 et 2, pi. XII). Cet engin se compose d'une pièce de bois (Â) faisant levier et oscillant, dans un plan vertical, sur un axe supporté par deux montants (B, B).

A son extrémité, ce levier est armé d'un pilon (C) qui vient battre dans un mortier en granité placé au-dessous ; le pilon (flg. 3) porte un sabot en fer forgé, du poids de 45 kattis (28''*,125); le mouvement est donné par deux honmies placés sur la plateforme (D), qui exercent l'effort de leur poids en plaçant un pied sur l'extrémité (E) du levier et se tenant par les mains à la barre d'appui (F).

Ces deux hommes travaillent six heures par jour, à raison de 12 dollars (60 francs par homme et par mois].

Les scories sont versées; par petites quantités, dans le mortier en granité et soumises à Taction du pilon; puis elles sont retirées au moyen d'une petite curette et portées à une caisse de lavage de 5 mètres de long, semblable à celles qui sont employées pour le traitement des minerais.

Deux prises d'essai faites sur les matières pulvérisées, avant et après le lavage, ont donné :

SCORIES SGOAnSS

Étain (grenailles mëudiiques] 5.3o p. 0/0 55 p. 0/0.

Étain (à l'état de silicate) 8.60 i5

Ce résultat, facile à prévoir d'ailleurs, montre qu'une quantité considérable de silicate a été perdue par le lavage.

Fonte des scories. — Les scories lavées sont portées à un fourneau à grenailles (fig. 4)> qui consiste en une simple bassine en tôle, de 80 centimètres de diamètre et 20 centimètres de profondeur, posée sur un petit massif en maçonnerie dans lequel un foyer a été ménagé. Ce fourneau est chauffé au bois.

Les grenailles fondues se réunissent au fond de la bassine et de là sont versées directement dans les moules.

Ce fourneau produit jusqu'à 20 saumons en vingt-quatre heures. Les crasses qui surnagent sont pulvérisées de nouveau, mélangées avec le minerai et repassent par les fours.

Les frais de premier établissement du matériel pour le traitement des scories sont :

doUart. franci.

1 marteau-pilon i5 76

1 caisse de lavage 7 35

Bassine en tôle .... 3 1 5

- , .1, ( Bassine en tôle .... 3 I fourneau à grenadles | Fourneau 3

Total 98 i4o

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