PÉRIODE
Sept. 1887 ùjanv. i888.
Sept. 18»0 à sept. 1891.
Sept. 1891 à mars 1892.
Mars 1892 à uiars 1893.
Mars 1893 à mars 1894.
Mars 1894 à mars 1895.
PRODUCTION d'or
TONNES de miucroi bro^écs
BROYAGE Gt amalgamation
CHLORU- RATION
CYANU- RATION
Onces.
Broyage d'essai.
37 849 ton. met.
QUANTITÉ d'or produilc.
Onces.
Kilos.
Cette mine est de beaucoup celle où le triage est le plus perfectionné. La proportion de stérile rejetée a passé de 1S,6 p. 100 du minerai extrait en 1893, à 42 p. 100 en 1893 : ce qui a naturellement pour conséquence une augmentation notable dans la teneur du minerai broyé. Alors que le minerai extrait, tient en moyenne, 32 grammes à la tonne métrique (19^, 38 dwt à la tonne de 2 000 Ibs) le minerai extrait a passé de 37^%4o à WJO (22'»'*S69à 33*^76).
Les dividendes distribués ont été les suivants :
juillet-décembre
125 ojo 85 100 150
l*"' semcâlrc
TOTAL
525 «/o OU 131fr. 2j
Les bénéfices trimestriels ont été, dans ces derniers temps : de mars à juin 1894, 300 000 francs; de juillet à septembre 1894, 90S 000 francs; de juillet à septembre 1893, 1 183 000 francs. En novembre 1893, 60 pilons ont broyé 6 228 tonnes métriques et donné un produit brut de 567 800 francs. Le directeur de la mine annonce, depuis longtemps, pour les prochains mois, des bénéfices nets mensuels de 300 000 francs : ce qui ferait 6 millions par an à répartir entre les 90 000 actionnaires.
La propriété de la Ferreira comprend 49 claims productifs au Sud de la série du Main Ueef (51 en tout), soit 10 sur la ligne d*aflleurement, 10 sur la première ligne de deep, 19 sur la seconde et 12 sur la troisième. La longueur sur raftleurement est de 492 mètres. Les couches exploitées sont le South reef, le Main reef Leader et, accessoirement, le Main Reef.
Jusqu'ici, le South reef ayant été presque uniquement exploité, l'exploitation du Main reef Leader et du Main reef aura probablement pour effet dans l'avenir de diminuer la teneur ; mais les quantités plus fortes de ces minerais que Ton passera augmenteront la durée de la mine, évaluée jusqu'ici par la direction à un minimum de 13 ans.
Le nombre des pilons est de 80, dont 40 ont été ajoutés en 1893; la dépense relative à cette installation et à la cyanuration correspondante, soit environ 1 750 000 francs, a été, croyons-nous^ entièrement payée en 1893, tant par les bénéfices que par la vente de 1000 actions gardées en réserve.
Nous pourrions multiplier les exemples de ce genre ; mais nous en avons dit assez pour le but que nous nous proposions et nous passons à un autre type de sociétés, celui des grandes compagnies à nombreuses filiales, dont la Rand Mines est le type le plus carac* térislique.
La société des Rand Mines est à la fois, comme nous le verrons, une importante société minière, ayant la première attaqué résolument l'exploitation des deep levels et un trust faisant, sur son portefeuille ou sur les terrains qu'il possède, des opérations de ventes, achats, échanges, emprunts, prêts, etc., compliquées et multiples.
Cette société s'est constituée le 17 février 1893 pour achètera la maison Wernher Beit (Eckstein)* une importante propriété estimée avoir coûté à cette maison, jusqu'en juin 1892, d'après l'acte de société, intérêts compris, 200 433 livres, soit 3010 873 fr.
En conséquence, elle s'est formée au capital de 10 millions (400 000 livres), divisés en actions de 23 francs, dont 100 000 furent d'abord mises en réserve et dont, en définitive, 332 708 ont été émises jusqu'ici.
On commença par rembourser à la maison Wernher Beit la somme de 200 433 livres, augmentée du prix des sommes supplémentaires depuis juin 1892 et des intérêts à 3 p. 100 depuis la même époque. Il fut, en outre, stipulé par l'acte de constitution
* CeUe maison a conservé un intérêt considérable dans TafTaire et passe pour avoir toujours refusé, jusqu'à ces derniers temps, de vendre ses actions : en sorte que le nombre de celles circulant dans le public était considéré, à la fin de 1895, comme restreint (environ 90 000 à 100000, soit un quart du total).
que, lorsque la société aurait reçu en espèces, sous forme de dividende ou autre, un montant égal au montant total dont les actions auraient été libérées, sur toute répartition supplémentaire, dividende ou autre, les Wernher Beit prélèveraient 25 p. 100 et les actionnaires seulement 75 p. 100. Cette clause, qui a été reproduite plus tard pour TEast Rand, a été, à cette époque, vivement critiquée.
Moyennant ces conditions, la société s*est trouvée posséder un certain nombre de claims, qui, accrus par divers achats, avaient atteint, au l^*" janvier 1894*, le nombre de 1729 sur le deep des CDmpagnies d'affleurement de Langlaate, Crown reaf, Robinson, Ferreira, Wemmer, Wolhuter, Henry Nourse, Jumpers, Geldenhuis, New Primrose et May Consolidated : soit une longue bande presque continue, d'environ 15 kilomètres de long, au Sud de la partie la plus riche du Rand, les points les plus rapprochés de l'affleurement des couches aurifères en étant à 90 mètres et les plus éloignés à 1 800 mètres.
Mais, très vite, la société forma un certain nombre de filiales, dont les premières furent la Crown deep (ancienne Raiid deeplevel C'), la Geldenhuis deep, la South Rand C', etc.; en outre, sa propriété comprenait, dès le début, des parts très importantes dans le capital de diverses sociétés et un véritable portefeuille d'actions, sur lequel des opérations diverses ont été réalisées; enfin elle a prêté de l'argent à ses filiales ; elle en a emprunté elle-même à la maison Wernher Beit : en sorte que la Rand Mines a aussitôt formé, comme nous le disions plus haut, une sorte de société financière en même temps qu'une compagnie minière. C'est là le caractère très particulier de cette afi'aire, qui la distingue aussitôt d'une simple société minière, comme la Robinson ou la Ferreira, que nous avons précédemment étudiées.
Comme nous avons déjà eu l'occasion de l'indiquer d'une façon générale, lafloitation de ces filiales est, en réalité, un moyen de se procurer les capitaux nécessaires à la mise en valeur des terrains par une aliénation plus ou moins déguisée de la propriété primitive. Généralement la souscription à ces actions nouvelles est offerte
^ On trouvera, dans Goidmann, page 3i7, les parts d'intérêt dans de très nombreuses sociétés acquises au début par la Rand Mines.
comme bonus aux aclionuaircs de la société mère sous une forme que les cours du moment font paraître avantageuse ; il en résulte que les fonds des filiales sont d abord fournis par les actionnaires de la société mère, qui ensuite peuvent revendre leurs actions : do cette façon, la société filiale devient distincte de la société mère; mais, comme cette dernière s'est toujours fait donner, en échange de la propriété cédée, la majorité des actions dans la nouvelle Compagnie, elle conserve sur elle un contrôle, lui impose sa direction générale, lui sert de banquier, lui prête des capitaux si c'est nécessaire ou, parfois, lui en emprunte pour commencer les travaux d'une filiale suivante.
Si Ton joint à cela que, pour une très grande propriété comme celle des Rand Mines, il s'est offert constamment des occasions, soit de vendre à une compagnie trop restreinte des claims de deep level destinés à prolonger son existence, soit simpl.ement de faire des échanges de terrains destinés à régulariser la forme d'un bloc de claims, on comprendra qu'il se soit produit toute une série d'opérations, dans le détail desquelles nous ne pourrions
entrer sans nous étendre démesurément. Bornons-nous à quelques exemples :
La Crown deep s'est constituée en mars 1892 au capital de 250 000 livres en actions de une livre et a payé : 1® au vendeur de 118 claims, M. Freeman Cohen, 160000 actions, avec droit pour lui d'en souscrire 50 000 autres au pair (devant former le capital d'exploitation) ; 2 aux Kand Mines, 49 000 livres en échange de 73 claims. Les Rand Mines, ayant acquis la majeure partie des actions de M. Cohen, possèdent aujourd'hui 194 150 actions de la Crown deep.
Cette société, jusqu'au 1*^' mars 1895, avait dépensé, en outre des 1 250 000 francs (50 000 livres), premier capital d'exploitation provenant de la vente de 50 000 actions au pair, 3 500 000 francs (140 000 livres) empruntés aux Rand Mines.
Son territoire, qui comprend 191 claims, s'étend : moitié au Sud de la Crown recf, moitié au Sud de la Bonanza et de la Robinson; c'est dans cette dernière partie que, si les teneurs rencontrées à l'affleurement se prolongent en profondeur, doit se trouver la zone la plus riche.
Les travaux se composent, jusqu'ici, de deux puits verticaux, dont l'un, à l'Ouest, n'avait pas encore rencontré la couche aurifère lors de notre visite, et dont l'autre, à l'Est, a déjà 4 niveaux (à 854, 906, 980 et 1 030 pieds de profondeur). Ces travaux ont rencontré, par la présence do dykes, d'assez grandes difficultés.
En outre des 140 000 livres (3 500 000 francs), dès à présent dues aux Rand Mines, on estime que cette filiale aura encore à emprunter 4 millions pour les travaux de mine et 2 500 000 francs pour l'usine, en sorte que, lorsqu'elle commencera ses broyages vers la fin de 1896 ou le début de 1897, elle aura (sauf opération financière frucUieuse, comme l'émission d'actions à prime), une dette de 10 millions.
Le tonnage du minerai à extraire a été évalué par la direction à 6 millions de tonnes; avec 200 pilons broyant 250 000 tonnes par an, cela représenterait vingt-trois ans d'existence.
La Geldenhuis deep a été formée, en janvier 1893, au capital de 8 750 000 francs (350 000 livres) en actions de 1 livre, dont 280 000 seulement ont été émises; on a, en outre, fait un emprunt de 160 000 livres sous forme d'obligations de 100 livres (2 500 francs) émises à 95 p. 100 de leur valeur nominale, portant intérêt à 5 1/2 p. 100 et remboursables au pair à partir de janvier 1897.
Cette compagnie a payé à la Rand Mines 101 500 livres pour 150 claims et à la Consolidated deep level (dépendant des Goldfields) 73 500 livres pour 60 claims. Ce sont, en grande partie, les actions provenant de cette dernière compagnie qui circulent dans le public, comme il est facile de s'en assurer en consultant le bilan des Rand Mines au 1*^*" mars 1895, où figurent encore 118 585 actions de Geldenhuis deep.
La Geldenhuis deep possède, en résumé, 218 claims représentant une longueur moyenne de 1 080 mètres, suivant la direction de la couche. Les travaux y ont été activement poussés sur le reef exploité à Geldenhuis Estate, qui porte dans cette mine le nom de North reef. Le puits vertical n^ 1 , à l'Est, a rencontré le Main reef à 167 mètres de profondeur et a continué, suivant la pente de la couche, jusqu'à 210 mètres. On y a tracé 6 niveaux. Le puits vertical n° 2, à l'Ouest, a rencontré le Main reef à 249 mètres et l'a suivi, suivant sa pente, qui est là de 22 degrés. On y a tracé 5 ni-
veaux, dont 2 établissent déjà la communication avec l'autre puits.
Cette mine étant celle des filiales dont on a surtout activé les installations, sa batterie de 200 pilons est déjà installée, et 100 pilons ont commencé à fonctionner au mois d'octobre 1895.
Laissant de côté les résultats de ce premier mois, pendant lequel les installations ont pu ôtre encore défectueuses, nous voyons qu'en novembre 100 pilons ont broyé 13 950 tonnes métriques, soit 4^68 par pilon et par jour, chiffre considérable, tenant à ce qu'on emploie là des pilons lourds de 472 kilogrammes (1 050 Ibs). Le résultat a été seulement de 5"^% 32 d'or par tonne métrique (3,23 dwt par sh. t.) à l'amalgamation, plus environ 5 grammes à la cyanuration, soit environ 10'^'',32, tandis qu'à la Geldenhuis Estate, sur la mine d'affleurement, on avait 14*^'',76 (la teneur à la cyanuration étant la même), difl'érence qui parait être due en parfie à la manière dont ont été dirigés jusqu'ici les travaux de la mine *.
La direction de la mine a estimé le tonnage de minerai à abattre à environ 4 millions de tonnes, soit à 360 000 tonnes par an pour 200 pilons, ou environ 17 ans d'existence.
Après la Geldenhuis deep et la Crown deep, les filiales des Rand Mines les plus avancées sont la Nourse deep et la Rose deep.
LaNoitrse deep a été formée, en septembre 1894, au capital de 450 000 livres (1 125 000 francs) en actions d'une livre, dont 375 000 ont été émises jusqu'ici.
Les vendeurs ont reçu 300 000 livres, dont 237 500 aux Rand Mines pour 241 claims et 62 500 à la Henry Nourse deep level Company pour 28 claims ; 75 000 actions, émises au pair pour former le capital d'exploitation, ont été souscrites par les vendeurs : à savoir, 59 375 actions par la Rand Mines et 15 625 par l'Henry Nourse deep level, à laquelle la Rand Mines a encore racheté la majeure partie de ses titres (109 813 actions sur 125 000), en sorte que la société mère a eu un moment, entre les mains, presque tous les titres de la filiale.
La propriété de la Nourse deep comprend 269 claims, qui, par suite de la presque verticalité des couches en cette région et de
En décembre, le rendement total a été de 11^,90.
Tétroitesse de THenry Nourse (compagnie d affleurement), qui en a été la conséquence, commencent à 100 mètres de Taffleurement.
On a foncé trois puits verticaux d'exploitation : le n** 1 a rencontré la couche à 330 mètres de profondeur sous un angle de 44° ; il y existe deux galeries de traçage : Tune à 29S mètres de profondeur, l'autre à 330.
Le puits n® 2 a atteint 365 mètres sans rencontrer la couche ; on a été rejoindre celle-ci par un travers-bancs à 335 mètres.
Enfin le puits n'' 3 est arrivé à 285 mètres sur le bord Sud d'un grand dyke, qui a empoché jusqu'ici de recouper la couche.
Cette compagnie devait, en juin 1895, 70000 livres (i 750 000 fr.) aux Rand Mines (argent prêté à 7 p. 100). On estime qu avant de commencer Je broyage vers la fin de 1896, il faudra encore dépenser 7 500 000 francs : soit, au total, 9 250 000 francs à se procurer : ce qu'on espère pouvoir faire en émettant à prime des actions de réserve.
Enfin la Rose deep a été constituée, en février 1894, au capital de 400 000 livres, en actions de 1 livre (dont 355 000 ont été émises) pour exploiter le deep level, c'est-à-dire le prolongement en profondeur des couches de la New-Primrose.
200 000 actions ont été attribuées aux [vendeurs (Rand Mines, Goldfields, etc.) pour 133 claims et 100 000 actions souscrites au pair par les mêmes pour former le capital d'exploitution. Plus tard, en mars 1895, 25 000 actions furent émises, avec garantie à 100 francs l'action, par les Rand Mines, Goldfields, etc.
La société s'est trouvée ainsi constituée avec un capital d'exploitation de 5 031500 francs, dont 3 millions environ étaient dépensés au mois de juin 1895. En juillet 1896, la Rose deep, en outre de ses 135 claims primitifs, en a acheté 48 à la Simmer and Jack (c'est-à-dire aux mêmes Goldfields) pour 30 000 actions, qui ont été émises à ce moment.
La propriété de la Rose deep comprend, en résumé, 181 claims occupant une longueur de 1 350 mètres parallèlement à l'affleurement de la couche. Son exploitation doit se faire par deux puits verticaux. Le puits n® d, à l'Est, a rencontré le reef à 273 mètres et on y a fait quelques mètres de traçage sur le South reef. Le puits n** 2, à l'Ouest, a recoupé les couches aurifères à 213 mètres
et on y a fait des travaux restreints dans le middle reef, qui est, en ce point, très disloqué par des dykes.
On estime que, jusqu'à la mise en marche de la batterie, qui se composera d'abord de 100 pilons, on dépensera encore 2 SOO 000 francs, plus une somme égale pour les 100 pilons, soit 5 millions. Si la société n*émet pas d'ici là d actions nouvelles, elle arrivera, à ce moment, avec une dette de 2 millions.
La Jumpers deep a été constituée en commun avec les Consolidated deep level (Goldfields) ; 189 claims ont été cédés par laRand Mines contre remise de 156 000 actions, avec le droit de souscrire au pair 78 000 livres du capital d'exploitation.
La Langlaarjle deep a été formée, en septembre 1895, au capital de 750 000 livres sur les terrains du Rand Mines Freehold, où des travaux avaient été commencés, dès novembre 1894, au moyen d'avances faites par la Rand Mines. La Rand Mines a cédé 187 claims pour 600 000 actions ; elle en a souscrit, en outre, 50 000 à 75 francs et possède, en fait, toutes les actions de cette société.
La Durban Roodeport deep a été constituée au capital de 350 000 livres en actions d'une livre, dont 290 000 émises, pour exploiter 281 claims, dont elle a recédé ensuite 73. La Rand Mines a reçu 69 000 actions, avec droit d'en souscrire au pair 36 416, soit 105 416.
Enfin, la Glen deep a été constituée, en juillet 1895, par une amalgamation avec la Consolidated Goldfields, au capital de 600 000 livres. 84,37 claims ont été cédés par la Rand Mines pour 230 000 actions.
Nous avons fait une allusion plus haut aux opérations diverses de la Rand Mines en dehors de la création de ces filiales. Voici quelques exemples de ventes de claims :
Le 11 août 1894, la Rand Mines a vendu à la Ferreira sa part dans les 31 claims de la Wemmer-Ferreira-Worcester-Deep level pour 42 630 actions (sur 44 000, produit de la vente totale). Elle en a revendu aussitôt 32 530 pour 9 500 000 francs et, en 1895, 10100 pour 3 025 000 francs, soit 12 525000 francs.
En 1895, elle a également vendu 70 claims à la Wolhuter pour 60000 actions (dont 25038 ont produit 5 633 500 francs), plus un privilège sur la souscription du nouveau capital ; elle en a vendu
L'ORGANISATION DE L'INDUSTRIE MINIÈRE AU TRANSVAAL 13i
7 à la Metropolitan pour 14 000 actions, plus un droit de souscrire 4300 actions à 37 fr. 50; ces 18300 actions ont donné 709 125 francs. Enfin, en novembre 1895, 27 claims ont été vendus à la Paarl Central pour 160000 actions.
D'autre part, la société s'est, à diverses reprises, défaite de certaines parties de son portefeuille. C'est ainsi qu'en 1895, elle a vendu, comme nous venons de le dire, 18300 Metropolitan à 38 fr. 70, soit 709 125 francs; 25038 Wolhuter à 225, soit
5 633 500; puis 46 000 Durban Roodeport deep à 150, soit
6 900 000 ; 4 100 Geldenhuis deep à 237 50, soit 973 750 ; 2 216 Rose deep à 162,50, soit 360 000; 29 625 Nourse deep à 162,50, soit 4811550; 3 271 Langlaagte United à 62,50, soit 205 675; enfin 10 000 Ferreira à 302,50, soit 3 025 000 francs : en tout, 138 500 titres réalisés pour une somme de 23 888 750 francs.
Par contre, depuis juillet 1894, la Rand Mines a acheté : 99 p. 100 du capital de la Rand Tailings Réduction C' (soit 9 889 actions) ; la propriété de Natal Spruit payée 250 000 francs, sur laquelle elle fait construire un réservoir considérable ; enfin, pour obtenir des conditions favorables dans un litige avec la Langlaagte United, elle a acquis 25000 actions de cette société et, dans ces conditions, s'est fait concéder, moyennant 750 000 francs, une propriété non encore proclamée Champ aurifère, au Sud de Langlaagte et Paarl Central.