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PRINCIPES GÉNÉRAUX ET MÉTHODES GÉNÉRALES D'EXPLOITATION

Que sont les travaux d'exploitation. — Travaux d'établissement. — Travaux d'aménagement, — Travaux d'exploitation proprement dite.—La meilleure méthode d'exploitation. — Exploitation à ciel

ouvert, exploitation souterraine. — Méthode par remblais, — Méthode par fondroyage.

Les travaux d'exploitation sont destinés à permettre d'atteindre, d'abattre et de transporter au jour, la matière minérale, qui constitue la mine. Lorsque cette dernière est près du sol, on l'exploite à cie ivert; le plus souvent on est obligé d'avoir recours à des travaux souterrains ; dans ce dernier cas, les chantiers d'abalage, ou tailles, sont mis en communication avec le jour par des galeries et des puits. Parfois, lorsqu'il s'agit d'extraire un liquide, comme le pétrole, par exemple, on opère simplement, par sondages. On peut au point de vue économique, répartir les travaux en trois classes : 1° les travaux de premier établissement ; 2° préparatoires ou d’améploitation p' -ement dite

Les prenuers sont < qui permettent de rejoindre la mine, d'établir les Communications nécessaires à l'aérage, à l'écoulement des eaux et à l’assèchement ; ils comprennent aussi l'installation des ateliers de préparation mécanique, la création de voies de communication et de moyens. de transport ; les dépenses correspondantes sont faites une fois pour toutes et doivent être amorties, comme nous l'avons vu plus haut, en un certain nombre d'années.

les travaux nent ; 3° les travaux d'ex-

Les travaux d'aménagement devancent l'exploitation proprement dite, et la préparent ; ils ont pour but la division en chantiers et l'établissement des voies destinées au roulage intérieur ; la dépense correspondante est comprise dans les frais d'exploitation.

Enfin les travaux d'exploitation proprement dite, comprennent l'abatage, l'extraction des produits, le remblayage s'il y a lieu ; ils entrent pour la plus grosse part dans l'établissement, dans le prix de revient.

À cause de notre climat rigoureux il est inutile de songer à faire l'hiver, de l'exploitation à ciel ouvert. C'est pourquoi les exploitants doivent-ils autant que | possible, faire de l'exploitation souterraine. De l'aveu | de M. J. Burley Smith, un expert, l'exploitation souterraine conduite avec toutes les règles de l'art est beaucoup moins dispendieuse que l'autre. Il prétend aussi qu'il se trouve très peu de mines au Canada qui ne sauraient être travaillées par exploitation souterraine. Avec un tel système, il n'est plus nécessaire de fermer les mines durant la froide saison, ni d'en suspendre les opérations; tandis qu'avec l'exploitation à ciel ouvert, aucun travail n’est possible, on doit arrêter les travaux, et six mois durant, la moitié de l'année, les mineurs sont sans travail. On devine ce qui arrive. Ces ouvriers ne peuvent pas mourir de faim; et ils vont demander

ailleurs un meilleur emploi, un emploi moins lucratif peut-être, mais plus assuré. C'est ainsi qu'à un moment donné le capital se voit privé de la main-d'œuvre néces= saire. Ainsi donc aucune méthode d'exploitation n'est aussi profitable que l'exploitation souterraine : le mineur et l'exploitant en retirent de grands avantages. Tels sont les principes généraux de l'exploitation des mines; voyons en maintenantles méthodes générales.

Une bonne méthode d'exploitation doit permettre d'enlever la plus grande partie de la mine où mème la mine toute entière dans les meilleures conditions possibles, de façon à obtenir les produits d'extraction avec un prix de revient peu élevé, tout en assurant la sécurité du personnel ouvrier. Les méthodes employées peuvent être groupées d'après leurs lignes gén'rales ; mais elles varient beaucoup dans les détails et on peut dire que chaque mine a son procédé particulier et que parfois dans la même mine des procédés différents sont employés simultanément, suivant les changements qui peuvent exister dans l'allure ou la manicre d'être d'un gite. Quoiqu'il en soit, la méthod- : appliquer doit être étudiée avec d'autant pd soin, que les produits à

extraire ont moins d: dans ce dernier cas, en

effet, le bénéfice réal, sv: vente d’üne quantité relativement considérab:. «1 ,, ‘re extraite étant faible,

une petite diflérence, dans !. ais d'exploitation peut avoir une grande influence sur la prospérité d’une entreprise. Au contraire les gisements de certaines matières précieuses, comme le diamant, peuvent être exploitées sans méthodes pour ainsi dire, dans les conditions les plus défavorables possibles, et cependant avoir un très grand rapport.

Les méthodes d'exploitation des mines peuvent se diviser en deux, suivant que l'exploitation se fait par travaux souterrains ou à ciel ouvert. L'exploitation à ciel ouvert se fait pour les mines, suivant les mêmes principes que pour les carrières. Disons un mot de l'exploitation souterraine.

Quelle que soit la méthode suivie dans une exploitation souterraine, il est avantageux de concentrer autant que possible, les ouvriers en un même point, de façon à simplifier l'aérage et le service des transports et à favoriser la surveillance. Il y a également intérêt à réduire le nombre des galeries au minimum et à supprimer,

à mesure que les travaux avancent, toutes celles qui deviennent inutiles. On pourrait diviser ces méthodes en trois grandes classes, suivant la facon dont est comblé dans la mine le vide laissé par l'extraction des matières. Si les produits d'extraction ont une valeur assez élevée, on enlève autant que possible, tout le gite ; puis le vide est comblé, soit par des remblais provenant de la mine elle-mème ou de l'extérieur, et la méthode est dite, par remblais; soit simplement en laissant ébouler le toit en arrière des fronts de tailles, et la méthode est dite, par fondroyage. Si au contraire, les produits extraits ont une valeur marchande relativement faible, on peut laisser une partie du gîte sous la forme de piliers et estaux abandonnés. Dans le cas des gites minces, on exploite en général par remblais, car Île stérile obtenu par tirage des produits sur les chantiers d'abataÿe et les roches provenant des épontes, qu'il faut entailler pour donner aux galeries une hauteur suffisante, sont en assez grande quantité pour boucher le vide produit dans l'exploitation; parfois même, il arrive que l’on a du remblai en excédent à cause du foisonnement des roches abattues, et qu'il faut élever au jour une partie du stérile. Si le gite a une puissance suffisante pour que les galeries puissent être tracées en entier dans la matière minérale à extraire, il peut arriver que le stérile ne soit pas en quantité suffisante pour combler complètement le vide produit; c'est alors que l'on peut laisser les roches de toit s'ébouler en arrière des fronts de taille, en restant toujours maîtres de diriger ces éboulements.

La description détaillée des méthodes d'exploitation trouverait ici sa place ; mais encore un fois, il nous est impossible de l’entreprendre. C'est un manuel, et non un traité complet sur les mines que nous avons entrepris. Pour cette étude, nous renvoyons nos lecteurs aux ouvrages spéciaux.

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