ob. 162.000 dr
Le deuxième et le troisième chapitre des dépenses reposent l'un et l'autre sur des calculs chimériques. Letronne évalue à 3 p. % du capital la perte causée par les maladies et les morts dans des lieux si malsains. Aucun indice ne nous permet d'adopter ce chiffre : il n'y a pas à en tenir compte. Et, quant à compter 25 p. % de toutes les dépenses, pour faire face à la redevance annuelle, à l'achat des combustibles, à celui des substances nécessaires pour l'affinage et l'entretien des outils et des ateliers, il va de soi que ce calcul est purement imaginaire. Il faut nous résigner à ne pas connaître avec une telle précision le passif de Sosias de Thrace. Pour ce qui est de la nourriture des esclaves, nous sommes mieux renseignés, et ne compter de ce chef qu'une obole par jour et par personne, c'est rester en dessous de la vérité. Voici, en effet, des données qui ne nous permettent pas d'hésiter. Les comptes de dépenses du temple de Délos (1) nous fournissent les chiffres suivants :
En 300. Un esclave reçoit par an pour
sa nourriture.. . . . 120 dr. soit 2 ob. par jour.