‹ Les mines du Laurion dans l'antiquitéChapitre 2 sur 42 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

ingénieurs de la Compagnie française (1), j'ai pu sans difficulté étudier et l'exploitation souterraine des Athéniens et leurs travaux métallurgiques de surface. C'est le résultat de ces observations qui compose,en majeure partie,les premiers chapitres de cet ouvrage. On verra que je n'ai point ménagé les détails techniques. Ce n'est pas à coup sûr pour faire parade de connaissances étrangères à un archéologue ou à un historien. Mais j'ai pensé que pour donner une juste idée de l'habileté des mineurs Athéniens, il était nécessaire de décrire avec précision le terrain de leurs opérations, leurs procédés de travail et leurs méthodes d'exploitation. Une galerie ou un puits n'ont rien, au premier abord, qui puisse intéresser l'esprit ou frapper l'imagination. Cependant, si nous regardons avec soin les entailles dont les parements portent la marque, si nous considérons l'emplacement, la direction, le rôle de ce puits et de cette galerie, nous nous apercevrons que les Grecs apportaient, dans la pratique d'une grande industrie, une sagacité et une intelligence peu communes.

Mieux informés sur la technique, nous pouvons aborder le problème historique des mines du Laurion avec plus de sécurité. Les documents écrits que nous possédons sont souvent obscurs : j'ai essayé, avec le secours des renseignements que me fournissait l'étude positive, de les élucider et d*en tirer le meilleur parti possible. Mais les textes sont en même temps si peu nombreux que nous sommes réduits, sur plus d'un point important, à nous contenter d'hypothèses. Enfin, le sujet touche à tant de questions diverses, qu'il s'agisse d'institutions ou d'histoire économique et politique, que je ne suis pas certain d'avoir toujours adopté les solutions définitives. Dans l'état actuel de nos connaissances, il serait imprudent d'affirmer le contraire. Néanmoins j'espère que ce travail sera une contribution utile à Tétude de l'industrie antique, qui mérite d'être mieux connue, car elle a eu dans l'histoire ancienne plus d'importance qu'on ne l'imagine.

(1) Cette étude sur les mines du Laurion dans Tantiquité aurait été à peu près inabordable pour moi, si je n'avais trouvé à Athènes auprès des Directeurs de la Compagnie française et de Içi Société hellénique l'accueil le plus bienveillant. Je dois aussi un témoignage particulier de gratitude à MM. Rabut, Pageyral, Doche, Chambon et Bouchez, ingénieurs de la Compagnie française, qui ont toujours été pour moi les conseillers les plus aimables et les plus compétents. Je me fais un plaisir de les remercier de leur dévouement.

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