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DEIJJL nmUAEMAlJSM ]»fi BRONZE
Ch. HEARTIir et Cie
Fonderies, Laminoirs et Tréfileries, Fils bi-métalliques à Joinville^le-Pont (Seine)
L'exposition €h. Martin et Cle, est coquettement installée au commencement de la classe 41 et du côté de la galerie des Machines. Les produits exposés sont en partie nouveaux et tous garantis par des brevets en France et à l'Etranger. Leur base essentielle réside dans la superposition de deux métaux.
MM. Martin et Cle, ont trouvé, en effet, le moyeu de superposer le cuivre et Tacier, le cuivre et l'argent ; cette dernière qualité de métaux a été appliquée par eux à la confection de la chaudronnerie de ménage, à laquelle ils ont donné avec beaucoup de raison le nom de chaudronnerie hygiénique. Elle est en effet hygiénique car elle substitue Targent à rétamage, et supprime ainsi la formation des sels de plomb si nuisibles pour la santé publique. Ce n'est pas ici un étamage à l'argent ni un alliage de cuivre et d'argent, mais une superposition intime des deux métaux et d'une homogénité parfaite. Les échantillons contenus dans la vitrine de ces exposants, prouvent qu'ils sont arrivés au résultat qu'ils ont cherché. Nous y voyons, en effet, différents spécimens de vases pour la cuisine ou le ménage, fabriqués avec une feuille métallique composée des deux métaux « cuivre » et « argent » ; l'argent est à rintérieur, bien entendu, et remplace avantageusement rétamage, comme nous Tavons dit, et son épaisseur est assez forte pour durer autant que la feuille de cuivre rouge qui l'accompagne.
Mais ridée de MM. Martin et Cle a trouvé un champ plus vaste dans l'application de leur procédé à la confection des fils c bi-métalliques ». Ces nouveaux ûls en cuivre rouge et à âme d'acier remplacent avec avantage le cuivre laiton et le cuivre demi-rougo, employés jusqu'à ce jour dans l'industrie pour la fabrication d'une foule d'objets de première nécessité, tels que chaînes pour la bijouterie, chaînes de suspensions, anneaux, incrustation d'ameublement... etc , ils servent même pour faire les chevilles pour chaussures, clous et pointes de toutes sortes, enfin tous les articles oii Ton emploie le cuivre comme matière première.
L'application la plus importante des procédés de MM. Martin et Cle. est sans contredit la fabrication des âls, pour la télégrai)hie et les téléphones ; la transmission de la force et de la lumière.
Nous allons examiner cette question et lui donner le dôveloppement qu'elle mérite par son actualité. Je pense que nos lecteurs nous en sauront gré.
La transmission de Télectricitë à de grandes distances présente des difficultés théoriques et techniques que la science et la pratique n'ont pu encore résoudre d'une façon satisfaisante.
Le cuivre pur étant considéré comme le meilleur conducteur et sa puissance de transmission étant en rapport direct ayec la surface de sa section, c'est le 111 de cuivre pur à section correspondant aux exigences du service qui devait être employé pour rétablissement des lignes télégraphiques et téléphoniques.
Mais dans ces conditions, non-seulement les frais d'installations étaient d'un prix excessif, mais encore en raison de la ductilité du cuivre, les flls se rompaient par leur propre poids ou diminuaient de section par suite de l'allongement.
On a donc dû chercher un autre conducteur de prix moindre et ayant plus de ténacité.
C'est le fer qu'on a choisi.
Il coûte peu, en effet, et résiste à de fortes tractions. Seulement sa conductibilité est environ six fois moins grande que celle du cuivre pur, et pour compenser cette résistance on a dû donner aux nls un diamètre de 5 millimètres et demi, sans arriver cependant à une transmission régulière.
On a essayé récemment aussi divers alliages, le bronze phosphore, siliceux, etc. Ces produits ont assurément plus de ténacité que le cuivre pur, mais leur conductibilité est moindre et ils perdent, comme puissance de transmission ce qu'ils gagnent comme résistance a la traction. — D'un autre côté ils sont cassants, supportent mal le pliag[e, le dévidage et la torsion, avec le temps ils se piquent, deviennent granuleux, inconvénients constatés depuis leur emploi ; ils sont, en outre, d'un prix très élevé.
C'est là qu'on en était des recherches et des expériences, quand M. Ed. Martin imagina ses fils bi-mëtalliques.
L'idée si simple de combiner, sans alliage, les propriétés respectives des deux métaux, cuivre et acier, en tirant parti de la ténacité de l'acier et de la conductibilité du cuivre pur, est évidemment la solution du problème.
Le fil bi-métallique du système Martin, consiste en un fil de cuivre rouge à âme d'acier.
Les procédés de tonte, d'enrobage, de laminage et de tréfilage font que les deux métaux qui constituent le nouveau fil, ne forment en quelque sorte qu'un seul métal, tout en conservant dans sa dualité, les propriétés spéciales à ses deux éléments.
Le fll bi-métallique Martin réalise donc le type cherché d'un fil de prix peu élevé, d'un poids réduit, d'une ténacité parfaite et d'une conductibilité suffisante.
Il coûte en effet beaucoup moins cher que le cuivre pur, puisque l'acier entre pour moitié dans sa composition.
Sa composition permet de réduire sensiblement son poids, puisqu'à diamètre inférieur à celui de l'acier, il est par le cuivre, d'une conductibilité supérieure.
Sa ténacité est indiscutable, puisque l'acier qui le constitue