SUCCURSALES A KOUBAIX ET A TOULOUSE
Fonderies et Ateliers de constructions Ftue de Douai, 94, à Lille (Nord)
MM. HaihellB et Garnler exposent dans quatre classes les différente produits de leur fabrication.
Dans la classe 52» leurs appareils de chauffage, tuyaux en fonte, en fer à ailettes en tôle soudées; à la classe 41, leurs diverses pièces en bronze phosphoreux fabriquées par les procédés «uiUeaila ; la maison est représentée dans la classe 27 Sar les lots n^* 15, 16, 22 et 23 qui constituent la transmission e mouvement des sections anglaises et américaines sur une longueur de 200 mètres. Ces arbres sont en acier doux tourné et poli sur toute leur longueur; leur résistance à la rupture est de 45 kilog. avec un aUongement de 16 à 18 0 0; les manchons d'assemblage sont en fonte tournée avec frette en acier doux supprimant les boulons d'assemblage et les rainures sur les arbres. Les paliers graisseurs sont des paUers Bourdon, et les coussinets aes paliers graisseurs ont été etab Us en bronze phosphoreux Guillemin n** 4.
Le fonctionnement de ces transmissions a donné lieu à des remarques intéressantes.
A la mise en route, et malgré une dénivellation sensible des points d'appui qui n'a pu être corrigée qu'après huit jours de marche, malgré la tension exagérée, au début, des courroies de commande, un palier seulement sur cinquante a donné lieu à une légère élévation de température. Mais il n'y a pas eu le moindre grippement, et les portées sont restées parfaitement polies.
Eûân, à la classe 63, tous les produits sont représentés, tuyaux en fonte, en fer pour cables télégraphiques souter* rains, pour chauffage, canalisations d'eau et de gaz à joints spéciaux et à brides. Robinets de toutes formes. Raccords rapides et symétriques, système Guillemin. Bornes-fontaine, bouches d*arrosage, de lavage et d* incendie. Deux hélices en bronze phospho - manganèse (métal Roma) semblables aux six fournies à la maison Chaligny et C* pour la marine française, et qui ont donné aux essais d'excellents résultats.
Puis la machine à percer en charge inventée par M. Julien Haiheiin et dont le brevet a été acheté 25,000 fr. par la ville de Paris.
Cette ingénieuse machine est composée d'une boite à étoupes, fixe sur la bride libre du robinet de prise en charge.
Ce robinet est maintenu contre la conduite au moyen d'un collier en fer en deux pièces ; le joint entre le robinet et la conduite est assuré par une rondelle en cuir gras ou en plomb.
L*œil de la clé du robinet de prise en charge est rond, et a un diamètre de 1 ou 2 m/m. supérieur à celui du trou qu'on veut percer.
Le porte-foret est également cylindrique et a le diamètre exact du trou à percer, de même que le chapeau du presseétoupes.
On perce le trou en faisant manœuvrer, au moyen d'un levier à cliquet, le porte-foret qui traverse la boîte à étoupes et l'œil du robinet ouvert.
Lorsque le trou est percé, on peut retirer le foret de façon à le dégager de la clé du robinet et fermer ce robinet sans perte d'eau, puisque le corps cylindrique du porte-foret reste engagé dans le presse-étoupes.
Cela fait, il ne reste plus qu'à démonter la boîte à étoupes et à jonctionner les tuyaux de branchement sur le robinet.
ProduiUi fabriqués
La fabrication des tuyaux représente une des branches les plus importantes de la production de l'usine. L'atelier de fonderie comporte une série complète de châssis spéciaux disposés pour mouler et couler verticalement ces tuyaux et munis d'une série d'outils nouveaux et perfectionnés qui permettent de produire des tuyaux parfaits et à très bon marcné.
Pour les tuyaux destinés aux lignes télégraphiques souterraines, MM. Hathelltt et Gantier firent adopter à l'administration l'emploi des tuyaux à emboîtement court et conique avec joints au plomb à froid et en ajoutant au-dessous de la rondelle en plomb une ba^ue en caoutchouc qui assure l'étanchéité absolue de la jonction ; des essais faits sur une canalisation avec une pompe à air et sous une pression de 4 atmosphères ne donnèrent lieu à aucune fuite.
Ce joint économique peut être fait par tous les ouvriers, même les moins habiles dans ce genre de travail.
Les tuyaux à bride sont, au moyen d'un matériel spécial, moulés verticalement, et des dispositions nouvelles suppri-* ment la casse due au retrait; ils présentent une épaisseur régulière sur toute leur longueur et sont coulés en fonte très
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résistante ; ils sont essayés avant leur sortie de l'usine à une pression de 15 atmosphères.
Les tuyaux de chauffage en fonte à ailettes en tôle soudées (brevet de Surmont) sont le monopole de MM. Hathelln et Garnier qui ont remplacé les tuyaux à ailettes en fonte par des tuyaux à ailettes en tôle soudées qui sont moins lourds, plus résistants, moins fragiles, d'un montage plus facile. Ils ont 2 m. 50 de longueur et peuvent offrir jusqu'à 3 m. 50 de surface de chauffe par mètre courant; leur rendement est de 350 calories dans les chauffages à eau chaude, et de 750 calories dans les chauffages à la vapeur d'échappement
Les mêmes lujaux sont labriqués également tout en fer et sont encore plus légers; les ailettes peuvent affecter les formes rondes, carrées, ovales ou polygonales ; ces tu vaux peuvent avoir une longueur de 5 mètres et sont 15 0/0 moins lourds que les tuyaux tout en fonte. Leur légèreté permet de les transporter, les monter facilement et les suspendre aux charpentes les plus légères. Ces tuyaux peuvent également se fabriquer en acier et en cuivre.
Robiuet m clef ren versée imymtènàe Cit. QibAiilt).
Ce robinet, dont les dispositions consistent principalement dans la fermeture des deux extrémités du boisseau supprimant les grippements qui se produisent dans les robinets ordinaires, ont un fonctionnement régulier et le serrage de la clef est-automatique en même temps que proportionnel à la pression.
Le robinet vanne perfectionné, système Hathelln et Garmler (b*. s. g. d. g.), est du système de la ville de Paris ; le presse étoupes ordinaire est supprimé et remplacé par une garniture en cuir embouti qui assure Tétanchéité complète et supprime tout entretien.
Les raccords divers rapides et symétriques Guillemin (b. s. g. d, g.) présentent des avantages pour le montage et le démontage instantanés, supprime les inconvénients du raccord ordinaire qui se visse difficilement ; le raccord rapide a été adopté par un grand nombre de Compagnies de pompiers.
Toutes les pièces en bronze phosphoreux sont fabriquées par les procédés Guillemin, qui permettent d'obtenir pour ce métal une homogénité parfaite, une ténacité et une dureté graduées à volonté et d'une usure trois fois moins rapide que celle du bronze ordinaire; le prix de revient n'est que d'un tiers en plus. Ce bronze gagne 55 0/0 en résistance et 100 O/o en allongement, compare avec le bronze ordinaire titre 1 de la marine.
Le Métal Roma est du aux recherches de M. (guillemin; c'est un bronze phospho-manganèse malléable qui ne prend pas la trempe ; sa couleur est celle du bronze ; sa densité est de 8 kil. 50O par décimètre cube ; on peut en faire des barres, des tubes et des fils étirés, ainsi que des tôles laminées qui peuvent être estampées et embouties par les procédés ordi* naires.
Les deux hélices qui figurent à 1 exposition sont en métal Roma.
Googk
Historique et eonsietenee
La maison Hatheiin et Garnier fût fondée en ISl*? pour s'occuper des élévations et distributions d'eau dans les villes.
Elle a obtenu, dès le début, Tentreprise générale de la distribution des eaux de la ville de Paris, dont les travaux s'élèvent annuellement à plus d'un million. Pendant trois années MM. Haibelln et Garnier s'en occupèrent exclusivement.
En 1880, le ministère des Postes et des Télégraphes leur conflait la construction de 600 kilomètres de lignes télégraphiques souterraines.
Ligne de Reims à Chàlons, environ — Nancy à Blénod
Soissons à Lille Void à Verdun Paris au Havre
Total
46 kil.
600 kil.
A la même époque la distribution des eaux de la Ville de Paris prenait une grande extension ; en outre des travaux d*entretien courants, le doublement de la canalisation destinée à isoler les eaux de source et celles des rivières exigea la construction d'environ 100 kilomètres par année de canalisation nouvelle, plus la distribution d'eaux à exécuter dans plus de vingt-cinq villes de province, parmi lesquelles nous citerons : Toulouse, Lille, Dunkerque, Nice, St-Omer, etc.
La Maison Hathellm et Garnier a exécuté annuellement plus de 250 kilomètres de canalisation, près d'un kilomètre par jour î
L'exécution de ces nombreux travaux exigeant une quantité considérable de tuyaux en fonte, plomb, robinets et appareils divers décida MM. Haihelin et Garnier à les fabriquer eux-mêmes.
Ils créèrent, en 1881, à Lille, une usine d'une superficie de 10,000 mètres, comprenant : fonderie de fer, de cuivre et de bronze, ateliers de montage, produisant journellement, dès l'origine, jusqu'à 1,000 mètres de tuyaux en fonte pour les lignes télégraphiques souterraines, plus les autres pièces et produits commandés par l'Etat, les compagnies de chemins de fer, usines à gaz, etc.
La Maison Maiheiin et Garnier occupe un personnel de 650 ouvriers, elle abandonne 25 0/0 de ses bénéîices à son personnel et a, en outre, une caisse d'assurances contre les accidents et les maladies.
MM. Hatitelin et Garnier ont obtenu de nombreuses récompenses : Médaille d'Or, Paris, 1878, Anvers, 1885. Diplômes d'honneur, Anvers, 1885, Bruxelles, 1888. Le Jury, reconnaissant les travaux importants accomplis par cette maison, lui a décerné pour 18K9 un Graad Prix et une .flMAille de Bronse.
Hors Oonooixr^s Membre du Jury
de la Classe 52 à rExpQsitioD d'Economie sociale
Ingénieur-Constnicteur rue SainUMaur^ 85-87, Paris
L*exposition de M. Plat se fait remarquer par son heureux arrangement. La renommée déjà ancienne, d'ailleurs, de cette maison lui a attiré de nombreux visiteurs.
Donnons un aperçu des objets exposés :
Dans la Classe 48, M. Plat expose des fours portatifs oscillants pour la fusion des métsLux.
Depuis plusieurs années, M. Plat avait cherché à remédier aux inconvénients que présentent les ïoumeaux à creusets dits « Potagers >, en réunissant en un seul ensemble mobile le four et le creuset.
Des perfectionnements portant sur tous les détails de la construction ont été récemment apportés par lui à son système. Nous remarquons notamment : l'emploi d'une rehausse en plombagine ; Tadjonction d'un petit cubilot ayant sa soufflerie propre, que Ton installe sur le four en place de la rehausse; puis, une combinaison de leviers et contrepoids qui permet de soulever le four et de faire la coulée sans employer ni grues, ni ponts roulants, ni autres appareils de levage ou de transport.
Les résultats sont : d'abord, une réduction qui nous semble la plus grande possible dans les frais de production; ensuite, la faculté de couler des pièces beaucoup plus lourdes sans avoir à recourir au four à réverbère et sans encombrer l'atelier d'engins et accessoires de toute espèce. On peut, en effet, avec 3 ou 4 lours Piat, couler des pièces de 1,000 à 1,200 kilos, soit en fonte industrielle, soit en fonte artistique .
Voici une description sommaire qui fera comprendre les dispositions et les particularités du système :
Les fours en tôle sont de forme carrée, ce qui permet de réaliser la plus grande économie de combustible, le coke se logeant dans les coins, et la partie du creuset tangentielle aux parois du fourneau, pouvant être sans inconvénient très rapprochée.
Une ceinture en acier, portant deux tourillons, les embrasse sur tout leur pourtour à une hauteur convenable pour que le lour puisse basculer aisément dans un sens comme dans l'autre à l'aide d'un levier»
C*est au moyen de ces tourillons, sur les collets desquels se monte une anse en fer, que Ton enlève le four, à Talae d*une grue d*un pont roulant ou de tout autre système de levage et que s*opère la manœuvre du four et la coulée sans 1n*ansport dont nous parlions tout à Theure.
Sur la face antérieure, faisant corps avec le four, est ménagé un oriâce en forme de bec pour la sortie du métal liquide.
La base du four est formée par une cornière recevant la garniture réfractaire intérieure. Cette cornière est munie de renflements dans lesquels sont ajustés deux forts barreaux ronds destinés à supporter des barreaux formant grille dont le nombre varie suivant la dimension des fours. On laisse à ces barreaux une certaine mobilité afin de faciliter Tenlèvement des scories du foyer.
Cet ensemble supporte également une pièce en plombagine appelée fromage, sur laquelle on place le creuset.
Ajustée au bec de coulée du four, dont nous avons parlé plus haut, existe une pièce en terre réfVactaire contre laquelle on applique la partie supérieure du creuset. On assure le contact en plaçant à la partie diamétralement opposée du creuset un coin en terre réfractaire que Ton serre convenablement.
Les creusets en terre réfractaire ne conviennent que pour les fontes d'au-dessous de 100 kil. Pour les quantités supérieures, on emploie des creusets en plombagine. Ceux-ci, placés à la hauteur nécessaire sur le fromage convenablement disposé, se relient facilement au bec du four au moyen d*un peu de sable réfractaire mélangé de plombagine.
Pendant la fonte, il est bon de surveiller la pression du vent, ce qui s'obtient au moyen d'un simple tuoe de verre en U. Cette pression constatée par la différence de niveau de la colonne d'eau dans les deux uranches du tube doit être de 12 à 18 c/m.
Le système de rehausse dont nous avons parlé, spécialement appliqué à la fonte du cuivre, consiste dans une espèce de second creuset adapté au-dessus du creuset de coulée et dans lequel on introduit le métal. Celui-ci y est soumis à l'action directe de la âamme qui vient lécher le métal en passant par des orifices ménagés dans le pourtour de la rehausse. Un trou ménagé dans le fond laisse couler le métal dans le creuset intérieur.
La totalité du métal à fondre est mise successivement dans cette rehausse et le creuset n'a plus qu'à le recevoir et à entretenir une bonne chaleur de fUsion.
Dès le commencement de l'action du vent dans l'intérieur du four, les flammes, qui n'ont pas d'autres issues, viennent
Sasser avec force par les ouvertures du pourtour de la reausse. et forment un puissant chalumeau qui chauffe la masse du métal. La fonte est rendue ainsi très rapide.
On arrive par ce moyen à fondre 100 kil. de bronze en 20 à 25 minutes avec une moyenne de coke qui ne doit pas dépasser, en marche normale, 15 0/0 du poids du métal fondu; la qualité de celui-ci n*est nullement altérée. Lorsque la fusion est terminée, on enlève la rehausse en
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passant un ringard dans deux trous qui sont ménagés à cet effet dans ses parois et on arrête le vent. On s^assure que le creuset est bien maintenu |)ar le coin de serrage contre le bec du four; on écume comme à l'ordinaire et on peut procéder à la coulée.
Cette opération s'exécute en levant le tour complet au moyen de grues ou de ponts roulants et en taisant la coulée soit directement dans les moules, soit en versant le métal dans des poches préalablement chauffées.
C'est ici que, dans les établissements où la place manque ou dans lesquels on veut économiser l'emploi de ces moyens de levage ou de transport, on trouvera une économie considérable de main-d'œuvre en employant un mode spécial de montage des fours dont nous avons parlé.
Ce perfectionnement récemment inventé et breveté permet de soulever le four, par l'action d'un levier, à une hauteur convenable pour que la coulée dans une poche ou dans un moule puisse se faire facilement.
La mobilité des fours présente encore d'autres avantages : c'est que Ton peut procéder avec la plus gr-ande facilite au déciussage en les inclinant en arrière ou même les retourner complètement pour les vider à fond et bien nettoyer la grille.
Nous avons fait ressortir les bénétices qui résultent de la rapidité de la fusion et de la simplification de la main-d'œuvre, d'où résulte une diminution d'emploi de combustible et une production d'une quantité plus grande de métal tondu.
Mais il en est d'autres encore parmi lesquels il faut signaler la diminution de l'usure et des risques de rupture des creusets, la quantité moins grande des déchets provenant de l'oxydation à l'air du métal en tusion, le danger moindre d'accidents ponr le personnel ouvrier.
Les diverses dispositions que nous venons de décrire sont plus spécialement applicables aux fours destinés à la fonte du cuivre et du bronze ; mais le principe du système reçoit aussi son application dans l:i fusion de la fonte de ter.
Le four disposé pour ce travail est très commode pour les coulées de 100 à 300 kil. C'est une combinaison de four portatif que nous avons décrit et d'un creuset spécial.
Ce dernier, de dimensions restreintes et ayant le fond percé d'un trou, vient se superposer sur le four; il est porté, à cet effet, par une colonne creuse qui sert également de conduite de vent. Un robinet règle Tintroduction du vent. Une vis soulage le poids du four pour permettre, une fois la fusion terminée, de lever légèrement le petit cubilot qui tourne alors facilement autour de la douille de la colonne.
La fonte est introduite dans le cubilot par charge alternant avec le coke, comme dans les cubilots ordinaires; on soutîle simultanément dans le cubilot et sous le four portatif.
Certains tondeurs se servent aussi de cette disposition pour lingoter leurs limailles de cuivre jaune en les débarrassant du zinc (lu'elles contiennent; le zinc est brûlé avant que le métal ait traversé le cubilot et on recueille dans le creuset du cuivre assez pur.
Les classes 5)1 «t 53 contiennent aussi des produits exposés par M. Plut; organes de transmission* pAliors*gfaiB86urs^6iigr««
nages, pompes, limeuses, machines-outils, treuils, grues, marteaux -pilons, scies, etc., etc.
Pour les organes de transmission, M. Pict acréé des chaises perfectionnées pour les supporter, avec réglage dans tons les sens et paliers graisseurs.
lUduMitàUufue
Palier graisseur h m^che métallique
La fabrication des roues d'engrenage a été perfectionnée par M. Plat par le moulage mécanique; il a obtenu des roues qui peuvent être montées sans être taillées.
Les poulies n'ajant pas un mètre sont également moulées mécaniquement par la pressée hydraulique; pour celles en fer, M. Plat les construit à Taide de fer à simple T très résistant.
M. Plat a vulgarisé l'emploi de roues à chevrons qui sont utilisées surtout pour les mouvements qui exigent vitesse, douceur de roulement ou transmission de force considérable; elles sont utilisées dans la construction des gros moteurs, des laminoirs, etc., et comme dans ce cas, les modèles deviennent impossibles, on les obtient à la trousse, c'est-à-dire faites sans modèle.
Poulies eu fer, bras en fer simple T
Une moitié de roue pour une commande de laminoir figure à l'Exposition, elle a été laite au trousseau, et son poids est de 11,000 kilog. Ces roues sont appliquées dans la construction des moulins à cylindres.
Marteau atmosphérique, système ChenoL — Ce marteau est une application de la parfaite élasticité de Tair. Le battant est un cylindre frappant et foré comme un canon. Une bielle commande directement deux pistons se mouvant dans le cylindre ; entre les deux est une cloison étanche. Quand la bielle remonte, le piston inférieur comprime Tair contre la cloison et le cylindre se soulève. Quand la bielle descend, Tair compris entre" le piston supérieur et la cloison se comprime
§ar suite de la convergence des mouvements des pistons et u cylindre, et ce dernier est violemment projeté de haut en bas ; il se produirait même un choc si le matelas d*air qui se trouve sur le piston inférieur ne faisait ressort; si bien que cet air en se comprimant absorbe l'effet mécanique et le restitue ensuite.
Dans le marteau atmosphérique, la force du coup dépend notamment du degré de pression de Tair dans la chambre supérieure. Cette pression peut atteindre quatre ou cinq atmosphères, et elle résulte du jeu naturel des pièces en mouvement.
Le poids propre du battant n'est donc qu^un facteur secondaire de l'intensité du coup. C'est la pression de l'air qui domine, comme dans les pilons à vapeur à double effet, c'est la pression de la vapeur qui ne rend que 25 à 30 0 0 d'effet utile, tandis que les marteaux atmosphériques rendent 70 à 75 0/0.
Le mouvement de la bielle est commandé par une courroie sur laquelle a^it un tendeur monté à l'extrémité d'un leviers
M. Pi«t a développé beaucoup dans ses ateliers la construction mécanique oii il fabrique les machines outils, tours, machines à percer, à raboter, à fraiser, à poinçonner, à cisailler, grues, treuils, etc., ainsi que les diverses maci^ines-outils et four dont il a été parlé ci-dessus.
Riveuse hydraulique, — M. Twedell appliqua le premier )*eau comprimée à la pose hydraulique des rivets, mais les machines n'étant construites que pour les grands ateliers, M. Delalo« imagina une machine simple d'un déplacement très facile, capable de poser des rivets de 12 à 15 millimètres, et M. Pi«t se chargea de la construction. Grâce aux perfectionnements apportés on peut, avec une riveuse à bras, effectuer la pose de rivets ayant 25 millimètres de diamètre et en placer de 120 à 150 à l'heure.
M. Pi«t a eu l'heureuse idée de faire actionner ces riveuses mobiles soit par un moteur à pétrole, soit par le' courant électrique fourni par les dynamos qui sont installés dans beaucoup d'usines pour l'éclairage des ateliers; la riveuse peut ainsi recevoir sa force dans tout l'atelier où elle est nécessaire et sans frais d'installation coûteuse.
Nous en donnons une vue ci-contre :
Hiveuse mobile actionnée par rélectricité