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INSTITUTIONS OUVRIÈRES

L*expo9ition de M. Pl«f à l'Economie sociale de Tesplanade des Invalides est très visitëe et mérite l'attention de toutes les personnes s'intéressant aux institutions ayant pour but d'améliorer le sort de la classe ouyrière.

Les institutions fondées par M. Pi«t sont nombreuses.

11 fait participer ses ouvriers aux bénéfices réalisés dans son industrie. Il a créé :

Société de secours mutuels.

Assurance pour les ouvriers blessés dans le travail.

Ecole d*apprentis, etc.

C!»iMie de retraife. ^ CaiMie de prévoyanee — Bibliothèiiae. — Soeiété de masiqae.

Les Sociétés de secoure mutuels furent fondées : celle de Paris en 1850; celle de Soissons en 1881, lors de la création de Tusine.

Elles sont alimentées par les cotisations de leurs membres et les dons volontaires. Les Sociétaires reçoivent les allocations suivantes :

Indemnités pécuniaires en cas de maladie, qui varient de 2 ft». à 0 fr. 50 c. par jour, selon la durée de la maladie.

Pour atténuer cette diminution, il a été créé une Caisse de prévoyance alimentée par un versement mensuel de 0 fr. 50 c. de tous les membres participants; elle sert, de plus, à accorder des secours aux sociétaires chargés de lamille.

La Société de Secours mutuels accorde encore à ses membres :

Les secours médicaux ;

Les ft^ais pharmaceutiques ;

Retraite de 200 ïrancs au bout de 25 ans de sociétariat et 60 ans d'âge, retraite qui peut atteindre 360 flrancs pour les ouvriers qui ont travaillé pendant 20 ans dans les ateliers de M. put.

La Société contracte, chaque année, une assurance collective qui, moyennant un versement mensuel de 0 tr. 05 c, assure à la veuve du sociétaire décédé une somme de 500 francs.

Le versement de cette cotisation est réellement de 3 fr. 15 c. par mois au lieu de 0 fr. 65 c, car la Société de Secours mutuels prend à sa charge 2 francs, et la Caisse de prévovance 0 fr. 65 c.

La Caisse de retraite fonctionne depuis 1876 et possède un capital de 93,602 fr. 27 c ; elle sert des pensions a 9 sociétaires, dont les 6 premiers touchent 180 francs et les 3 derniers 200 fï'ancs.

Assurance en ca^ d'accident. — Par suite d'une assurance contractée par M Plat, la Société de secours n'a pas à intervenir ; les blessés touchent, pendant toute leur inactivité, les deux tiers de leur salaire ou des sommes variant d'importance lorsque les blessures entraînent une incapacité de travail quclconquei

OStNES DE PARIS Et ENVIRONS 8Ô5

Ecole d'apprentis. — Au nombre de 30, ces derniers reçoivent tous les ^ours une leçon d'une heure donnée par un professeur charge spécialement de ce cours; des récompenses hebdomadaires et semestrielles sont accordées aux plus méritants.

Bibliothèque. — Elle possède 500 volumes; elle est très fréquentée, surtout en hiver, par les ouvriers et les apprentis qui y trouvent des livres et des revues.

l/Harmonie instrumentale. — Elle compte 80 exécutants et a obtenu de nombreuses récompenses aux différents concours oii elle s'est fait entendre.

Participation aux bénéfices.— M. Plat, désirant participer personnellement au bien être de ses ouvriers, les a intéressés pour une part dans ses bénétlces, afin qu'ils deviennent pour ainsi dire ses associés, et qu'ils contribuent dans la mesure de leurs forces au développement de l'usine et à sa prospérité.

Depuis 1882, date de la participation aux bénéfices, tout ouvrier ayant cinq années de présence consécutive à l'atelier, a droit à une part dans les bénéfices de la maison.

La somme distribuée par M. Pl«t s'élève à 164,000 francs, et chaque ouvrier a touche des sommes s'élevant annuellement, sur le montant de ses salaires, de 4 à 8 fr. 50 0/0.

Cette participation est versée par moitié en espèces et l'autre moitié à la Caisse des retraites et à capital réservé, sur la demande des intéressés.

Ces institutions donnent d'excellents résultats : stabilité dans le personnel, rapports faciles de patron à ouvriers.

Historiiiue et consistouee»

M. J. PiAi, père du propriétaire actuel, créa la maison en 1831 ; c'est une des plus anciennes pour la construction mécanique et la fonderie.

Il appartînt à cette pléiade de constructeurs qui eurent des maisons renommées, tels que : les Cail, Farcot, Bourdon, Derosne, etc. et entreprit, d'une façon toute spéciale, la construction des organes de transmission, arbres, poulies, roues d'engrenage, etc.

M. A. PiAt prit, en 1869, la direction et construisit les ma* chines-outils dans ses deux usines de Paris et de Soissons, qui occupent ensemble 500 ouvriers, et sont munies des perfectionnements le$ plus nouveaux.

Ce dernier a obtenu de nombreuses récompenses dans toutes les expositions où ses produits figuraient ; il a été décoré, en 1888, de la Légion d'honneur.

Hors concouru en 1889 comme Membre du Jury delà classe 52, M. \. pIai a obtenu une JlIéilAille d'or pour sa remarquable exposition à l'Economie sociale. Trois de ses collaborateurs, MM. Sevry. Robert, Haanot, ont obtenu des médailles* d'or, bronsc et meiitioii lioiiopoble. C'était .justice.

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