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AtelieM.
Les ateliers de Paris situés quai de Grenelle, couvrent une superficie de près de 80,000 mètres carrés, disposent de plus de 500 chevaux de force et peuvent occuper jusqu'à 1,000 ouvriers ; ils sont desservis par des voies ferrées sur lesquelles la traction s'effectue au moyen de locomotives spéciales, et lui sont reliées sur le quai même aux rails du chemin de fer e rouest situés sur le bord de la Seine, Ces ateliers peuvent utiliser les transports par eau et possèdent un débarcadère à vapeur de 40 tonnes installé sur la berge du port de Grenelle.
Les aieilers de DeBsin et de Denai occupent les premiers 25,000 mètres carrés, et utilisent ensemble une force motrice de 200 chevaux.
L*ensembie de ces trois ateliers occupe donc une superficie déplus de 11 hectares, emploie un personnel deplusae2,000 hommes, et a une force motrice d'environ 700 chevaux.
L'outillage de premier ordre peut produire annuellement plus de 15,000 tonnes d'objets ouvrés, nécessitant la mise en œuvre de plus de 17,000 tonnes de matières premières (fontes, fers, cuivre, etc., et environ 16,000 tonnes de combustible.
Le chiffre de production des usines peut atteindre 25,000 tonnes, chiffre qui a même été dépassé dans certaines années.
Travaux.
Les anciens établissements Call, par leur puissante organisation, s'occupent de l'entreprise de tous les grands travaux, construction des machines et appareils employés dans la plupart des industries; ils ont su par des études spéciales et une suite d'innovations heureuses, se créer depuis de longues années une réputation universelle.
Parmi les travaux nous citerons notamment : la sucrerie coloniale et indigène, les locomotives, le matériel des chemins de fer, les travaux d'art, tels que les ponts et charpentes métalliques à grande portée et enfin, depuis quelques années, la construction du matériel d'artillerie de terre et de mer, des torpilleurs, avisos, embarcations à vapeur, etc., etc.
Comme travaux spéciaux nous remarquons l'installation de ses ateliers de meunerie pendant le siège de Paris comprenant 300 moulins avec une force de 600 chevaux. Ces ateliers firent installés dans un délai d'un mois et on livrait 800,000 kil. de farine par jour.
Voici une énumération des principaux travaux :
Chemim de fer. Des locomotives, matériel roulant, ont été livrés en grand nombre en Italie, Espagne, Russie. Plus de 3,000 locomotives sont sorties des Ateliers Cail.
Travaux d'art. Ces travaux sontconsidérables tant en France qu'à l'étranger : Autriche, Russie, Suisse, Italie, Espagne, etc.
Matériel d'artillerie.— Les canons du système de Bange, ont
été acceptés par le gouyernement Avançais pour rarmement de Tartillerie après de nombreases expériences qai ayaient dnré pendant quatre ans. Depuis 1882, les Anelens Ktablis«e« mentB Call ont exécuté pour direrses puissances étrangères : le Mexique, la Serbie, le Danemark, le Brésil, la République de Costa-Rica, un matériel comprenant 441 bouches a feu et 489 affûts.
Pour le gouvernement français : 100 canons 'et un nombre considérable d'affûts
Travaux divers. — Les Ualnes Call ont construit des Machines dynamo -électriques au nombre de 40, puis des matériels complets pour raffineries, distilleries, brasseries, meuneries, etc.
Machines à Tapeur, machines élévatoires, dragues, teneurs à chaînes, chaudières à vapeur, canots, torpilleurs, presses monétaires, travaux de mines, etc.
Situation générale. — En somme, la situation des Etablisaemeni^ Gall comme on le voit est excellente. C'est même d'une véritable reprise qu'il s'agit pour ces usines. Douai a doublé sa force vitale. Denain, avec son installation nouvelle, a quadruplé ses moyens de fabrication et d'existence. Des améliorations sensibles et des développements importants ont été apportés aux usines de Paris, qui vont s'engager dans la voie de la construction électrique. Bref, c'est à un branlebas général et à une réorganisation complète que nous assis* tons.
La nouvelle administration par son énergique impulsion a su donner une grande activité aux commandes de l'industrie
? rivée, et même, les bénéfices acquis sont déjà tels pour exercice courant que les actionnaires paraissent assurés d'un bon dividende pour cette première année de gestion.
Parlons de quelques-unes des heureuses innovations introduites déjà par la nouvelle administration. A part des réductions importantes de frais généraux déià opérées, les Aaeleaa KiabiiBsements Call ont su se créer de nouvelles sources de bénéfices par l'acquisition qu'ils viennent de faire de brevets des plus intéressants. Nous citerons entre autres les chemins de fer de montagne du système Abt, cette solution si ingénieuse et si complète d'un problème longtemps cherché en vain.
Ce système fort intéressant au point de vue des lignes stratégiques, permet d'exploiter, en montagne, les lignes de grand trafic ce qui jusqu'ici était inconnu ; en effet, les quelques chemins de fer existants actuellement ne conviennent qu'au transport des touristes et ne pourraient faire un trafic important comme celui des troupes avec le système Abt, qui, Quoique récent, est déjà consacré par l'expérience. Une ligne es plus importantes, actuellement eu construction dans l'Amérique du Sud est sur le point d'être achevée, traverse les Cordillières pour réunir la République Argentine au Chili ; une autre ligne fonctionne déjà depuis plusieurs années dans le Hanovre et traverse la montagne du Hartz ; une nouvelle ligne, en Suisse, dans le canton du Valais, grimpe dans les
Alpes, depuis la yallée du Rhône jusqa^à Zermattt point très élevé, jasqa*ici inaccessible même aux Toitures et où Ton ne pouvait atteindre que par des sentiers de mulets ; d'autres lignes très importantes s'aciièvent dans les Indes anglaises» une ligne est a Tétude pour franchir le Caucasot etc., etc.
Nous citerons encore parmi les brevets de si grande valeur que les Aaelens EtablIsBerneBls Call viennent d'acquérir les machines à glace et chambres froides du système Llndé, le dernier neriectionnement dans ce genre et qui est appelé à rendre aimmenses services, en France, à la Défense nationale pour la conservation indéfinie, dans les forteresses et dans les Tilles, des subsistances de toute nature.
En ce qui touche la sucrerie, la Société s*est assurée le monopole de nouvelles turbines très perfectionnées qui augmentent de 20 0/0 le rendement en sucre blanc.
Nous devons ajouter encore que les ilneleas EtabllsseBieMta (;ail viennent de créer de grands ateliers spéciaux d'électricité pour y exploiter de nouvelles machines dynamos à ^and rendement, et des plus économiques, tant pour réclairage que pour le transport de force.
Ce court examen, de quelques-unes des heureuses innova» tiens de la nouvelle administration, assure aux Aaelens Btabllasemenu Call et à leurs actionnaires un brillant avenir; mais, nous le répétons, pour que la chose fht complète, il faudrait, que, grâce aux pouvoirs publics, les ouvriers de Grenelle en eussent aussi leur large part.
Cela dépend du département de la Guerre.
Si la Guerre le voulait, elle pourrait donner aux ateliers de Paris un peu de ses commandes dans une proportion suffisante, ce qui serait bien peu, par rapport à ce aont elle dispose, et Ton verrait les ateliers de Grenelle se développer en môme temps que ceux de Douai et de Denain.
Mais la Guerre ne donne rien ou presque rien.
Pourquoi ce ministère ne passerait-il pas des marchés de
\ à gré avec cette Société ? L'adjudication n'est pas possible
a Paris avec les prix de province qui viennent en concurrence. Pourquoi n'alimenterait-il pas d*une façon suivie, l'usine de Grenelle outillée tout exprès pour ses besoins?
Nous sommes sûrs oh à peu près, que cette dernière ne demanderait pas mieux que de traiter des marchés, fût-ce au prix de revient, en faveur de ses ouTriers.
Du travail à Paris, voilà ce qu'elle vent.
L'origine des BuiblisMHieats Call remonte à Tannée 1812. Ses ateliers alors situés quai de Billy fondés par M. Devome et exploités ensuite sous le nom d'EtabllsseMeMis Oer^sae et Call ayant été incendiés en 1865 furent transportés au quai de Grenelle où existait déjà un commencement d'installation.
Une Société connue sous le nom de J.-F. Call et C'« fut remplacée en 1871, après la mort de J.-F. Cail, par une autre : GaU et C^*. C'est cetto dernière qui, en 1882, céda sesËtablis-
gOO ANCIENS ETABLISSEMENTS GAIL
•ements à une nouvelle Société qui prtt le nom de : 8«eléié
La nouvelle Soeiété (oapital 10 millions) est administrée par un Conseil d'administration, oomposé de :
Président, ■. Bunaar^cl (Jean), administrateur des G)iemlns de fer de TOnest. 8, rue de la Paix, & Paris.
Vice-président, «. le barvn 4e Nervo» administrateur des Cliemins de fer dç Paris-Lyon-Méditerranôe, 23, rue de Mari' gnan, é Paris.
Secrétaire, X. CHameve (Gabriel), administrateur des Forges et Aciéries de Huta-Bankowa, 95, rue de Prony, & Paris.
Administrateurs: ««. VavaenMiit de Pnelieaae, administrateur des Mines, Fonderies et Forges d'Alais, 18, rue Viijnon, à Paris; Beraard (André), admlnls&ateur des Mines d'Amche, à Courrières yPas-de-Calais) ; Beurdei (Fernand), ingénieur civil, 11^ rue de Clicbj, à Paris; Cawbefart (Jules), administrateur des Chemins de fer de Paris-LjQn-Méditerranée, 4^ place St-Clair, à Liyon. et, 34, boulevard Haussmann* & Paris ; Dwtooni (Louis), banquier à Douai ; H^ekeite (Maurice), ancien auditeur au Conseil d'Gtat, 8 i)is. rue de Usbonne« à Paris ; tewoiAe (Auguste), ingénieur clviL ancien iondé de pouvoirs de la Société Cail et &\ 4Q, rue de Lubeck, à Paris; Valr« (Arnaud), administrateur des Chemins de fer de Bône à Guelma, 8, rue de la Bienfoisance, à Paris; Van^iOii (Pierre-Etienne), administrateur-directeur de la Société des Ponts et Travaux en fer, 80, rue Taithout. à Paris; Seneheii (Lucien), administrateur des Houillères de St-Etienne, 10, rue de la Bourse, à Lyon.
Comité de Direction, m. Boanardél, président du Conseil; 4« 9ierv«, vice-président du Conseil; Sarsiard, CtaA«v#, Mas^ain, administrateurs.
Commission des Finances, M. SwMMirdct président du Conseil ; de iVervi», vise-président du Conseil ; Vay«e»ii«li de rnaàeaae, Dspeai^ Se«elio«, administrateurs.
Administrateur délégué, M- Basurdei.
Gr&ee au eonoours d^hommes aussi habiles et si eompétenta, ce nouveau Oonaeil a'inspirant des précédants aanta par des études spéoiales et des innovations henrausea. maintstnir la bonne réputation oonquiae dans le monde witier par la Maison Caii, développer ses affaires et assurer dans Faveoir sa vitalité bien reconnue.
Les récompenses obtenues depuis 1818 sont trop nombreuses pour que nous les énnmérions ici, contentons-nous de faire remarquer qu'à TExpositionde lëa^les Anelens ElablissemenUi Cail oDt obtenu • €ir»iid« Prix et S Médailles d'Or. Les collaborateurs qui ont contribué au développement et aux nrogrèe de la Société n'ont pas été auhliés, tm Médailiesi de loatas catéforiea ont été la récompense de leurs travaux.
AJoatoBS qu'à 1 Rxaotition des Selenoes et des AHs indostrlels qui vient de se terminer an Palais de 1 Industrie la SaaMté «ea ilaeleaa KSaMtsasaisata Gall a reçu de nouvelles réoempenses 4 «MUiiUi I*«4s9 i Médailto d**P et de nombreuses Hédsitlles de ooilaborataurs •■«y ir^smaeil^ sMpyami et
» Miédailles éL'€>r
J. BOULET A Oto
Ancienne Ilaiiien umnmLJkXM " IaACWÊJLVEMJLK
Rue Boinod, 31 et 33, à Paris
MM. J. B«nl0C et c«*, exposent dans la classe 50 des appareils continus pour la fabrication des boissons gazeases, siphons et filtres Chamberiand, système Pafete«r. Dans la classe 5d, se trouvent les moteurs à gaz et à yapeur.
Machines à vapeur verticales* — La construction de la machine Terticale dite à socle- bàtl isolateur, date des premières années de la fondation de la maison. Elle se prête a un grand nombre d'usages, et elle a été un mojen puissant de vulgariser, dans ragrioulture et la petite industrie, Tusage de la vapeur.
La force de ces moteurs varie de l à 4 chevaux lorsqu'ils sont à détente Ûxe, et de 6 à 12 chevaux lorsqu'ils sont à détente variable par le régulateur. Leur conduite et leur entretien sont très simples ; tous les organes sont à la portée du mécanicien, et un ouvrier non expérimenté arrive très facilement à pouvoir diriger ces machines.
L'espace qu elles occupent est très faible et ne dépasse pas 1»60 pour une machine de 4 chevaux. On peut y brûler toute espèce de combustible.
Ces moteurs sont économii^ues, simples et commodes. Aussi le nombre de leurs applications est considérable, dans des industries nombreuses et variées, ainsi que dans certaines écoles du Gouvernement, entre autres à TEcole des Ponts et Chaussées, oii Tun d'eux sert aux démonstrations pratiques de renseignement. Un autre est employé k la Sorbonne pour réclairage électrique.
Machines horizontales sur roues ou demi- fixes ; chaudières à retour de flamme à foyer amovible. — Ces machines, dont les chaudières sont du système Thomas et Laurens, perfectionné par M. HemmBii-LaehMelie, ont reçu les mêmes améliorations de détail que les précédentes.
Leur force varie de 4 à 50 chevaux. Le mécanisme peut être, à volonté, séparé de la chaudière et peut recevoir alors la vapeur d'un générateur quelconque.
Ce type de machine est très économique» en raison de la combustion complète de tous les gaz et du retour de flamme dans tous les tubes avant d'arriver à la cheminée.
La consommation de charbon varie entre 1 kil. 500 et 2 kil. 800 par heure et par cheval.