J. BOULET ET C
Mackinea à vapeur horizontales fixes, — Des machines locomobiles et demi-fixes, la maison B«vlet a été conduite à la construction des machines horizontales fixes, d*une force variant entre 2 et 50 cheyanx-rapenr. Ces machines, dans lesquelles on a réuni toutes les améliorations nouyelles : enveloppe de Tapeur, détente rariable, régulateur isochrone, etc., fonctionnent dans les chantiers de la marine et des travaux
Eublics et dans un grand nombre d*établissements industriels, eur simplicité, leurs formes robustes, les recommandent pour les exploitations agricoles. Un grand nombre ont été installées dans des moulins.
Machines à vapeur horizontales fi^es, à grande détente et à fermeture rapide. — Dans la construction de ces nouvelles machines horizontales, M. B«Hiet a cherché à réunir la simplicité et Télégance des formes, il a voulu apporter à la distribution de vapeur les perfectionnements les plus récents, en évitant la complication et la délicatesse des organes du mécanisme à 4 distributeurs, genre Corliss, Sulzer et autres analogues, exigeant des réparations Mqnentes. Il a créé un type spécial, à la fois simple et robuste, variant de 25 à 100 chevaux.
Le bâti est du tjqpe américain à biâonnette ; la partie formant glissière est cylindrique et concentrique a Taxe du cylindre ; il en résulte que le mouvement de la bielle s*effectue toigours dans un plan perpendiculaire à Taxe de Tarbre moteur.
La construction du cylindre est un peu spéciale. Le cylindre est rapporté avec les lumières dans l*envâoppe et se trouve maintenu dans Taxe, à l'arrière par le fond, a l'avant par une douille encastrée dans l'enveloppe et formant presse-etoupes. La partie intérieure de Tenveloppe formant boîte à vapeur porte à ses deux extrémités une ouverture rectangulaire par où sort la vapeur d'échappement. Les tiroirs, doubles et fondus d'une seule pièce, portent à la fois sur les glaces du cylindre et sur les ouvertures ménagées dans l'enveloppe. Les glaces du cvlindre sont inclinées de façon à réduire la longueur des conouits à Tépaisseur du cylindre ; les espaces nuisibles sont donc presque nuls. La consommation de charbon varie deO kil. 900 à 1 kiL 200 par cheval et par heure.
Machines à vapeur horizontales demi-fixes^ à double cylindre compound et à condensation. — Ces machines, qui repondent bien aux nécessités de l'industrie moderne, sont une ingénieuse combinaison du système compound avec la disposition des moteurs demi-fixes, à chaudière tubulaire, foyer amovible et retour de flamme. Elles agissent au moyen d un grand et d*un petit cylindre. Juxtaposes et boulonnés au bâti par une lar^e oride verticale. La vapeur, au sortir de l'enveloppe, travaille en détente dans le petit cylindre, passe ensuite dans un réservoir intermédiaire, sérénade là dans le grand cylindre où elle travaille également en détente et, enfin, soit an condenseur, soit à Tair libre.
La distribution se fait au moyen d'un simple tiroir â coquille qui suffit pour obtenir les détentes les plus étendues et per-
met de réduire notablement les espaces nuisibles. Les manivelles des deux pistons sont calées à 90*.
Ces moteurs réalisent une sérieuse économie de combustible. La dépense de charbon varie de 1 kilogr. à 1 kil. 200 par cheval et par heure; leur régularité de marche est absolue, leur entretien simple et facile. Ils sont répartis en 9 séries, dont la force varie de 10 à 120chevaux«vapeur.
Machinée à vapeur fixes compound. — Ce nouveau type de machine à vapeur est d*une construction solide et élégante, en même temps que d*une grande régularité de marche.
Le bâti, robuste et bien assis sur les fondations, porte les glissières inférieures et les paliers à rattrapage de Jeu. Les deux cylindres sont reliés au oftti, par quelques boulons à la partie mférieure et, sur une face verticale, par des douilles en acier formant presse-étonpes. La chemise intérieure du petit cylindre est coulée séparément, en fonte résistante.
Des tiroirs à coin distribuent la vapeur dans les deux cylindres, dont les manivelles sont calées à 90«.
Sur le dos des tiroirs se meuvent deux plaques à écartement fixe et à course variable, qui règlent le degré d^admission dans le petit cylindre.
La pompe à air, placée à Topposé du volant, est actionnée par une manivelle calée sur rarore ; sa bielle commande un oalancier qui actionne la pompe alimentaire. Ces pompes sont à simple effet.
La pompe à air est à piston compensé. Les clapets sont en dehors du corps de pompe, de façon à en rendre la visite facile et rapide ; une soupape double permet Téchappement à l'air libre.
Les glissières sont çylindri<][ues ; toutes les articulations sont àrattrapaffede jeu, les parties en contact cémentées et trempées. Le r&ulateur, du système Aadrade, est absolument isochrone. La barre de détente, actionnée par le régulateur, se meut dans une coulisse verticale, de fetçon à varier la course des plaques de détente. Cette coulisse est commandée par une petite bielle articulée sur la barre de distribution, le plus près possible du collier d^excentrique ; l'inclinaison de cette petite bielle détermine Tavance sur le mouvement de distribution. L'admission varie ainsi de 0, à 0,65 et plus, s'il est nécessaire. Cette détente est également réglable à la main.
Dans les fortes machines, 1 attaque de la coulisse peut être faite par un excentrique spécial donnant le môme degré d'avance.
La série des machines de ce genre, construites par la maison Bevlet e» €*% varie depuis 15 jusqu'à SOO chevaux de force. L'une d'elles, de 140 chevaux de force, servait de force motrice à la classe 57, à l'Exposition universelle de 1889.
Machinée à vapeur verticales fixes^ dites machines à pilon, — Ces machines conviennent surtout pour les installations d'éclairage électrique, la commande de l'hélice et des pompes dans les oateaux, la manœuvre des ponts et treuils roulants, des grues, trucs, treuils, etc.