SM J. BOULET ET C
Chaudières d vapeur marines tubulaires et à retour de flamme. — Dans ces chaudières, le foyer (r^Iindrique est relié par son extrémité à la boîte à feu, dans laquelle les gaz se mélangent et brûlent avant de passer par les tubes pour se rendre à la cheminée.
La virole supérieure du foyer est d'une seule pièce, et assez large pour que les deux lignes de rivets se trouvent en contrebas de la grille, ce qui empêche la rivure de se trouver en contact direct avec la flamme. Une série d^entretoises vissées et rivées, de tirants et de tubes-tirants en nombre suffisant, consolident tout Tensemble et s*opposent aux déformations.
La prise de r&penr est placée sur la partie supérieure d'un réservoir, ce qui empêche les entraînements d'eau et permet de n'utiliser que la vapeur sèche. Enfin, des trous d'homme et des bouchons autoclaves, convenablement disposés, facilitent le nettoyage parfait de la chaudière.
La série de ces chaudières s'étend de 8 à 200 chevaux. La maison Boulet possède un vaste atelier de chaudronnerie, pourvu d'un outillage spécial et dans lequel tout le travail se fait mécaniquement.
Excavateurs système Couvreux^ pour terrassement. — on n'a pas oublié qu'en 1884,1a Compagnie du canal interocéaque de Panama avait invité plusieurs grandes maisons de construction de France à étudier et à établir un type d'excavateur dont elle devait fieûre usage dans ses travaux. Parmi les quatre projets retenus se trouvait celui que la maison B«Hiet et C^ avait étudié en perfectionnant le type créé par M. Gouvreux. et qui, lors des essais de Pantin, donna d'excellents résultats. Aujourd'hui, l'emploi de ces excavateurs s'est beaucoup généralisé. On en construit de trois tvx>e8 : le premier produisant, suivant la nature du terrain, de 660 à 1,000 mètres cubes ; le deuxième, de 1,500 à 2,000 ; le troisième 3,000.
Ces derniers types sont munis de machines indépendantes, dont Tune est spécialement affectée à la circulation de l'appareil sur la voie.
Ces appareils sont très solidement construits, tout en fer et
acier, et n'exiffent que de minimes réparations. Ils travaillent aussi bien en Dutte qu'en fouille, mais avec une élinde plus courte. Trois hommes suffisent pour la conduite de Tappareil. Le transport de ces excavateurs se fait sur toutes les lignes de chemins de fer, par les trains ordinaires de marchandises. Tout récemment, à la suite d'un concours, MM. B«vlec et Cie. ont reçu la commande de Quatre de ces machines pour la Compagnie Ship-Canal Manchester.
Machines et pomjaes pour épuisement^ submersion de vignes^ etc. -* La suDmersion des vignes est un moyen qui, lorsqu'on peut remployer, permet de combattre efficacement le phylloxéra. M. ■•««■«- Laehapelle, qui s'était adonné à cette question, avait construit tout un matériel léger, s*adaptant à une locomobile horizontale et pouvant s'employer dans les travaux agricoles, ainsi que pour les épuisements dans les travaux publics.
Plusieurs installations de ce genre ont fonctionné d*Qne manière très satisfaisante dans le Bordelais, et ont mérité à la maison une médaille d*or, lors du concours de Lisbonne, en
Pompes à piéton plongeur et pompe» de puitê. — Les pompes à piston plongeur son€ celles qui produisent le plus aeffet utile ayec le moins de force, et les seules qui puissent éleyer des masses énormes d*eau à de grandes hauteurs sans perte notable de travail et de force.
La maison Boulet a créé deux types, Tun yertical et l'autre horizontal, de pompes à piston plongeur, avec des pistons en bronze, ne touchant pas les parois du corps de pompe, et ne donnant lieu qu*à un flottement et à une usure très ïaibles.
Quant aux pompes de puits, elles sont verticales, à deux corps, reliés de chaque côté à un très grand réservoir d*air. Au moyen de ce système, on peut élever des masses d*eau considérables à de grandes hauteurs, sans perte notable de travail. Le mouvement est donné aux pistons par de lonffues tiges graduées, actionnées par une transmission placée à fleur du sol.
Moulin Hermann-Laehapelle. — Une des dernières conceptions de M. HemaBB-Laehapelle a été la construction d*un moulin à meule remplaçant avec avantage les moulins dits anglais ou américains.
Les meules et le mécanisme sont montés sur une colonnebefb*oi en fonte, d*une seule pièce. Cette disposition supprime la sole et les massifii de fonoation ; elle ne nécessite aucun point d-appui extérieur et n'exige qu'un très faible emplacement. Elle fonctionne sans bruit, sans trépidations et sans occasionner le moindre ébranlement aux bâtiments.
La maison B«vlec étudie spécialement Tinstallation, dans les meuneries, de machines à vapeur destinées à suppléer ou à compléter les moteurs hydrauliques.
Moteur vertical à gaz^ système Kœrting - Lieckfeld — Ce moteur est du système dit à quatre coups de piston. Un cylindre unique fonctionne d^abord comme pompe à aspirer, puis à comprimer le mélange de gaz et d'air, et ensuite comme moteur par l'inflammation de ce mélange. Le piston opère donc les quatre mouvements suivants :
1* Aspiration du mélange de gaz et d'air ;
2* Compensation du mélange aspiré ;
S* Inflammation du mélange gazeux ;
4'> Evacuation des gaz de la combustion.
Ces opérations se font à l'aide de soupapes et non de tiroirs.
Tous les organes du mouvement sont groupés sur une colonne en fonte. On s'est attaché à diminuer le nombre des
gièces et le poids du moteur. Le cylindre est placé à la partie iférieure du bâti, et les soupapes sont disposées sur le devant du moteur, l'une à côté de l'autre, ce qui rend leur accès facile et en permet la visite fréquente.
Ce moteur, que construit en France la maison B««let, est d'un faible poids et d'un prix peu élevé. Il dépense peu de gaz