‹ Les mines et usines en 1889Chapitre 26 sur 199 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

MINAULT (Beifilqua)

Nombre

Nombre de tués

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ouvriers

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ouvriers

On le voit par dix ans le chiffre des tués s'est abaissé de 166 à 61 dans les deux dernières années soit des trois cinquièmes!

Paisse cette proportion continuer. Elle sera le plus beau titre de gloire d*Ânzin à la reconnaissance de son personnel et de Thumanité.

En résumé, nous nous inclinons devant ces chiffres éloquentsf le progrès est énorme, le salaire, la production individuelle sont augmentés, les accidents diminués dans une proportion inouie.

Il faut savoir, avec loyauté, reconnaître ce qui est juste et ce qui est bien. Que TAdministration d'Anzin et M. Gnary reçoivent ici Texpression de notre gratitude au nom du personnel minier, en général, et croyons-nous de celui d*Anzin en particulier. «

Insiitntions omrrières.

LooEMBNTS A PRIX RBDuiTfl. — Auprès do tous SCS slëgos d*exploitation, la Compagnie à fait construire ou a acheté des maisons pour loger des ouvriers; le nombre en est aujourd'hui de 2628.

Les constructions en cités ouvrières ont d'abord prévalu; mais devant les inconvénients qu'elles présentent au point de vue de la salubrité et de la moralité, la Compagnie n'a pas hésité à ne plus créer que des groupes isolés, malgré l'excédent des frais de premier établissement. Elle a fait construire à l'Exposition universelle, une de ces maisons dans la section d'économie sociale. Un iardin de deux ares est affecté à chaque maison. Le prix de location est de 3 fr. 50, 5 fr. ou 6 fr. par mois, ce oui représente à peine l'intérêt à 3 0/0 des frais de premier établissement, sans comprendre les dépenses d'entretien qui restent à la charge de la Compagnie.

Maisons vxndubs aux ouvriers. — Dans le but de pousser les ouvriers à l'épargne, la Compagnie a fait construire à différentes époques des maisons isolées avec jardins qu'elle leur a vendues au prix de revient; elles sont payables par retenues mensuelles a peu-près égales au loyer aune maison de même importance dans la localité, et sans intérêt.

Le nombre de maisons ainsi vendues est de 93 ayant coûté 275.207 fr.

Avances sans intérêt pour acheter ou pour bâtir. — Elle a fait aussi aux ouvriers, avec les mêmes facilités de remboursement, des avances de fonds pour l'achat ou la construc'^ tion de maisons à leur usage.

Ces avances se sont élevées à une somme totale de 1.446.604 fr.

Les remboursements effectués étant de. . . « L845.463 91. Il reste dû à la Compagnie. . . . 101.140 09.

Grâce à ces facilités, les ouvriers de la Compagnie ont construit ou acquis pour eux 741 maisons. Les avantages que la Compagnie accorde à ses ouvriers en

les logeant à prix réduit ou en leur fistcilitant racquisition ou la construction de maisons, lui ont coûté, pour 1888 :

, 1«» Perte de 84 iv. par an, sur le loyer de 2,028

maisons 220.752 ft*. »

2° Perte d'intérêt sur les maisons vendues et nonpayées,à concurrencede67,558fr.l2c.

à 8 OiO 2.026 75

d« Perte d'intérêt sur la somme qui lui est due par suite d'avances faites pour acheter ou bâtir 1.022 20

Total 223.800 95

Instruction. — La Compagnie possède une école de garçons à Thiers, village entièrement composé de maisons ouvrières qui lui appartiennent.

Elle a donné une école à chacune des communes de Fresnes et de Vieux-Condé, a établi à ses frais des salles d'asile dans les villages de Thiers, Bellevue, Saint- Vaast et la Sentinelle. Dans ces deux dernières localités, elle a fondé en outre des écoles de filles et des ouvroirs qu'elle a placés sous la direction des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Elle favorise enfin par des subventions en argent et en nature l'établissement de salles d'asile communales et particulières partout ou demeu* rent un certain nombre de ses ouvriers.

La Compstgnie accorde en outre, à titre de subventions annuelles, à des institutions et asiles libres la somme de 20.964 fr. 45

Les allocations de chauffage pour les écoles ont été, en 1888, d'une valeur de 694 40

Les distributions de prix en livres et en livrets de caisse d'épargne ont coûté .... 740 »

Elle a dépensé pour la construction et l'entretien de ses propres écoles 9.476 60

Ce qui porte à. . . . 31.875 45

le total des dépenses qu'elle a faites en 1888 pour l'instruction primaire.

Cours techniques. — Une école préparatoire spéciale, dont les cours théoriques et pratiques sont faits par les Ingénieurs de la Compagnie, et qui est destinée à former des ouvriers d'élite, reçoit les meilleurs élèves à la sortie de l'école primaire.

La Compagnie pale chaque année la pensioa da deux de ses jeunes ouvriers à l'école des maîtres-iiim3urs de Douai.

Caisse d'éparone et db prsvotance. — En 1869, la Compagnie a établi une caisse de dépôts dans laquelle les ouvriers Seuventfaire des versements jusqu'à concurrence d'une somme e 2,000 francs. L'intérêt alloué actuellement à ces dépôts est de 3 0[0; mais la Compagnie n'encourage plus ces versements

à sa caisse depuis que la création de la Caisse d'Epargne postale a donne aux ouvriers toutes facilités et toutes garanties pour le placement de leurs économies.

Le nombre des déposants qui s'élevait en 1877 à 1,431 pour 1,940,011 fr. 77 ne s*élève plus aujourd'hui qu*à 415 pour 515,440 fr. 29.

SocixTK coopfiBATivs. — La Société coopérative dite des Mineurs d*Anzin a été fondée' en 1865 sous le patronage de la Compagnie. Elle est aujourd'hui tout à fait inaépendante de la

Fondée en 1865, sous la raison sociale : Léon Lemalre et €*', elle compte aujourd'hui 24 années d'existence.

Elle a pour objet d'acheter des marchandises et denrées de consommation, pour les livrer et céder aux associés , dans ses magasins, de manière à mettre autant que possible, par la suppression des intermédiaires, le consommateur en rapport direct avec le producteur.

Elle achète^ en conséquence, cour le profit commun des associés, et ne revend qu'à ceux-ci exclusivement.

Les bénéfices qu'elleréalisesurlareventeaudétail, sont, pour la plus grande partie, attribués aux sociétaires acheteurs (l).

La Société ne recrute ses membres que parmi les employés et ouvriers de la Compagnie des Mines d'Ânzin , et elle a pour règle de s'assurer, dans la mesure du possible, que ceux qui demandent à être admis comme actionnaires , ne sont pas endettés envers des marchands ou fournisseurs de la localité. Dans le cas contraire, leur admission est retardée jusqu'à ce qu'ils se soient entièrement libérés.

Les débuts de la Société furent très modestes. Les associés fondateurs n'étaient qu'au nombre de 51. 11 ne fut d'abord établi qu'un seul magasin qui , dans les premiers mois de son installation, n'était ouvert à la vente que quatre jours par semaine.

Aujourd'hui le nombre des associés est de 8,118, et les ventes se font dans quinze magasins, ouverts successivement dans les localités suivantes :

Abscon, Anzin, Aubry, Bellevue, Demezières, Denain (deux magasins), Escaudain, Fresnes, Haveluy, Hergnies, Hérin, St-Vaast-le-Haut, Thiers-Bruai, Vieux-Condé.

(1) D'après les statuts, les bénéfices devaient être divisés en 100 parts égales et répartis comme suit :

70 parts ^ distribuer aux associés^ au prorata des ventes et

des livraisons faites à chacun d'eux i 90 parts affectées à former un fonds de réserve i et 10 parts attribuées à la commission de contrôle pour être employées par elle pour la plus grande partie et dans des proportions qu*eUe déterminerait, à la ré numération du gérant et des employés.

Mais la mise à la réserve avant, en peu d'années, constitué un fonds de réserve jugé suffisant, elle a été suspendue à partir du premier semestre de lër79.

Les 20 parts qui y étaient affectées se sont alors ajoutées aux 70 parts attribuées aux sociétaires acheteurs.

Le tableau qui suit indique l'importance des ventes faites depuis la fondation de la Société, et le montant des dividendes distribués aux sociétaires acheteurs.

L*année est divisée en deux exercices semestriels. Le résultat est indiqué par exercice.

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