‹ Les mines et usines en 1889Chapitre 27 sur 199 · DIVIDENDES · texte numérisé non relu

DIVIDENDES

22 Février 1866

22 Août »

22 Février 1867..

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22 Février 1868

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22 Février 1869

22 Août »

22 Février 1870

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22 Février 1871

22 Août >

29 Février 1872

81 Août »

28 Février 1873

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28 Février 1874

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28 Février 1875

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A reporter. .

EXERCICES VENTES DIVIDENDES p. 0/0

Report. . . 84.395.048 30 2.T72.126 79

28 Février 1888 1.074.104 77 189.633 61 13

31 Août » 1.121.924 40 145.850 L7 13

28 Février 1889 1.181.912 50 153.648 62 13

TOTAL DIS YmUTEB. . 37.772.990 03

TOTAL des dividendes distribués aux sociétaires acheteurs, depuis la fondation p. 0/0 delaSociété 3.209.259 19 11 80

Ainsi qu'on le voit par le tableau qui précède, les opérations de la Société, depuis sa fondation jusqu au 28 février dernier, ont eu pour résultat :

Un chiffre total de vente de 37.772.990 fr. 03 c.

Et un chiffre total de dividendes de 3.209.259 fr. 19 c. distribué aux sociétaires acheteurs, ce qui représente 11,80 p. OiO du chiffre de ventes.

Le succès obtenu a été, — il est permis de le dire —, audelà de toutes les espérances qu'on avait pu concevoir, et l'avenir semble promettre plus encore que n'a donné le passé.

PxNsioifs ET SECOURS. — Avaut 1887, la Compagnie des Mines d'Anzin accordait des pensions viagères à ses ouvriers sans faire aucune retenue sur leurs salaires. Depuis le 1*' janvier 1887 , elle verise à la Caisse Nationale des retraites pour la vieillesse, au nom de tout ouvrier qui effectue un versement égal, une somme représentant 1,50 p. 0[0 du salaire de l'ouvrier.

Les deux versements sont inscrits sur un livret individuel Çui est la propriété de l'ouvrier et au moyen duquel il obtient, a rage de 50 ans, la liquidation d'une pension viagère, dans les conditions prévues par les règlements de la Caisse Nationale des retraites pour la vieillesse.

Les versements effectués par la Compagnie sont à capital aliéné et au profit exclusif de l'ouVrier; les versements opérés par l'ouvrier sont, au choix de celui-ci, à capital aliéné ou à capital réservé. S'il est marié, les versements personnels qu'il effectue pendant le mariage doivent, d'après la loi, profiter par moitié à sa femme.

Les versements de la Compagnie cessent lorsque l'ouvier a atteint l'âge de 50 ans. Le titulaire du livret peut, à sa convenance, différer l'époque de la jouissance de sa pension, en continuant ou en cessant ses versements personnels.

En outre de sa participation à la constitution d'une rente viagère, la Compagnie accorde à ceux de ses ouvriers qui restent à son service jusqu'à 50 ans au moins, un supplément de trois francs par année de service comptée à partir de l'époque oii ils remplissent la double condition d'avoir au moins 35 ans d'âge et 10 années de services ininterrompus.

Cette majoration pour longs services est doublée en faveur des ouvriers mariés et vivant avec leur femme.

L'adhésion à ce nouveau règlement était facultative, mais

95 OiO des ouvriers en ont compris les avantages et ont donné leur adhésion.

Pour les ouvriers qui n'ont pas donné, leur adhésion ou qui étaient trop âgés pour avoir intérêt à la. donner, et pour ceux qui ont des services antérieurs au nouveau règlement, la pension est calculée, soit en totalité, soit en partie, d'après les tarifs de l'ancien règlement, c'est-à-dire à raison de 5 francs par année de services, avec un supplément annuel de 30 francs en moyenne pour les ouvriers mariés et vivant avec leur femme.

Avec l'application du nouveau règlement, la pension viagère de l'ouvrier qui sera entré à la Compagnie à 13 ans et y sera resté jusqu'à 50 ans, pourra s'élever à 360 francs; celle de sa veuve à 130 francs.

Si l'entrée en jouissance de la pension est reculée jusqu'à 55 ans, la pension pourra être de 500 francs; celle? de la veuve de 150.

Les pensions des ouvriers du jour sont inférieures d'environ un tiers.

Dans le cas de blessures graves ou d'infirmités prématurées contractées en travaillant, la pension peut être liquidée par anticipation; elle comprend la rente liquidée par la caisse de la vieillesse, la prime pour longs services, et une allocation de la Compagnie, qui peut atteindre 180 francs par an.

La pension des veuves d'ouvriers tués ou morts des suites de blessures reçues en travaillant comprend la rente liquidée par la caisse de la vieillesse, la prime pour longs services et une allocation de 180 francs à laquelle peut même s'ajouter un secours annuel renouvelable de la même importance.

Des secours temporaires sont accordés aux orphelins jusqu'à l'âge oii ils peuvent commencer à travailler.

Les parents d'ouvriers tués ou morts des suites de blessures reçues en travaillant reçoivent une pension de 180 frans par an, si l'ouvrier tué ou mort pouvait être comme soutien de famille.

La Compagnie accorde également des pensions à ses anciens employés et à leurs veuves^ Les pensions qui sont liquidées en raison de la durée des services, ne dépassent jamais la moitié du traitement, et leur maximum est de 3,000 francs.

Les pensions des veuves d'employés sont égales à la moitié de celles dont jouissaient ou auraient joui leurs maris.

Voici les chiffres des dépenses faites en 1889 par la Compagnie pour le service des pensions et des secours : 1" Pensions aux anciens ouvriers et employés. . 281.978 70

2* Secours mensuels aux orphelins 16.083 85

3" Secours aux invalides et aux veuves n'ayant

pas droit à une pension 23.292 10

4** Prélèvements faits sur la caisse de secours fondée par des associés en faveur des vieux

mineurs 9.698 90

S*" Versements de la Compagnie à la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse. ... 108.427 70

Total 739.481 25

Allocations aux. outriirs j^aisant partik dk la rmsbtx xt DB L*ARMBK TBBRiTOBiALi. — La Compagnie accorde 0,50 c. par jour à la femme de Touvrier appelé sous les drapeaux pour une période d*exercices militaires et 0,25 c. par jour pour chaque enfant.

Ces allocations se sont élevées en 1888 à 8,497 f^. 50 c.

AUTRES AYANTAOBs oiTBBs. — La compaguio accordo en outre à ses ouvriers :

1* Le chauffage consistant en sept hectolitres de- charbon menu par mois. Cette allocation gratuite est augmentée en cas de maladie et pour toutes les familles de plus de six personnes.

La dépense de ce chef, en 1889, a été de : 598.550 quintaux à 0-60, 359.130 fr.

2** Leur premier vêtement pour le travail du fond, ce qui a coûté en 1889, 982 fr. 80.

3*» Un secours de 12 fï*ancs pour chaque enfant admis à la première communion, pour aider les parents à acheter les vêtements nécessaires. Elle a donné à ce titre en 1889, 5.280 fr .

4*» Des locations de terrains à prix réduit pour la culture des légumes. Elle alloue environ 285 hectares à 2.500 familles; c*est en moyenne 8 ares par famille, en sus des deux ares de jardin affectés à chaque logement.

SBRvrcB OB SANTÉ. — Lc scrvico de santé est fait par onze médecins ayant chacun sa circonscription. L'un d'eux s'occupe spécialement des affections des yeux, ils donnent gratuitement leurs soins aux ouvriers malades et blessés ainsi qu'à leurs familles. Chaque médecin a, au centre de sa circonscription, une chambre de consultations où il reçoit tous les jours, à certaines heures, les malades et les blessés qui peuvent s'y rendre; les autres vont à domicile.

La Compagnie alloue à chaque médecin une voiture et un ou deux chevaux.

Les ouvriers reçoivent aussi gratuitement :

1** Les médicaments; 2? des secours pécuniaires déterminés par un règlement; 3*' du vin, de la viande et du bouillon» quand il y a lieu.

Pharm AGIS. — Une pharmacie centrale est établie à Ânzin et un dépôt de médicaments usuels existe dans chaque chambre de consultations. La distribution des médicaments préparés par la pharmacie centrale se fait régulièrement tous les jours dans chaque circonscription.

Dbpbnsbs du 8BRV1GB DB 8ANTB BN 1889. -* Lo scrvico de santé a coûté à la Compagnie, en 1889, 198.709 fr. 27, répartis de la manière suivante :

1* Appointements des médecins, allocations de chevaux et voitures et service des chambres de consultations 55.071 55

2* Appointements du personnel de la pharmacie et frais généraux. • .

130 LES MINES ïD'ANZIN

y Médicaments . . . • 87.560 92

4° Secours pécuniaires :

Réglementaires . . 66.420 95 ^ og^ qa

Extraordinaires. . 13.9*74 05 ©u-^»»

5"" Secours alimentaires ........ 1.192 22

6" Fournitures de linge '. 685 60

7*' Dépenses diverses, gardes-malades, transports de blessés, inhumations 3.939 41

Total 198.709 27

SociXTB DK sicouBS MUTUELS. — Lcs ouTriers ont organisé, sous le patronage de la Compagnie, des Sociétés de secours mutuels dont voici les résultats :

Nombre des sociétaires en 1889. . . . 6.544

Recettes 89.785 09

Dépenses 91.061 52

Nombre d^assistés 3.422

FOUBNITURK DU PAIN AU-DBS80US DE LA TAXK, — Quaud 18 pain

a coûté plus de 0 ft*. 40 le kilogramme, la Compagnie a foit distribuer du pain aux ouvriers de façon à ramener à 0 fr. 40 le prix du kilog. de leur consommation totale. Elle a dépensé pour cela :

En 1867 111.315 70

En 1872 100.892 03

En 1873-74 133.812 45

En résumé, les dépenses faites, en 1889, par la Compagnie

pour les institutions qu'elle a établies en faveur de ses ouvriers

sont les suivantes :

1" Perte sur les loyers 220.752

2» Perte d'intérêts sur les avances de fonds

pour acheter ou bâtir et sur les maisons vendues. 3 048 95

8" Frais d'instruction 31.875 45

4* Pension et secours 739.481 25

5° Allocations aux familles des réservistes ... 8.497 50

6"* Valeur du charbon distribué 359.130

7" Prix des vêtements de travail 982 80

8** Importance des secours à Toccasion de la

1" communion 6.280

9" Service de santé 198.709 27

Total 1.567.757 22

DbPSNSES DB création des œuvres fondées POUR LES OUVRIERS.

— 11 serait impossible de fixer le chiffre exact des dépenses faites depuis la fondation de la Compagnie pour la création des œuvres établies en faveur de ses ouvriers. Ce chiffre est très élevé.

Tel est le résumé imposant des œuvres administratives et ouvrières de la Société d'Anzin.

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lie tropliée eentral

L'examen que noas avons cherché à rendre aussi minutieux et aussi exact que possible' doit se terminer par une Visite spéciale à ce trophée central qui repose emblemattqnement sur un massif de nouille et dont nous avons parlé au début. '

La base du piédestal contient un obcument intéressant répété sur les quatre ûices. Il donne la représentaUon gra-

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