de tonnes
Un mlUiard cent millions de tonnes.
phique des richesses extraites ou à extraire du gîte d'Anzin. Au milieu, le çaiT^ représentant les 90 millions dé tonnes extraites depuis la fondation de la Compagnie.
La seconde surftuîe enveloppant le carré central, représente la richesse à 800 métrés, qui atteint le chiffre foriûiaable de sept cents millions de tonnes, soit pas tout à Mi huit fois ce qui a été extrait.
Enfin la dernière surface enveloppante cumulée avec la seconde représente un milliard c^it millions de tonnes.
De sorte que avec une extraction normale de deux millions huit cent mille tonnes qui sera atteinte prochainement on arrive à une durée de Texploitation de quatre cents ans ! Nous n*aurons pas épuisé de sitôt ce stock minéral énorme, n*est ce pas?
Les quatre portraits des fondateurs d'Anzin surmontent le piédestal, ce sont: le prince de Croy, le marquis de Cemay, Pierre Taffttn et le fameux vicomte Desnndronln, Tinventeur du gîte, rame de l'affaire d*Anzin à son début.
Le piédestal très richement orné que nous venons de décrire est surmonté d'un pilone construit en briquettes de houille de toutes formes et de toutes gro sseurs, avec des quartiers de coke en manière de festons et 4*astragales.
Au-dessus, enfin, terminant très hearensement ce tropliôe, une modeste rache avec son petit cône de paille réuni au sommet par un brin d^osier !
La fortune d^Anzin basée sur la houille et solide comme le roc, découverte par Désandrouin le pionnier des heures souTont désespérées, la fortune arrachée aux entrailles du sol par le travail opiniâtre, voilà ce que nous dit ce petit monument emblématique d*Anzin.
Abeilles de la ruche ! mineurs qui de vos rudes mains avez manié ces cent millions de tonnes extraites, ingénieurs qui avez relevé les plans de cet admirable gîte, créé les installations, calculé, trouvé, vous, les morts au champ d*honneur, vous, les vaillants de Theure présente, vous tous, enfin, qui avez donné à la patrie cet admirable champ souterrain auquel il ne manque que le soleil pour être un des plus beaux et des plus riches du inonde — je vous salue, abeilles de la ruche d'Anzinl
Quel chemin parcouru depuis 1789 î
Et quelle accélération de la vitesse du progrès en ces derniers cent ans.
Serait-ce la preuve de ce mouvement uniformément accéléré qui porte Thomme aux immenses destinées? Ah! si le chemin parcouru dans les cent années qui vont venir est plus grand encore que celui franchi au siècle qui s'achève, quelle perspective !
Où allons-nous? diront les philosophes, non plus en rêvant tristement à la marche toujours pénible de la perfection morale de rhomme, mais joyeusement, en pensant à la perfection scientifique qui s'annonce vertigineuse .
Où allons-nous, répéterons-nous avec eux?
La réponse est faite par Texposition d'Anzin, par le proverbe latin : cul ctstra c'est-à-dire, toujours plus haut, toujours plus loin et plus profond; à la connaissance de notre planète jusqu'à ses plus intimes replis, à l'exploration des mondes nouveaux, car le nôtre ne nous suffira bientôt plus : ad astra l
LES MINES DU NORD lâ3
Aniche possède un vaste emplacement à Texposition à côté des mines de Lens. Il est inntile d'insister sur limportance de ces mines d'Aniche rivales d'Anzin dans le Nord et aaministrées d'une façon remarquable et légendaire par M. Vallleaitay le doyen des ingénieurs des mines.
Modèle au dixlèBie
Ce qui caractérise cette exposition, c*est la présentation d*an modèle non plus forme joujou comme la plupart des modèles mais au dixième, avec les moindres détails exécutés et mentionnés, de sorte que Ton pourrait s'en servir absolument pour la construction si Ton n'avait pas de plans.
Ce modèle au dixième représente les installations de trois puits pour extraction par cables ronds en acier à de grandes profondeurs savoir :
Saint-Louis, loncé en 1844, réinstallé en 1883. Profondeur 600 mètres.
L'Archevêque, foncé en 1854, réinstallé en 1886. Profondeur 500 mètres.
Sainte-Marie, foncé en 1856, réinstallé en 1888. Profondeur 500 mètres.
Il j a d'abord à droite le bâtiment de la machine d*extraction a deux cylindres.
Machine cTexiraction. '— Cette machine est remarquable à plus d'un point de vue et doit extraire de 150 à 200,000 tonnes a 800 mètres.
D'abord sa distribution, système Whéelock présente une détente variable par le régulateur et à distribution par tiroirs grille. Il V a naturellement un lï*ein à vapeur. Le diamètre des cylindres est de 0,850 et la course du piston de 1°*600. La vitesse est de 35 tours par minute.
Tambour. — Parlons du tambour qui est particulier. Ce tambour cylindro-spiraloîde donne l'équilibre des cables pour Textraction à grande profondeur.
Le diamètre central de la partie spiraloîde est de 5 mètres et le diamètre de la partie cylindrique de 8"'250.
Un tour de tambour fait parcourir à la cage dans le puits d'extraction 26 mètres!
Rien de plus parlant aux yeux et de mieux exécuté que ce modèle. Il ne lui manque absolument que le mouvement et il serait même possible de le lui donner avec un filet de vapeur •l l'on ▼oolait.
134 LES MINES D ANIÇHE
Cable rond. — Le cable rond en acier employé anx 3 puits dont nous décrirons Tinstallation est composé de sept torons tordus autour d*uue âme en chanvre.
Chaque toron est lui-même composé :
!• D'une âme en chanvre centrale ;
2*» De six fils tordus autour de cette âme (1" couche) ;
9* De douze fils tordus autour de ce premier toron de six fils (2"* couche).
Le diamètre du fil est de 2 mil. 2 correspondant au n» 14 de la jauge ûuncaise.
La résistance du fil est de 120 à 130 kil. par mill, carré.
Le câble sa compose donc de 7 torons de 18 fils de 2 mill. 2» soit en tout de 126 fils.
La section de chaque fil est. de 3 mill. 80.
La résistance de chaque fil de 456 à 454 kil.
La section métallique totale est de 478 mill. 80.
La résistance totale du cable est de 57.556 à 62.244 kil.
Diamètre du cable de 38 millimètres.
Poids métrique de 4 kil. 730.
Câbles labriqués par MM. Vertowneii et Harmeffales à Aubyles-Douai (Nord). Cette fabrication leur fait le plus grand honneur.
Chevalement, — Si nous suivons les cables, nous arrivons au chevalement qui est également très remarquable. Sa hauteur totale est de 25 mètres. Son poids est de 37,525 kil.; il est en fer et disposé de manière a ce que la partie arrière travaille seule. Elle est dirigée suivant la bissectrice de Tangle des deux brins du câble. La partie verticale de Tavant est une simple tour carrée qui a à supporter cette partie arrière et à fixer les guides des cages.
Le chevalet a 25 mètres de hauteur, il pèse 40,000 kilog., dont 25,000 pour la partie inclinée, 10,000 pour la partie verticale et 5.000 pour les poutres de base et de recette.
Les cages sont â quatre berlines en tôle d'acier.
Au rez-de-chaussée se trouve le plan de réception des bennes à eau. Au premier, si l'on peut s'exprimer ainsi, tout le moulinage et la manipulation des bennes a charbon.
Triage mécanique. — C'est ce plan supérieur qui se pro^ longe encore à gauche du côté du triage mécanique par toile sans fin pour la décomposition, Tépierrage et la reconstitution des charbons suivant les usages industriels.
Décrivons la suite des opérations.
En haut sur ce plan d'arrivée des bennes, un culbuteur rotatif classique fait tomber le charbon sur des tables à secousse perforées qui donnent tout d'abord des gailleteries puis des gailletins, des fines grenues et des fines poussier.
Par des toiles sans fin, tous ces charbons divers vont aux wagons de chargement, les poussiers directement, les gailleteries, gailletins et fines grenues après avoir cheminé devant les trieuses pour Tépierrage.
Une toile sans fin transversale, aii bout des deux épierrages
permet de verser les diverses catégories et la reconstitution a lieu automatiquement, les poussiers étant enlevés si Ton veut. Chaque qualité aboutit à des wagons situés au plan général du rez-de-chaussée.
On le voit» il est permis au visiteur de suivre le charbon depuis la machine qui Textrait jusqu*au bâtiment dans lequel il arrive au jour, enfin jusqu*au triage qui Tépure et au wagon qui remporte.
Voilà en réalité la démonstration qu'a voulu fleiire Aniche.
Donner Texemple d'une installation tjpe avec tous les perfectionnements modernes, toutes les simplifications que Texpérience de plus de cent années a pu suggérer dans cet ensemole destiné à prendre du charbon a une certaine profondeur au sein de la terre et le livrer sur wagon à rindustrie, propre, classé, prêt à remploi.
C'est avec l'exploitation intérieure un des deux gros problèmes de l'art des mines. Aniche a réussi à donner à tous ceux qui étudieront attentivement son modèle, la notion d'un problème désormais résolu. On ne fera guère mieux désormais, ni plus simple, ni plus puissant.
Historique.
M. Vulllemin, notre doven respecté et aimé, a consigné, dans un ouvrage remarquable, l'Historique des mines d' Aniche, qu'il dirige depuis de longues années, a la satisfaction de tous.
Ce nraticien qui réunit aux qualités de l'ingénieur, celles de l'administrateur sagace et clairvoyant, a eu le rare bonheur d'arriver à l'heure précise oîi après de longs tâtonnements et une marche peu rructueuse, quoique empreinte d'un caractère de ténacité remarquable, l'exploitation a laquelle il s'attachait, répondant à des besoins chaque jour plus impérieux, prenait enfin son essor. Il a été, dit M. Faroz, le pilote 3ui, d'une main sage, a su tracer à l'entreprise les voies qui evaient la mener avec sûreté à cette situation prospère où nous la voyons aujourd'hui.
C'est sur les indications de M. Vaillemln, comme nous allons le voir, que la Compagnie d'Aniche, qui n'avait que des houilles sèches, est venue s'établir aux portes de Douai, y découvrir et y exploiter ce faisceau de houilles grasses, qui a puissamment contribué à sa prospérité, en môme temps qu il apportait autour de son pays la vie et la richesse.
L*association qui est devenue la Compagnie des mines d* Aniche, fut fondée en 1773. C'est M. le marquis de Trainel, lieutenant-général des armées du roi, propriétaire du château de Villers-au-Tertro, qui, encouragé par le succès de la Compagnie d*Anzin, sollicita et obtint la permission d'exploiter les mines découvertes et à découvrir, dans ses terres do Villersau-Tertre, Bugnicourt, Monchecourt et Fressain, chatellenie de Bouchain. Le mot découvertes était de trop, le fer de la sonde n'avait pas encore atteint le Tourtia.
Il est digne de remarque que les statuts rédigés à cette époque forment aujourd'hui encore la charte de la Compagnie. Ce fait mérite que nous en relevions les dispositions essentielles.
On a pris, comme Ton faisait à cette époque, pour type de la répartition des intérêts , les divisions et sous-divisions de Tunité monétaire.
Le fonds social fut divisé en 26 sous, subdivisés, en 1780, chacun en 12 deniers. La Compagnie adopta la division du denier en douzièmes en 1851.
La gestion de la Société est confiée à 8 directeurs, non compris le marquis de Trainel; les délibérations pour les choses les
Elus importantes devront être prises et signées par lui et les uit directeurs.
En cas de mort, d'éloignement ou de renonciation de Tun des directeurs, il est remplacé à la pluralité des voix des directeurs restants.
Le droit de retrait est réservé à la Compagnie,
Chaque associé ne peut quitter la Compagnie qu'en perdant les fonds versés par lui et en payant sa cote-part des dettes qui pourront exister au moment de son abandon.
Lorsqu'en 1780 les titres seront délivrés, ils porteront la mention spéciale de la soumission, par lactionnaire, à la clause de ne pouvoir vendre ou aliéner sans l'agrément de la Compagnie, laquelle sera libre de retraire, enfin celle de donner hypothèque ou caution, pour la sûreté des emprunts faits ou à faire.
Les premiers travaux consistant en un puits et des sondages, à Tangle du bois de Fressain, ne sont conduits qu'à une faible profondeur et paraissent ne pas avoir donné de résultats.
C'est de cette époque que date Toctroi de la première concession.
On ouvre une fosse à Monchecourt, dont les travaux aboutiront à des schistes verdàtres et qui sera abandonnée en
M. de Ghengnlcs, Tun des fondateurs, prend personnellement rinitiative d'un rachat par les mines d'Anzin ; mal accueilli et désapprouvé par les autres directeurs, il doit vendre ses parts d intérêt.
Ici se place une étude qui aura une influence immédiate sur les opérations de la Compagnie.
M. Vaillemin nous dit que, lorsqu'il s'était agi des premiers travaux et dès la première séance du conseil des dii^ecteurs, on trouve cette singulière délibération :
« On demande si on fera opérer différents tourneurs de ba- > guettes en les plantant sur la veine qu'on croit exister à » Tangle du bois de Fressain, et leur faisant suivre les traces » de ladite veine jusqu'aux environs de Valenciennes et au » delà, pour savoir où ladite veine y tombera, et si on ferii » commencer la même opération à la veine au plus au nord » d'Anzin, pour la suivre, jusqu'à la chaussée de Cambrai à » Douai.
» Résolu de faire faire ces opérations. »
Mais bientôt, au contraire, en vue de l'ouverture d'une nouvelle fosse, et pour en choisir convenablement l'emplacement, on lait faire « par le sieur Laurent une carte des veines des fosses à charbon du Hainaut autrichien et ft*anQai8, et notam-
ment des exploitations d'Anzin et de leur direction depuis Charleroy jusqu'à Monehecourt, moyennant 48 écus qu'il avait demandés pour cette opération. »
C'est la science qui triomphe de l'empirisme.
Les résultats donnent raison à ce mode d'études sur celui des baguettes tournantes. Deux fosses sont établies à 300 toises d'Auberchicourt ; ce sont celles qui ont porté depuis les noms de Ste-Catherine et St-Mathias.
Le 16 septembre l'i78, on y découvrit enfin le charbon.
Pendant cette péi'iode de cinq années, on avait ouvert cinq fosses, dont trois infructueuses ; les dépenses effectuées montaient à 232,000 livres, fournies par onze mises de 1,000 livres au sol ; il n'avait pas encore été fait d'emprunt.
M. le marquis de Trainel est chargé de demander, comme cela a été fait pour les mines d'Anzin, une prolongation d'octroi et de solliciter des lettres patentes pour pouvoir lever à frais, des gens de main-morte, les sommes nécessaires à mettre les ouvrages dans leur perfection jusqu'à concurrence de 500,000 livres.
Le denier valait alors 8 à 10,000 livres, soit environ cinq fois le capital versé.
La Compagnie d'Aniche sollicita une augmentation du périmètre de sa concession dans l'Artois, dont les Etats avaient institué une prime de 200,000 livres en faveur de la société qui « y ouvrirait une mine de charbon et la mettrait en dedans de 5 ans en pleine exploitation. »
Deux sondages, l'un à Noyelles-aous-Bellonne, l'autre à Vitry ne donnèrent pas de résultats, mais l'extension de concession fut néanmoins accordée.
Jusqu'en 1780 la compagnie d'Aniche n'ayait employé, i)our les creusements et passages de niveaux, que des machines dites à carré, actionnées par des chevaux ; dès cette époque elle établit une machine a feu Newcomen sur la fosse Saint- Laurent.
En 1781, les travaux ne justifiant pas les espérances, il ftit décidé que deux administrateui»s se rendraient à Charleroy et s'adresseraient à M. Drlon, qui, à la suite de cette démarche, vint avec l'un de ses chefs ouvriers visiter les travaux. Trois experts sont aussi nommés et, à la suite de cette inspection, des mesures radicales sont prises qui assurent une meilleure marche.
On est en 1783, on a emprunté la presque totalité des 500,000 livres autorisées, et les mises de fonds atteignent le chiffre de un million.
En 1784 la compagnie d'Aniche, ayant appris qu'Anzin venait d'obtenir une prorogation de son privilège pendant 80 ans, sollicita la même faveur.
M. Valllemln a relevé dans les archives de la compagnie un plan très bien exécuté, daté de 1"85, qui indique que l une des fosses ouvertes, la fosse Sainte -Thérèse, était alors dans do mauvaises conditions d'exploitation; son cuvelage, dans le pins fâcheux état, exigeait un travail incessant de la machine a feu de la fosse Saint-Laurent. On décida l'abandon de ces deux fosses ; les eaux les envahirent.
On négligea de faire à temps un serrement dans la galerie
qui mettait les eaux en communication avec les deux fosses productives; tous les travaux furent inondés. Ce désastre anéantit tout d'un coup les résultats obtenus par treize années d'un travail opiniâtre et des dépenses considérables.
Le découragement des propriétaires est à son comble, il se traduit par des reproches très vifs contre la direction.
La démission des huit directeurs en est la conséquence, on l'accepte; ceux qui les remplacent décident l'ouverture de deux nouvelles fosses, à l'angle du chemin d'Aniche à Auberchicourt; ce sont les fosses Saint- Vaast et Sainte-Barbe
Après diverses vicissitudes, la fosse Sainte-Barbe commence à donner quelques résultats, mais la situation est loin d'être prospère, le denier est tombé à 338 livres. Il était à 10,000 livres en 1778, soit environ cinq fois le cajpital versé. Il arrive même qu'un sociétaire fait l'abandon (fun denier et demi, moyennant décharge de la garantie des dettes.
Un grave accident survient à la machine à feu; rupture du maître cheviron, un arrêt de trois mois en est la conséquence. On emprunte de nouveau 100,000 livres, la fosse Ste-Hyacinthe est ouverte.
En juin 1793, grève des ouvriers, dont les salaires sont portés, de 26 sols 3 deniers, à 3 livres, augmentation proportionnelle du prix du charbon. Le menu se vend six francs la manne de 125 kilos.
C'est à cette époque que survient le décès du marquis de Trainel.
Il laissait l'entreprise q^uUl avait fondée dans la plus triste situation. Vingt années s'étaient écoulées depuis la constitution de la société. On n'avait qu'une fosse en exploitation, et près de deux millions avaient été dépensés, sans que les sociétaires eussent l'espoir de rentrer dans leurs avances. Ces faits sont nécessaires à consigner pour Thistoire des mines.
Dès le mois de septembre 1790, le caissier et divers sociétaires émigrent.
En s'expatriant, M. Dehant, Tun des directeurs, restait débiteur envers la Compagnie de 23,000 livres qui n'ont jamais été pavées. Ses biens furent confisqués, mais l'Etat abandonna a la Compagnie les douze deniers dont il était propriétaire.
Le 3 février 1795, a lieu une assemblée générale pour savoir si les associés consentiront à se charger pour leur compte de la masse de l'actif et du passif de la société et d'entretenir en activité l'établissement, conformément à l'article 4 du décret de la Convention nationale du 17 frimaire de l'année ^ précédente.
Cette proposition fut acceptée et un arrêté d'août 1795 autorise le district de Douai à donner à la Compagnie d'Aniche acte de cession et abandon de toutes les propriétés dudit établissement, à charge par elle d'en acquitter la totalité des dettes et de l'entretenir en activité.
La loi du 28 juillet 1791 ayant prescrit la réduction à six lieux carrées des concessions dont l'étendue dépassait cette limite, le périmètre de la concession d'Aniche llit arrêté dans ses lignes actuelles.
En 1803, on applique pour la première fois une machine
à vapeur à l'extraction, on l'établit sur la fosse Sainte-Hjacinthe.
La nouvelle loi sur les mines du 10 avril 1810 portait : Les mines sont immeubles, sont aussi immeubles, les bâtiments, puits, machines et autres travaux établis à demeure, conformément à Tarticle 524 du Code Napoléon, sont aussi immeubles par destination, les chevaux, agrès, outils et ustensiles servant à Texploitation.
L'assemblée délibéra qu'il serait fait un inventaire estimatif des mines, bâtiments, machines, puits, galeries et autres objets servant à l'exploitation, dont le montant servirait avec les biens fonds appartenant à la Société, à fournir hypothèque aux crédirentiers de la Compagnie; l'inventaire estimatif montait à 951,000 fr.
A l'Assemblée générale du 20 juin 1805, il est annoncé que la position de l'entreprise autorise la distribution d'un dividende. Après 32 ans d'attente, les actionnaires recevaient enân une bien faible rémunération 1/2 p. 0/0 de l'argent qu'ils avaient engagé.
Un deuxième et un troisième dividende de 100 fr. par denier sont distribués en 1813 et 1814.
Au commencement de 1815 on ne peut suffire aux demandes de charbon, d'ailleurs l'exploitation de la fosse Sainte-Hyacinthe ne présente pas d'avantages, on décide le creusement d'une nouvelle fosse qui portera le nom de la Paix.
On rencontre des difïlcultés inattendues dans le creusement. Deux accidents consécutif^ se produisent au cuvelage. Le dernier, en mars 1817, entraîne en 20 minutes l'inondation complète de la fosse. On l'abandonne pour en ouvrir une nouvelle sur un emplacement voisin : c'est la fosse l'Espérance.
Pour la première fois, on adopte ici la forme octogone qui offre économie de bois et résistance beaucoup plus grande que la forme rectangulaire.
Des négociations s'ouvrent de nouveau en vue d'une association avec Anzin, elles n'aboutissent pas.
Les dépenses des fosses la Paix et l'Espérance avaient absorbé et au-delà les bénéfices; les exploitations préparées s'épuisaient. En 1819 la situation' était donc difficile et Ton s'explique le désir des sociétaires de sortir d'une affaire qu'on ne pouvait pas asseoir d'une manière stable.
En octobre de la même année, la situation s'était encore aggravée; il était dû plusieurs quinzaines aux ouvriers qui menaçaient de quitter l'entreprise, et les livranciers refusaient môme de fournir les objets indispensables ; un nouvel emprunt fut autorisé.
Chose curieuse, Tanémie ou maladie des mineurs sévissait dans ces travaux mal assainis ; elle avait atteint un grand nombre d'ouvriers, elle laissa des traces dans quelques familles jusque dans les générations suivantes. Cette maladie a disparu avec l'aérage actif.
La gravité de la situation devient telle que l'on se pose la question de savoir si l'on continuera l'entreprise. On cnerche en 1822 à réaliser une combinaison dans laquelle Laffttte serait entré en apportant 400,000 fr.
Des propositions de location sont aussi débattues, mais aucun de ces projets ne se réalise.
On se décide à nommer un agent général, on fait la commande d'une machine à vapeur rotative et, à partir de 1828 jusqu'en 1826, Textraction prend de l'importance ; on la voit s^élever à 280,000, à 860,000 hectolitres.
On réalise dès lors des bénéfices assez importants. Ceux de 1825 et 1826 sont distribués en charbon.
Un ancien élevé de l'école polytechnique, M. Henry, est appelé à la direction des travaux. On remplace, par des chemins de fer, les chemins de bois des voies souterraines. C'est là, qu'on n'en doute pas l'origine des chemins de fer. Une machine d extraction du système de ViTolf à deux cylindres est commandée.
La situation de la Compagnie reste néanmoins fort précaire; le 30 juin 1827, M. le marquis d'Aoost, l'un des directeurs, émet de nouveau le vœu de vendre l'établissement et de dissoudre la Société.
. M de Case, receveur général du Pas-de-Calais, et M. Gamier, ingénieur en chef des mines, font une offre d'achat moyennant 500,000 francs ; cette proposition est repoussée. D'autres combinaisons ont le même sort.
La période de 1880 à 1840 est marquée par un nouveau projet de modittcation des statuts, qui, comme les précédents, reste sans effet.
Une scission se produit au sein de l'administration, qui pendant ]un certain temps se trouve réduite à deux membres. On révolue l'agent général, l'entreprise est pour ainsi dire abandonnée à elle-même. Pendant dix-huit mois les administrateurs ne se réunissent pas.
On en arrive là, après 64 années d'efforts constants et des dépenses considérables; on a en un mot conservé les droits du concessionnaire, rien de plus. Et cela à côté de la Compagnie d'Anzin depuis longtemps prospère. On est dépassé par les mines de Douchj' dont la concession ne date que de 1832. D'autres concessions sont accordées à des compagnies qui marcheront à pas de géant.
C est à des hommes nouveaux qui vont prendre en main les travaux de la Société, à leur énergique impulsion, que sera dû le succès, et non pas à un passé qui n'a légué que des charges.
Une administration nouvelle décide enfin le creusement de la fosse d'Aoust.
La plupart des actions passent en de nouvelles mains, les achats sont faits par deux groupes de capitalistes, l'un de Cambrai; l'autre de Valenciennes, qui se disputent la direction de l'entreprise.
Le marquis à Aonst reste seul directeur valablement élu, sept nouveaux directeurs sont nommés, parmi lesquels MM. de Chatenay et Lailler, encore actuellement en fonctions. On opère le retrait des actions des Valenciennois.
Kn 18/jO, m. Foarnef, ingénieur à Rive-de-Gier, est nommé ingénieur directeur des travaux : c'est l'aurore de la phase prospère.
La situation de la Société âe présente avec un actif de 600,000 francs.
Sur l'initiative de M. roamet, on abandonne Texploitation onéreuse des vieilles fosses, et Ton établit une machine d'épuisement de Cornouailles sur la fosse Sainte-Barbe. Les nouvelles fosses de la Renaissance de Saint-Loiiis, sont créées sur ses plans et sous sa direction, et il applique dans leur exécution tous les nouveaux perfectionnements connus à cette époque.
La fosse de la Renaissance ouverte en 1839 est mise en exploitation en 1840. Bientôt, la confiance dans le succès est complète, le denier se cote 10,000 ft». comme en m8. Le compte des charbons dès 1841-42 est en bénéfice .
On décide l'ouverture d'une nouvelle fosse. Sur les 110 deniers retraits, on en réalise 70 pour une somme de 700,000 iï. qui rembourse la dette.
Au commencement de Tannée 1845, l'illustre géologue , M. Fonriiet, est atteint d'une maladie grave, il succombe quelques mois après.
C*estalorsqueM. Vulllemln sur la proposition dcM. Blavier, ingénieur en chef de l'arrondissement minéralogique, est appelé à remplacer M. Fovraef comme ingénieur directeur des travaux.
Dix ans plus tard, en 1855, à la mort de M. Lefflran^ois, les directeurs lui confient, sous le titre d'ingénieur-gérant, laconduite de toutes les affaires de la Société. Enfin en 1862 il est appelé à faire partie du Conseil d^administration .
Le bilan au 31 mars 1845, présente un actif de 1,786,000 fr.
Un passif de 662,000 francs .
Il reste 40 deniers 25/90 retraits.
• Cinq fosses sont en activité.
L'année 1845 réalise de nouveaux progrès; l'extraction s'accroît, le prix de revient diminue et, quoique le prix de vente soit très bas, le bénéfice est assez beau pour permettre la répartition en 1846 d'un dividende de 300 fr. par denier ! L'année suivante il fut de 600 et il va en augmentant successivement.
L'installation dès lors prend un caractère éminemment sérieux, on organise des ateliers de réparation, des magasins, on construit de nombreuses maisons d ouvriers, une maison de direction .
En 1846, une grève se déclare à Anzin et à Douchy, elle n'atteint pas les mines d'Aniche, elle se termine au bout de 8 à 10 jours par une augmentation de salaire de 15 p. 0/0 qui porte de 2 fr. à 2 fr. 30 le prix de base de la journée des mineurs.
Un règlement est établi pour la caisse de secours.
L'extraction et la vente vont augmentant, le prix de revient est très réduit, mais par contre le prix de vente très bas à cause des frais de transport.
On attend avec impatience l'ouverture du chemin de fer du Nord et en 1847 on ouvre la fosse Fénélon, sur l'aval pendage des couches de la Renaissance et de Saint-Louis.
Les chevaux sont appliqués aux travaux souterrains.
On adopte» et c'en est la première application en France, le
guidage avec longrines en bois et rélévation an jour dans des cages des petits chariots employés au transport.
Une nouvelle grève qui correspond à cet état de prospérité entraîne une augmentation de salaire de 8,7 p. 0/0. On crée une école, un asile, un orphelinat.
Dès 1847 la Compagnie de TEscarpelle découvre la houille, à Touest de la concession d'Àniche, elle rencontre les houilles sèches.
Sur la proposition de M. Vnlliemln, un sondage fait au sud des travaux de TEscarpelle rencontre à 156 mètres les houilles grasses.
C*est en 1852 que Ton ouvre la fosse Gayant; on y monte
Eour la première fois dans le Nord une machine d'extraction orizontale à deux cylindres de grand diamètre 0*^6 et de longue course 2 mètres fournie par Wvmvmat Condroy et Cle, de Dorignies. Que le nom de ces constructeurs soit enregistré. Âniche possède aujourd'hui dix machines d'un type à peu près semblable.
On crée sur le carreau de cette fosse la fabrique d'agglomérés qui marche aujourd'hui pour le compte de MM Behaynln et Cle et produit annuellement 60,000 tonnes.
En 1854 un embranchement relie les fosses de la ràgion d'Aniche à la gare de Somain.
On ouvre la fosse de l'Archevêque.
Sur l'initiative des mines d'Aniche, on augmente de 10 p. 0/0 les salaires dans les houillères du Nord.
La marche prospère est définitivement acquise.
On réalise diverses créations utiles, dont une succursale de la Caisse d'Epargne de Douai.
En 1855, il est demandé à M. Volllemlii, alors ingénieur gérant, vn rapport détaillé sur les moyens de développer l'exploitation, sans se préoccuper de la question des capitaux .
Ce rapport, dont M. Volllemln donne une analyse, explique que la production annuelle de 2,300,000 hectolitres pourrait être portée à 6,600,000 hectolitres, avec une dépense de 2,800,000 fr.
Sur la proposition de M. Lalller, l'un des administrateurs, on commence la réalisation des ressources utiles à l'exécution des travaux projetés. Ces ressources sont amorties par la suite.
En 1859 la fosse Notre-Dame entre en exploitation, on creuse Sainte-Marie et l'on sonde à Dechy.
La vente de charbon, qui jusqu'alors se fïiisait à l'hectolitre, se fait au poids.
La Compagnie d'Aniche réalise un acte de bonne gestion, elle relie les verreries à ses embranchements, et cela à ses frais. Elle opère gratuitement les transports de ces établissements à la gare de Somain et vice versa, tant en marchandises qu'en matières premières (charbons exceptés); leur demandant en compensation des marchés de dix ans pour là fourniture, à ses prix-courants, des 8/4 de leur consommation de charbon. C'est là un débouché important pour la Compagnie.
La création de fours à coke à la fosse Gayant est aussi une opération dont la Compagnie n'a eu qu'à se louer.
L'établissement d'un rivage sur la Scarpe relié à la fosse
Gayant et à celles de Notre-Dame et de Bernicourt apporta une amélioration considérable dans les conditions d'expédition des charbons par la voie d'eau.
Les fosses d'Aniche, étant toutes reliées à Somain, les wagons chargés de houille peuvent arriver directement à Douai et y passer dans les bateaux.
De même les charbons de Gayant et autres fosses successivement ouvertes à Douai, qui conviennent à la verrerie, peuvent arriver en wagon à Aniche.
En 1865 le prix de base de la journée est porté de 2 fr. 75 à 3 fr. Augmentation 9 p. 0/0.
En 1870 l'administration croit prudent, en.présence des événements, de suspendre toute aistribution de dividende et, lorsqu'elle reprend cette distribution, elle ne le fait que dans une proportion réduite.
Toutefois la production et les résultats de cette malheureuse année de 1870 sont relativement satisfaisants, et les mines du Nord échappent aux événements désastreux que l'on avait redoutés.
A la conclusion de la paix, l'exploitation prend une grande activité, les prix de vente s'élèvent successivement pour atteindre des taux inouis.
Le prix des charbons gras à Aniche passe dès lors graduellement de 15 fr. 50, qu'il était en 1871, à 27 fr. en juillet
La même période est marquée par une augmentation de la production, qui passe de 470,000 tonnes à 624,000.
Une grève éclate, l'augmentation des salaires qui en résulte est de 8,33 pour cent ; le prix de la journée servant de base à la fixation de la tâche est porté de 3 fr. à 3 fr. 25 c.
Six mois après, la Compagnie d'Anzin porte le prix de la journée à 3 fr. 50. Cette nouvelle augmentation de 7,70 pour cent, qui du reste était rationnelle, est acceptée par les autres houillères, qui se plaignirent cependant que la Compagnie d'Anzin eût pris une semblable mesure sans juçer à propos de se concerter avec elles, et même de les prévenir de cette augmentation,
M. Javml a dit : que si, depuis le commencement du siècle, les salaires ont triplé, l'effet utile de l'ouvrier a augmenté dans la même proportion, grâce aux améliorations apportées dans l'organisation des travaux. Cela équivaudrait à dire que l'on eût évité bien des grèves, si les autres Compagnies eussent suivi l'exemple de celle d' Aniche, que M. ValUemlii nous montre, en diverses occasions, prenant l'initiative d'une augmentation justifiée; c'eût été en même tenaps acquérir plus d'autorité pour repousser des prétentions inopportunes.
Le creusement de la fosse de Bernicourt, suspendu en 1867, est repris en 1872; l'abondance d'eau est telle que cinq pom-
Ses de 50 centimètres de diamètre et 4 mètres de course; onnant de 10 à 11 coups par minute, sont insuffisantes et qu'on doit recourir au système Kind-Chaudron.
Le creusement de la fosse seul a coûté 950,000 fr., chiffre qui dépasse du triple le creusement des puits ordinaires. Les travaux de cette fosse sont reliés aujourd'hui à ceux
de la fosse Garant. Des champs d*exploi talion y sont préparés qui peuvent faire face à une yente importante.
C^est en vue d*exploiter les houilles sèches à longues flammes que la Compagnie ouvre en 1875 deux puits à Roucourt. Ils n'ont aucun succès et rencontrent un terrain houiller bou« leversè.
Mais ces échecs ne sont plus rien pour une Compagnie devenue puissante.
En 1>)73, ladministration résolut de célébrer son anniversaire séculaire :
Dans la délibération prise par les directeurs, il est dit :
Un dividende de 200 tr. par douzième de denier sera adressé à tous les sociétaires, le 8 juin.
Une somme de 100,000 tv. sera répartie à titre de gratification entre tous les employés et ouvriers de rétablissement.
Une somme de 10,000 fr. sera employée en œuvres de bienfaisance.
Il est accordé la valeur d'un denier à M. Valllemiit ingénieur-directeur-gérant, en récompense des services qu'il a rendus à Tentreprise et de son dévouement aux intérêts de la Société depuis 28 ans. C'était justice. Le titre en son nom, que M. ValUemlii trouva sous sa serviette au festin le jour du centenaire, valait alors 300,000 fr.
Ce témoignage unanime de reconnaissance de la Compagnie envers son directeur me dispense de rien ajouter; c'est un jugement qui se passe de commentaiies.
Aujourd'hui, M. Vullleinlii est toujours à la tète de la belle entreprise qu'il a sauvée et personnifiée depuis 1845 , c'est-àdire depuis çrès de quarante-quatre années. Son fils est auprès de lui, prêt a conduire pendant un autre demi-siècle les destinées ae la Compagnie à d'autres conquêtes lorsque M. ValllemlB, fier à bon droit de son œuvre voudra laisser à d'autres le soin de la continuer.
liM deux diviaioiui d'Anielie
L'exploitation des mines d'Aniche compi'end deux divisions :
1. Lune dite de Douai porte sur on gisement de charbon gras bitumineux dont la teneur en matières volatiles varie suivant les couches de 17 à 32 O/o, propre à la fabrication du coke, aux fours de verrerie.àla forge, et aux divers usages habituels des charbons gras ;
2. L'autre dite d'Aniche porte sur un gisement de charbon demi-gras, dont la teneur en matières volatiles varie de 13 à 14 0/0 à courte flamme, ne donnant pas ;de fumée, formant la griffe au foyer, et employé pour le chauffage domestique et sous les générateurs.
Diwision de Douai.
Le gisement de Douai est exploité sur une étendue de 2,500 mètres perpendiculairement à la direction des couches, et de 6.000 mètres dans le sens de la direction.
LES MINES DU NORb 145
Quatre puits sont échelonnés sur la direction de ce gisement. Ce sont en partant de TOuest, près Douai, les puits Gayant» Notre-Dame, Dechy, et Saint-René. Tous quatre sont reliés par des embranchements ferrés au chemin de fer du Nord à la gare de Douai,
Ce gisement de Douai renferme 38 couches de houille exploitables et exploitées par les quatre puits désignés plus haut.
Le charbon de ces 38 couches est comme il a été dit ci-dessus, gras, bitumineux, collant, et très propre à la fabrication du coke. Il tient des proportions de matières variables de 17 O/o à 32 0/0 suivant la position des couches. Celles-ci sont inclinées à 40 degrés en moyenne. Les plus septentrionales, ou les plus anciennes par ordre de superposition, fournissent du charbon à 17 0/0 de matières volatiles ; ce chiffre augmente au fur et à mesure qu'on s'avance vers le Sud, et devient 20, 25,80 et même 32 0/0 dans les couches les plus méridionales ou supérieures . Chaque puits exploite en même temps un certain nombre de couches septentrionales et méridionales et fournit un charbon dont la teneur moyenne en matières volatiles est de 22 à 24 O/o-
L'épaisseur des couches exploitées varie de 0"45 minimum à 1"'20 maximum. Le rendement moyen au mètre carré est de 933 kil. correspondant à une épaisseur moyenne de 0"71.
Oiiri«ioii d'Amielie.
Le gisement d'Aniche comprend 18 couches exploitables de houille demi-grasse, tenant de 13 à 14 0/0 de matières volatiles, brûlant avec flamme assez courte, sans fumée, faisant la grille dans le foyer, et convenant bien au chauffage domestique et à celui des générateurs.
Ce gisement est exploité par trois puits Saint-Louis, TArchevêque et Sainte-Marie, qui ont produit, en 1886,265,000 tonnes, et qui peuvent en produire facilement 800,000 et plus.
Les couches sont suivies sur un développemenii de 6 kilomètres. Leur épaisseur varie de 0™ 40 à 0« 90; fournissant en moyenne 802 kil. au mètre carré ; leur épaisseur moyenne utile est donc de 0» 61. %
FoMse Bemleottrt
Une cinquième fosse de la division de Douai, la fosse Berni-» court, située au nord, a rencontré le faisceau des charbons demi-gras, et exploite ce faisceau.
Le charbon est plus dur que celui du faisceau d'Aniche, et lie tient que 12 0/0 de matières volatiles. Il offre beaucoup d'analogie avec ce que Ton appelle le charbon de Charleroi.
La fosse Bernicoùrt fournit une assez forte proportion de çros et de gaillçtteries, qui sont recherchés pour le chauffage domestique.
ClMiflement de» eliarboiui.
Au sortir du puits les charbons sont versés sur une grille Briart à barreaux espacés de 22 millimètres.
Le refus de cette grille donne :