FORGES ET LAMINOIRS DE L'ESPÉRANCE
Fer ordinaire demi carré e^ dégagé pour chevaux de trait léger;
— carré pour chevaux de luxe ;
— de tramways ;
— aminci au talon pour chevaux de labour;
— à ajusture anglaise ;
— pinçard culture ;
— pinçard omnibus ;
— dégagé ;
— demi-dégagé ;
— poneys, etc., etc.
De sorte que Ton peut évaluer à une vingtaine le nombre de grands types de fer à cheval nécessaires pour satisfaire les exigences de l'industrie. Sans compter que aans chacun de ces types il faut presque toutes les grandeurs.
Ce n'est donc pas exagérer que de dire qu'il y a au moins deux cents modèles dans cette fabrication si spéciale et si intéressante.
Maintenant que Ton est parvenu à fabriquer mécaniquement aussi le clou pour les fers (spécialité que Ton fera vraisemblablement sous peu à Louvroil) on peut dire que la maréchalerie a vécu. La qualité du métal s'est en outre améliorée et la Société de TEspérance, fait en acier les mômes fers à cheval. L'usure est donc moindre, le bon marché plus grand. L'industrie humaine en général y a gagné.
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Un mot d'historique sur les forges de l'Espérance est nécessaire.
L'Usine a été construite en 1858 sur un terrain de 4 hectares et demi par la Société Victor Dumont et C*', au capital de 600,000 francs.
Elle comprenait à cette époque : 9 fours à puddler, 3 fours à réchauffer, 1 train ébaucheur, 1 gros train à fers marchands de 45 centimètres, 1 petit train de 25 centimètres.
En 1882, c'est-à-dire^à Texçiration du contrat de la Société Victor Dnmont et C*«, celle-ci fut transformée en Société anonyme des Forges et Laminoirs do l'Espérance au capital de 1.000.000 de francs.
L'Usine est reliée au chemin de fer de la C* du Nord par un raccordement à grande section et sa proximité des ports do Dunkerque et d'Anvers la met dans une position particulièrement favorable pour l'exportation.
La Société a constamment cherché à tenir ses établissements au niveau des progrès accomplis en métallurgie.
L'Usine s'est agrandie successivement et se compose aujourd'hui de :
1 Train ébaucheur avec 3 trios 50 cent, diamètre.
1 Train marchand de 50 cent, avec 3 trios, coquille et fonderie. 1 Train moyen de 35 cent. |i^^; $• \ ^^ ,.„__
1 petit Train à petits fers de 25 cent. / déJrossitsI^rs 1 petit Train à fers spéciaux de 25 c. ( ^^§r„^;fJno! ^^ 1 Train à feuillards de 25 cent. ) ^ aisance
13 grands Fours doubles à puddler. 6 petits Fours simples à puddler.
10 Fours à réchauffer.
2 Pilons.
6 Pompes pour l'alimentation des chaudières et divers. 1 Moteur spécial avec dynamo pour l'éclairage électrique au moyen de lampes à arc et à incandescence.
La force motrice est de 650 chevaux environ.
L'Usine est munie de 11 Cisailles et de 3 Scies à chaud, d'un Atelier de réparations. Tour à cylindre.
Elle possède, en outre, un Roecling (système anglais) pour la fabrication des fers et aciers polis.
Elle peut produire par mois 2.500 tonnes, soit 30.000 tonnes par an.
En 1876, rUsine a ajouté à son outillage une Fabrique mécanique de Fers à cheval pouvant produire journellement 10.000 fers, soit 3.000 tonnes par an.
Elle possède deux cités ouvrières de quarante maisons établies sur deux hectares de terrain. Depuis un peu plus d'un an, elle a créé un économat pour toutes sortes d'articles de subsistance pour les ouvriers. Les bénéfices résultant de cet économat sont répartis partie aux ouvriers, fin de chaque année, au prorata de leurs acnats, et partie à la fondation d'une Caisse de retraite.
M. Victor Damont et sa Société n'avaient jamais exposé de fers.
A part une Médaille en vermeil, à Compiègne, et en 1878, à Paris, oii elle a eu, pour les mômes produits, une Médaille d'or, décernée par le jury vétérinaire, on peut dire que c'est la première fois que ces industriels intelligents et avisés descendent dans l'arène.
Du reste, la carrière industrielle de M. Victor nniiiont est à elle seule une garantie de compétence. Il est à la tête de l'usine que nous venons de décrire, depuis 1858, époque à laquelle il l'a créée; il est le fondateur, à notre connaissance, de la Société Gustave Dumont et C'*, de Louvroil, des usines Delattre et C'% à Ferrières, réorganisateur de l'usine du Phénix, à Chatelineau, etc, etc.En un mot, c'est un des industriels les plus actifs de notre temps.
Le Conseil d'Administration de la Société qui nous occupe, se compose de MM. Gustave itmiiont, de Maubeuge, président; de MM. CharleHii#nmont,| Charles Derbaix, de Mons, Awgustr» Delattre, de Ferrière-la-Grande, Louis Lambert, de .luinet, et Hector Moneeanx .
En résumé, nos félicitations sincères à l'Administrateur délégué, M. Victor Diimont et à M. Armand Dumont, le repr«sentant de la Société, à Paris, pour les Mkdailles d'Or qu'ils ont obtenues en récompense certainement de leur esprit de progrès.
266 DORÉMIEUX FILS ET €*•
IMLédalUes d'Or
Manufacture de Cables -Chaines
DOREMIEUX Fils et C^