CONSTRUCTEUR-MÉCANICIEN
3, rue de Toul, à Lille (Nord)
M. GoMset-Dobralle dans la classe 48, groupe 6, palais des machines, du côté de Tavenue de La Bourdonnais, expose dans une vitrine très bien agencée un fort lot de lampes de sûreté. Les meilleurs systèmes et les plus en faveur y sont représentés. Nous y remarquons :
La lampe accrochable à base tronc conique.
La lampe à usage domestique.
La lampe Mueseler ordinaire.
La lampe Mueseler à base cylindrique avec cuirasse Marsaut.
La lampe Davy.
La lampe Marsaut.
La lampe Cambessédès à niveau constant.
Nous y voyons aussi les lampes à feu nu avec clou ou avec anse, ces deux modèles en deux grandeurs différentes.
La dernière lampe citée est d'invention récente, elle est due à M. CambessMés professeur à Técole des maîtres mineurs de Douai; elle réalise un progrès considérable au point de vue de rintensité de lumière.
L'augmentation du pouvoir éclairant à égalité d*huile consommée est énorme. Une seule de ces lamj^s éclaire comme quatre lampes Mueseler et consomme moitié moins d'huile que les quatre lampes qu'elle remplace ; d'autre |)art, tandis que dans les lampes ordinaires il est très difficile de faire varier le pouvoir éclairant sans charbonner la mèche et sans enfumer le treillis, on peut, avec cette nouvelle lampe, faire varier à volonté, avec la plus grande facilité et sans aucun inconvénient, la lumière de zéro jusqu'à sept ou huit fois le pouvoir éclairant des lampes ordinaires.
Les causes de cette grande supériorité sont dues :
!• Au double courant d'air et au cône directeur de gaz qui assurent l'afâux rationnel de l'oxygène autour de la flamme et l'enlèvement immédiat des proauits de la combustion.
2^ A réchauffement de l'air qui arrive, en outre, pur du mélange des fumées ou des gaz déjà brûlés au contact de la flamme.
SI
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s* Au niveau invariable de rhuile à qaelques millimètres de la flamme.
à f ea na et mmeraéhMge
Les lampes da même système à feu nu possèdent les mômes supériorités d*éclairage et d'économie d'huile. La seule pièce pouvant nécessiter des réparations est la cheminée en verre qui est d'ailleurs d'un prix modique.
Les lampes d'accrochage du même système éclairent comme huit lampes ordinaires.
Les lampes de sûreté exposées sont en fer étamé, en cuivre ou nickelées. Toutes sont pourvues de fermetures, soit auto matiques à clef, ou à double fermeture.
La double fermeture est composée de celle automatique et de celle à clef et empêche d'une manière absolue l'ouverture de la lampe.
Les lampes renferment de 115 à 180 grammes d'huile qu'elles brûlent en quatorze et vingt-deux heures suivant leur capacité. Elles brûlent constamment pendant les six à sept premières heures avec une lumière égale. Pendant la seconde période il faut remonter la mèche d'un millimètre.
Il est indisj^ensable pour obtenir ces résultats de se servir de bonne huile de colza épurée et de n'employer que les mèches cirées dans l'usine.
Fermeture automatique. — Cette fermeture se compose d'un cliquet terminé par une broche venant s'encliqueter dans les encoches de la cage, lorsque la mèche est remontée ou allumée. Ce cliquet ainsi élevé empêche le dévissage de la dite cage.
Pour ouvrir la lampe, il faut baisser la mèche en tournant de gauche à droite le bouton molleté se trouvant sous la lampe ; la mèche descend entraînée par le x>orte-mèche dont l'écrou est placé sur la vis. Cet écrou entraine de même le talon du cliquet, et de cette manière l'extrémité descend éffalement. La mèche s'immergeant dans le bain d'huile s'éteint. La lampe peut alors être dévissée à cause de la descente. Ce qui ramène à dire que pour ouvrir une lampe à fermeture automatique il faut tétexndre préalable" ment.
Le culot ou godet se trouvant à la partie inférieure du réservoir force la mèche à s'y tasser pendant toute la dorée de la combustion. Lorsque la mèche par suite de son usure abandonne le godet, ce dernier n'est plus rempli que d*uae certaine hauteur de liquide combustible toujours épaissi, et hors d'usage.
Cette disposition permetd'utiliser jusqu'à la demi ère goutte l'huile contenue dans la partie cylindrique.
Les mèches à employer dans les lampes sont enduites d'une composition spéciale qui empêche la formation des champignons charbonneux. Il en résulte qu'il est inutile de moucher la mèche, ce qui ôte encore à l'ouvrier un prétexte pour ouvrir sa lampe.
COSSET-DUBRULLE FILS 323
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L'établissement actuel a été fondé en 18dÔ par M. Oabralle qai Ta dirigé depuis cette date jusqu'en 1861, exploitant dans ce laps de temps 18 brevets dont il était Fauteur.
Les récompenses obtenues par M. Dubrulle sont les suivantes: Paris 1844-1849-1855.
Lille, Société des Sciences, d'Agriculture et des Arts 1854.
Pendant cette période, l'établissement avait produit, en 2G années, '767,9'ï8 lampes.
De 1861 à 1885, rétablissement est administré par M. CosseC- Dubralle qui, à son tour, a exploité 11 brevets nouveaux.
Les récompenses obtenues par ce dernier sont :
Paris 1865-186'7. En 1878 médaille argent grand module.
Amsterdam 1869. En 1883 médaille argent grand module.
Philadelphie 1876. Bruxelles 1876. Vienne 1873. Altona 1869. Sidney 1879. Société industrielle du Nord 1877-1881. Académie nationale et manufacture de Paris.
Les lampes fabriquées de 1861 à 1885 s'élèvent à 845,232.
Depuis 1885, l'établissement est entre des mains de M. Cîosset-Dubrulle fils, qui le dirige actuellement.
Les ateliers tels qu'ils sont aménagés et outillés, peuvent doubler la production.
Trente-deux ouvriers spécialement rompus à cette fabrication forment l'élément intérieur de l'usine. Quinze autres sont employés au dehors pour la confection des toiles métalliques pour le cirage et l'empaquetage des mèches.
Les lampes de sure^ sont fournies aux diverses houillères de France, Belgique, Allemagne, etc , ainsi qu'aux paquebots et  la marine pour les soutes à charbon, les pompiers, les distilleries, les magasins et entrepôts où l'on manie des matières inflammables et explosibles, gaz d'éclairage. Les veilleurs de nuit dans les filatures et tissage, s'en servent également pour leur ronde.
Toute lampe, avant d'être livrée, subit répreuve de la cloche à gaz et doit pour être iugée bonne de sûreté, résister à un courant de gaz de 2'°,50 a 3 mètres de vitesse par seconde.
Pour les toiles métalliques, après leur confection et à leur réception, elles passent entre les mains de quatre vérificateurs qui ne sont employés qu'à ce genre de travail.
La sécurité aux essais a été complète. La sensibilité par rallongement de la fiammo est supérieure à celle des lampes ordinaires ; par l'examen de l'auréole, elle leur est comparable. Son extinction est très facile et sa clarté reste invariable
Sendant toute la durée de la combustion, jusqu'à l'épuisement e la dernière goutte d'huile.
En résumé on peut dire de M. Cosset-Dabralle, que rien de ce qui est lampe de sûreté ne lui est étranger ; il le montre bien dans sa très complète exposition oui, si elle n'ajoute rien à sa réputation universellement établie, la maintient et la propage encore.